742/journal de la grande guerre: 14 août 1916

Journal du lundi 14 août à travers Le Miroir

Après une série de combats préparatoires, au nord de la Somme, nos troupes sont passées à l’attaque de la troisième position allemande, qui s’étendait depuis l’est d’Hardécourt jusqu’à la Somme, à hauteur de Buscourt. Sur ce front de 6 kilomètres et demi, notre infanterie a enlevé toutes les tranchées et les ouvrages fortement organisés par l’ennemi sur une profondeur de 600 à 1000 mètres.
Nous avons pénétré dans le village de Maurepas, dont la partie sud et le cimetière sont en notre pouvoir. Nous avons porté nos lignes sur les pentes sud de la cote 109 et sur la croupe à l’ouest de Cléry. Dès à présent 1000 prisonniers valides sont dénombrés: nous avons, en outre, capturé 50 mitrailleuses.
Toutes les contre-attaques ennemies ont été brisées.
Sur le Carso, les Italiens ont dépassé le Vallone et occupé Oppachiasella. Ils ont pris 270 hommes et 3 canons.
Autour de Goritz, les Autrichiens, renforcés, résistent à l’est de la ville en se servant de leur grosse artillerie. Les alpins italiens ont conquis une nouvelle position sur la Tofana, dans les Dolomites.
Les aviateurs anglais ont bombardé les hangars de zeppelins de Bruxelles, les voies ferrées de Mons et de Namur, les gares de Busigny et de Courtray.
Les Russes sont entrés dans Stanislau et ont progressé sur le Sereth. Du 5 au 10, ils ont fait 13000 prisonniers dans ce secteur, la seule journée du 10 en ayant donné 5000. Près de Monasteritza, leur butin a été de 2500 hommes; il a été de 1000 sur la Zlota-Lipa.


http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

De nombreuses reconversions sont proposées aux mutilés de guerre

Deux ans après le début de la guerre, plus de cent écoles de mutilés de guerre accueillent des soldats blessés. Là ils se forment et répondent aux besoins des industries locales: jardiniers, diamantaires, pipiers ou vanniers. Le Figaro du 15 août 1916 s’en réjouit.

«Il ne semble pas que nous soyons, à Paris, suffisamment attentifs aux progrès réalisés depuis quelque temps, dans le domaine de la rééducation professionnelle, par la province[…].

Nous sommes au courant de ce qui se fait à Lyon, à Bordeaux, à Bourges, à Montpellier, à Saint-Etienne, à Bayonne, où sont ouvertes des écoles de deux cents blessés[…]. Le 14 août 1916 encore, M. Justin Godart inaugurait à l’Ecole d’horlogerie de Cluses une “section” où quarante-cinq blessés apprennent, à cette heure, le métier d’horloger[…].
Nous comptons en ce moment, en France, plus de cent écoles de mutilés de la guerre![…] Plus de cent écoles! C’est un admirable résultat. Un grand nombre sont ouvertes à l’apprentissage de plusieurs industries et du commerce; d’autres à celui des professions agricoles. Dans quelques-unes (comme celle de Cluses), un seul métier est enseigné, celui dont, l’apprentissage intéresse l’industrie du pays.
C’est ainsi que l’école d’Oyonnax, dans l’Ain, forme des ouvriers en celluloïd; celles de Saint-Claude, des diamantaires et des pipiers; celle des Fayl-Billot, dans la Haute-Marne, des vanniers; celle de Versailles, des jardiniers[…].

La suite sur le site du Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00100-14-aout-1916-de-nombreuses-reconversions-sont-proposees-aux-mutiles-de-guerre.php

Les cimetières parisiens demeurent intransigeants

Un arrêté du préfet de la Seine choque Le Figaro du 22 août 1916. Il prévoit la reprise des concessions des cimetières parisiens dont le renouvellement n’a pas été payé.

