728/31 juillet 1916: visite choquante sur le front de la Somme

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Le maire de Reims écrit au sous-préfet

La ville est pourtant loin d’être entièrement détruite. Ainsi, dans une lettre expédiée au sous-préfet le 31 juillet 1916, le maire indique que si un tiers des 13 000 constructions de la ville est gravement touché (dont 800 immeubles détruits en totalité), un tiers l’est légèrement et un tiers est intact. Avec le temps, une certaine accoutumance des Rémois aux bombardements se développe. Ils apprennent à distinguer les obus qui « tombent loin » de ceux qui menacent directement. Une certaine fierté se développe même chez ceux demeurés dans leur ville, particulièrement face aux visiteurs, français ou étrangers, souvent terrorisés au moindre bruit d’obus et pressés de repartir vers des zones moins dangereuses.

http://www.reims.fr/835/10-les-bombardements.htm

Préférez-vous les bouffardes brunes ou blondes?

Les soldats de la Grande Guerre réclament des bouffardes. La bouffarde est l’appellation familière de la pipe utilisée par les poilus dans les tranchées. Le Figaro du 31 juillet 1916 précise que toutes femmes sont à la recherche de bouffarde.

«Depuis deux ans, la pipe ressuscite et sort des tranchées où se sont terrés nos héros.

Dès le début, que réclament-ils? Des douceurs? Non, Une bouffarde. Cet objet si désiré, ils le demandent à leurs parents, à leurs amis, aux marraines inconnues[…]. Y en a des brunes, y en a des blondes. Y en a pour tous les goûts.

Et pour mieux les présenter, on a recours à toutes les séductions de l’étalage. Rangées avec art, les bonnes bouffardes sont ornées de rubans ainsi que l’on fait d’un bijou[…]. Le choix est difficile.

Il y a la bouffarde pratique droite ou recourbée, il y a une escouade de bouffardes fantaisistes au milieu de laquelle surgissent des têtes de poilus, celles de célébrités, le Voltaire de Houdon n’est pas oublié.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/31/26002-20140731ARTFIG00109-31-juillet-1916-preferez-vous-les-bouffardes-brunes-ou-blondes.php

 Situation sur le front de Verdun au 31 juillet par Eernets Olivié prêtre brancardier

1916-07-16-Convoi-autobus-pr-Verdun-grave-1

A 5 h 30, Sainte Messe à l’église. A 8 h en route sur les camions-autos, au milieu d’un nuage de poussière. Nous quittons Rembercourt-aux-Pots qui ne peut que nous donner d’excellents souvenirs et d’amers regrets.
On roule jusque vers 13 h. Puis sous un soleil de plomb nous débarquons à Blercourt puis, en avant, on marche bien pendant une grosse heure et demi pour trouver dans les bois épais un coin où nous allons passer l’après-midi à nous reposer jusqu’à 5 h du soir. Ainsi fut fait.

VERDUN

A 20 h sac au dos et en avant, marche très longue en suivant un itinéraire défilé ; vers 21 h on arrive à Verdun.

La suite sur http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/verdun—froideterre.html

Visite choquante sur le front de la Somme

AWM_EZ0099-706

La nuit du 31 juillet, le lieutenant John Raws du 23e Bataillon d’infanterie australienne mena ses hommes dans le No Man’s Land. Des fusées éclairantes allemandes illuminaient le ciel nocturne, mais les hommes creusaient sans relâche, dans une atmosphère décrite par Raws comme un « ouragan d’obus explosifs » qui déchirait la terre autour d’eux et les enterrait vivants. Raws fut plusieurs fois renversé et deux fois enterré avec les morts et les mourants. Il poussa ses hommes jusqu’à la limite de leur endurance et à l’aube refusa de partir, même lorsqu’il en reçut l’ordre d’un autre officier. « La tranchée n’était pas finie, écrit-il, et je pris la difficile décision d’insister auprès des hommes pour qu’ils restent en leur disant que tout homme qui cesserait de creuser serait abattu ». Sur le retour, Raws porta le seul homme blessé qui n’avait pas été enseveli : « Le trajet fut terrible. L’homme était délirant. J’attachai une de ses jambes à sa besace avec l’une de mes bandes molletières. » Raws passa alors deux heures de plus sous les tirs d’obus à chercher d’autres blessés. Le soir du 4 août 1916, alors qu’il faisait encore jour, la deuxième Division australienne prit l’arête, et avec elle le moulin en ruine.

Le 31 juillet 1916, Bean se rendit sur le front et ce qu’il vit le choqua profondément. « Partout gisaient des corps noircis, entiers ou déchirés, sans vie depuis des jours ». Le 28 août, Bean emmena Ernest Brook, photographe britannique officiel, derrière Pozières où avaient été creusées toutes ces tranchées. Les clichés pris par Brooks se trouvent aujourd’hui dans le Mémorial australien de la guerre. Bien plus tard, en mai 1917, Bean traversa le champ de bataille déserté en compagnie du poète et journaliste anglais John Masefield qui trouva et donna à Bean un ancien panneau de tranchée australienne indiquant la Route centrale (Centre Way), l’une des principales tranchées de communication creusées durant l’offensive du 4 août 1916. Ce fut le premier objet français que recueillit Bean et qui devait faire partie d’une collection destinée plus tard au Mémorial australien de la guerre.

La suite sur http://www.ww1westernfront.gov.au/french/pozieres-windmill/on-this-spot-the-windmill-pozieres.php

(Aviation) première victoire de Raoul Gervais LUFBERY

Lufbery

A partir de mai 1916, il rejoint l’escadrille La Fayette, tout juste créée. C’est au sein de cette escadrille, dont l’emblème est une tête de Sioux, qu’il combat sur tous les fronts de la Somme à Verdun, participant à toutes les grandes batailles de l’armée française et abattant son premier avion le 31 juillet 1916 dans le ciel d’Étain, premier succès d’une longue liste qui fera de lui un as et le pilote le plus remarquable de cette formation. Après l’entrée en guerre des États-Unis en 1917, Raoul Lufbery, est promu major, il devient directeur technique d’un escadron chargé de l’instruction des jeunes pilotes, mais il ne peut s’empêcher de voler

La suite sur http://www.musee-jean-de-la-fontaine.fr/UserFiles/File/DOSSIER%20DE%20PRESSE%20QUENTIN%20ROOSEVELT.pdf

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s