733/journal de la grande guerre du 5 août 1916

Journal de la grande guerre du 5 août à travers le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, la bataille s’est poursuivie sur le front Thiaumont-Fleury que les Allemands ont attaqué avec un acharnement extrême. Plusieurs contre-attaques à gros effectifs, prononcées sur nos positions aux abords de l’ouvrage de Thiaumont ont été repoussées avec de grosses pertes pour l’adversaire. Nos troupes, au cours de la lutte, sont même parvenues à enlever l’ouvrage, que nous avons ensuite évacué sous la puissance du bombardement, en ramenant 80 prisonniers faits par nous.
Dans la région de Fleury, les combats n’ont pas été moins violents; les Allemands ont multiplié des contre-attaques sur le village Chauvre, précédées d’une intense préparation d’artillerie. Après plusieurs tentatives infructueuses, ils ont pris pied dans la partie sud de Fleury où le combat continue très vif. Tous les efforts pour nous déloger de la station de Fleury, située au sud-est, se sont brisés contre notre résistance.
L’ennemi a attaqué également nos nouvelles positions à l’est de Vacherauville et n’a réussi qu’à subir de lourdes pertes.
Une attaque allemande, enfin, a été dispersée dans les Vosges, à la Chapelotte.
Les Russes ont livré de violents combats sur le Stokhod. Ils ont progressé en Arménie.
Sur le front anglais, le combat d’artillerie est violent autour d’Armentières.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

L’ouvrage de Thiaumont bombardé

thiaumont-plan

4 août
Dès l’aube, les troupes ennemies s’élancent sur le 96e R.I. En certains points, il doit reculer. Cependant, les débris des 5e, 6e, 7e et 11e compagnies parviennent à conserver l’ouvrage et son saillant.
Au soir, la trentaine d’hommes qui composent ces éléments est relevée et laisse les ruines de l’ouvrage au 81e R.I.

5 août.-Le bombardement est violent sur l’ouvrage. De nombreux blessés s’y entassent, espérant trouver un abri.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/fortifications-thiaumont.htm

Un site à voir avec ici une image de l’entonnoir de Berry-au-Bac

Entonnoir de Berry au bac (aisne)
Entonnoir de Berry au bac (aisne)

http://bleuhorizon3.canalblog.com

Lettres de Bernard de Montardy du 174 ème RI

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…Bernard est bien toujours le même, avec cette différence toute à son avantage d’etre notablement plus grand, plus fort, plus développé physiquement et moralement. Son teint s’est foncé, un brin de moustache lui est venu, son regard est plus ferme, plus assuré, sans cesser d’être clair et limpide. C’est tout ce qu’il a gardé de l’enfant qu’il était avant guerre. Maintenant il donne l’impression d’etre un vrai soldat, solide, énergique, bien trempé… En causant avec ce brave enfant, j’ai été très profondément touché de son esprit de sacrifice, de son courage simple et modeste que les épreuves, les dangers et les fatigues de la guerre n’ont pas ébranlé. Il fait tout ce qu’il peut du mieux qu’il peut, sans chercher d’autre récompense que le témoignage de sa conscience, sans même se douter de ce que son endurance a d’admirable.

Le 5 août 1916, Bernard écrit:

Nous montons ce soir, soyer sûre que votre fils fera son devoir jusqu’au bout… Je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour moi jusqu’à ce jour.

Le 14 août 1916: Vous avez pu voir, par le communiqué d’hier, que nous ne restons pas inactifs.

http://videlaine.canalblog.com/archives/2008/12/09/11681148.html

Mort du compositeur anglais Georges Butterworth

Unknown

Quelques mois plus tard, le 5 août 1916, le compositeur anglais Georges Butterworth (1885-1916) fut tué à Pozières, pendant la très sanglante « bataille de la Somme ». Il laissa une oeuvre succincte, mais précieuse, et surtout très prometteuse. Son compatriote Ernest Farrar (1885-1918), compositeur de quelques oeuvres orchestrales pastorales, quelques belles chansons et quelques pièces de musique d’orgue, ne fut envoyé au front qu’en l’été 1918. Il sera tué quelques jours à peine après son arrivée. Le compositeur wallon Georges Antoine (1892-1918) a miraculeusement survécu les premiers mois dans les tranchées de l’Yser, mais il tomba si gravement malade qu’il fut renvoyé de l’armée. Dans des conditions de vie misérables, il composa en France quelques oeuvres très intéressantes, – dont un quatuor pour piano loué par Vincent d’Indy. Malgré sa santé fléchissante, il rejoignit les troupes pendant l’été 1918, mais, deux jours après l’Armistice, il succomba à la suite de la fièvre, alors qu’il nourrissait le rêve de participer à ce fameux concours de composition appelé le Prix de Rome…

http://www.andredevaere.net/Francais/oeuvre/historische-duiding/

La censure dans les journaux lyonnais en 1916

Dans une première partie, il est question d’établir un descriptif des deux journaux analysés, Le Progrès et Le Salut Public.

Ensuite, description de  l’organisation de la propagande et de la censure en 1916 avant de centrer l’analyse de ces deux concepts sur Le Progrès et Le Salut Public.

http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/66036-censure-et-propagande-du-progres-et-du-salut-public-en-1916.pdf

 

 

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