«Un arrêté du préfet de la Seine, en date du 14 août 1916, informe le public qu’il sera procédé, dans les divers cimetières parisiens, à partir du 1er janvier 1917, à la “reprise” des terrains dont la concession expire fin décembre 1916, si le prix du renouvellement n’a pas été versé à cette date.

Il en sera de même pour les cases du columbarium municipal. Voilà un arrêté bien cruel… Il est intervenu sans doute automatiquement, comme tous les ans à pareille époque.
Mais a-t-on songé qu’il y a parmi ces mauvais payeurs, des mobilisés sans autres ressources que leur maigre prêt, des veuves, des mères que la mort du mari, du fils, tués au champ d’honneur, a laissées dans le dénuement? Ne leur donnera-t-on pas le temps d’amasser, après la guerre, la somme due à la Ville de Paris?
On a imposé aux propriétaires l’obligation d’accorder des délais à leurs locataires; on a autorisé les commerçants à retarder leurs paiements; le Mont-de-Piété s’est interdit, de lui-même, la vente des gages qu’il possède.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00119-14-aout-1916-les-cimetieres-parisiens-demeurent-intransigeants.php

Le pâtissier de l’avenue de la Grande-Armée est un poète

Le libellé des étiquettes des gâteaux du patissier de l’avenue de la Grande-Armée enchante Le Figaro du 14 août 1916.

«Qui donc disait que Ragueneau était mort? Il revit, en tout cas, avenue de la Grande-Armée, et, à défaut des tartelettes amandines, débite des pains de Gênes, sous le pavillon de la poésie.

Pavillon est bien le mot, car en chacun des gâteaux de sa devanture est piqué un petit drapeau aux couleurs alliées qui porte à sa hampe une pancarte ou l’art du pâtissier est célébré dans le langage des dieux.
“Je suis plaisant à l’œil, agréable au palais Qui me goûte une fois m’adore pour jamais!” proclame un chou à la crème; tandis qu’un puits d’amour déclare: “Ma bonté fait ma gloire, Je marche à la victoire[…]; une tarte aux fruits insinue “II ne suffit pas de me regarder, il faut me goûter”.

La suite sur

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00073-14-aout-1916-le-patissier-de-l-avenue-de-la-grande-armee-est-un-poete.php

Dissolution du 406 ème régiment d’infanterie

Par décision du G.Q.G n° 11029 en date du 14 août 1916, le régiment est dissous. Sans avoir combattu (au sein du régiment) la majeure partie de l’encadrement et des hommes de troupe rejoindront les 24e et 205e R.I.

https://fr.wikipedia.org/wiki/406e_régiment_d%27infanterie

Le 54 ème colonial dans les Balkans

Après six mois occupés aux travaux de mise en état de défense du camp retranché à Salonique, le 54e Colonial prend part à l’attaque lancée le 14 août 1916 contre les Bulgares à La Tortue.
Les pertes en trois semaines sont importantes : 8 tués, 338 blessés et 75 disparus. Une citation à l’ordre du régiment récompense la brillante tenue du 1er Bataillon dans cette affaire.
Une première citation à l’ordre de la 17e DI vient d’autre part à ce même moment sanctionner la très belle conduite au feu du régiment depuis le début de la campagne.

http://www.troupesdemarine.org/traditions/unites/fch/un000043.htm

Aviation: nouvelle citation pour l’aviateur Nungesser

Citation à l’ordre de l’armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l’escadrille N 124, en date du 14 août 1916 : « N’a pas attendu d’être guéri d’une nouvelle blessure pour reprendre sa place en escadrille. A recommencé à se dépenser sans compter, volant jusqu’à huit heures par jour. A abattu, le 21 juillet, son dixième avion ennemi. »

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/As_Charles_Nungesser.htm

Luxembourg: une loi pour combattre le phylloxéra

Loi du 14 août 1916 portant modification de l’art. 10 de la loi du 12 mai 1905 concernant les mesures à prendre contre l’invasion et la propagation du phylloxéra.

http://memab.legitech.lu/memab/bridge2server?action=getPDFFromDoc&refpub=1916A0796A

 

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