(Livre) Mers-les-bains: L’espionnage et les dérives de la Grande Guerre

Sur le site du Courrier picard par Florence Merlen

Le nouveau livre de Jean-Claude Flament s’inscrit dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre avec un sujet polémique : l’espionnage.

Jean-Claude Flament, Mersois d’origine et passionné d’histoire, continue de fouiller les archives de la Grande Guerre. Après de nombreux livres sur «  les fusillés pour l’exemple  », il s’attaque aujourd’hui à l’espionnage et ses dérives. Guerre 14-18. Vrais espions ou victimes de l’espionnite ? ouvre 26 dossiers. Parmi les protagonistes, des Picards. Complices avec l’ennemi ou victimes de fausses rumeurs, ils ont subi le même sort, la peine de mort. L’auteur dénonce ici une justice militaire qui, disposant des pleins pouvoirs, entre dans une sorte de paranoïa. Jugé le matin, tué l’après-midi. La guerre 14-18 a aussi été une guerre de délation. Des familles sans histoire ont été détruites, tuées ou emportées au bagne. Le livre revient sur ces parcours souvent édifiants.

Comment avez-vous enquêté pour retracer ces histoires ?

Je suis allé aux Archives militaires à Vincennes et j’ai consulté les archives en ligne. Je fais partie de la Ligue des droits de l’Homme et du comité de Picardie, nous avons un fichier de 650 cas de fusillés. Nous les examinons avec les ligueurs du Crotoy. Et dans cette liste, nous sommes tombés sur des cas d’espionnage. Les histoires du livre sont celles qui se sont présentées au fil des recherches. Je ne porte aucun jugement, j’expose des faits.

On pouvait être accusé d’espionnage pour des broutilles. Les preuves pour invalider le jugement avaient peu de poids. L’époque cherchait à tout prix des exemples ?

La justice militaire n’avait pas le temps de traiter les dossiers. Et plutôt que de laisser un supposé espion dans la nature, on préférait le fusiller tout de suite. Parfois sur le champ. Et tant pis si la personne était innocente. Il ne fallait pas que la population s’imagine pouvoir sympathiser avec l’ennemi. Les étrangers qui travaillaient en France avec des noms à consonance alsacienne étaient vite suspectés. On voyait des espions partout. Il était courant de dire « les murs ont des oreilles ».

La suite sur http://www.courrier-picard.fr/region/mers-les-bains-l-espionnage-et-les-derives-de-la-grande-guerre-ia176b0n824195

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