743/Mutinerie des soldats russes à Marseille: 15 août 1916

Journal du mardi 15 août 1916 à travers Le Miroir

Nos troupes se sont consolidées sur le terrain conquis au nord de la Somme. Une contre-attaque allemande venue de Combles et dirigée sur l’église et le cimetière de Maurepas, que nous occupons, a été arrêtée par nos feux de mitrailleuses, qui ont infligé de fortes pertes à l’ennemi. 80 prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons légèrement progressé au sud-est de Fleury. L’ennemi a tenté, dans la même région, quelques petites attaques aisément repoussées.
Nos escadrilles de bombardement ont jeté 120 obus de gros calibre sur la gare de Metz-Sablons, les ateliers du chemin de fer, et les casernes de Metz.
Les Russes ont fait tomber le dernier secteur du rempart puissamment fortifié que l’ennemi avait créé depuis le Pripet, jusqu’à la frontière roumaine.
Les troupes des généraux Tcherbatchef et Sakharof se sont emparées de plusieurs villages organisés et de toute la ligne de la Strypa. Le général Letchitsky a occupé la ville de Nadvosigar et franchi la rivière Bistriza.
Les Anglais ont repoussé une attaque à la grenade au sud-ouest de Guillemont. Ils ont dispersé des concentrations ennemies au nord de Pozières.
Les troupes italiennes ont remporté de nouveaux succès sur l’Isonzo inférieur. Elles ont progressé au delà du Vallone et fait 1565 prisonniers sur la hauteur du Nadligem, et 533 autres à l’est de Gorizia.
Des avions autrichiens ont bombardé Gradin-Compulto.

Création du premier centre d’instruction de chars de combat

  • Le 15 août 1916, le premier centre d’instruction des chars d’assaut français, le « Troud’Enfer », ouvre à Marly.

Pour ou contre le changement de date de la fête nationale?

15 août, 14 juillet ou date de la prochaine victoire, Le Figaro du 15 août 1916 se demande quel doit être le jour de célébration de la fête nationale.

«Le 15 août 1914. C’est l’Assomption c’est la Sainte Marie, ce fut la fête de l’Empereur. Et c’est encore la fête de beaucoup de femmes et des neuf-dixièmes des Bretons mâles qui ont, presque tous, parmi leurs prénoms, celui de Marie. Et c’est aussi, conséquemment, une bonne journée pour les marchandes de fleurs. