741/Journal de la grande guerre: 13 août 1916

Journal du dimanche 13 août à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, une brillante attague de notre infanterie a parfaitement réussi. Plusieurs tranchées allemandes ont été prises par nos troupes, qui ont établi leurs nouvelles lignes sur la croupe située au sud de Maurepas et le long de la route qui va de ce village à Hem.
Au nord du bois de Hem, une carrière puissamment fortifiée par l’ennemi et deux petits bois sont tombés en notre pouvoir. Nous avons fait 150 prisonniers et pris 10 mitrailleuses.
Sur le front de Verdun, bombardement de la région de Chattancourt et du secteur Thiaumont-Fleury.
Un avion ennemi a été abattu en flammes dans nos nos lignes au sud de Douaumont par un pilote de l’escadrille américaine.
Les Russes ont enfoncé l’armée du général von Bothmer. Sur la rive droite du Sereth, ils ont capturé 104 officiers et 4872 soldats; dans la partie sud de Monasteritza, ils ont pris 2500 hommes, dont un colonel; sur la Zlota-Lipa, leur butin a été de 1000 hommes.
L’armée italienne a progressé largement sur le Carso, à l’est de Monfalcone, sur le plateau de Doberdo et à l’est de Gorizia.
Les Anglais se sont avancés au nord de Bazentin-le-Petit ; ils ont ensuite rejeté toutes les contre-attaques ennemies; ils ont progressé également au nord-ouest de Pozières.

L’éphéméride complet sur le site http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

Bombardement de Nancy

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http://www.notrefamille.com/cartes-postales-1900/meurthe-et-moselle-54/nancy-54000-71379/obus-de-380-bombardement-de-nancy-13-aout-1916-353250.html

Hommage d’Antonio Gramsci à Jaurès

Avanti, 13 août 1916

« L’homme qu’un criminel enleva à la vie, à la lutte, est toujours vivant dans notre conscience. Car il fut vraiment un martyr, au sens propre du terme, c’est-à-dire le témoin d’une foi, une voix qui s’était fait chair.

Sa commémoration, donc, n’est pas un rite académique où l’on veut glorifier un homme et créer une idole. C’est une affirmation de vie, c’est la glorification d’une idée. Alors que le monde entier est envahi par une vague de haine qui veut entraîner peuples et races, nous célébrons en Jean Jaurès la bonté sans frontières, l’humanité qui de l’attribut – homme trouve une raison pour une idée.

Alors que le monde est devenu une tombe obscure où revivent les images terribles d’une époque lointaine, les monstres antédiluviens de l’esclavage, de l’obligation au travail forcé, de l’exportation des masses humaines traitées comme des troupeaux de brutes et immolées froidement sur l’autel sanglant de la guerre, nous célébrons en Jaurès l’aspiration à une liberté individuelle sans frontières.

En tuant Jaurès, l’idée nationale a été logique jusqu’à l’absurde ».

http://régénération-citoyenne.fr/wp-content/uploads/2014/07/Régénération-Citoyenne-Hommage-Gramsci-Jaurès.pdf

Sauver le Mont Saint-Michel en guerre

mont_saint_michelEmblème de la culture, de la tradition et du raffinement, le patrimoine est un réel enjeu pendant la Première Guerre mondiale. Les destructions du beffroi d’Arras et de la halle aux blés d’Ypres ou encore l’incendie de la cathédrale de Reims sont non seulement des évènements qui marquent les contemporains mais qui, de surcroît, sont exploités par les belligérants pour attester la barbarie de l’ennemie. D’une certaine manière, la Grande Guerre devient alors le combat de la Culture, élégante, délicate et recherchée, contre la Kultur, faite de brutalité, de destructions et, pour tout dire, de sauvagerie.

Le Mont Saint-Michel n’échappe pas à cette réalité et on ne peut, à cet égard, comprendre l’article que publie L’Ouest-Eclair dans son édition du 13 août 1916 si on n’a pas ce contexte présent à l’esprit1. Revenant sur les réunions tenues les jours précédent par la Société des amis du mont Saint-Michel2, le quotidien breton se fait l’écho des vœux de l’association qui « insiste respectueusement mais avec la plus grande énergie près les pouvoirs publics pour qu’ils agissent malgré l’état de guerre dans les plus brefs délais ». Et de préciser que non seulement « tout ajournement des mesures proposées compromettrait leur efficacité » mais que « étant donné la certitude d’une crise de la main d’œuvre consécutive à la guerre, il apparait indispensable de faire exécuter les travaux par la main d’œuvre prisonnière », sous-entendu les Allemands détenus dans les départements de la Manche et de l’Ille-et-Vilaine.

« Pour sauver le Mont Saint-Michel », L’Ouest-Eclair, n°6220, 13 août 1916, p. 2.

 

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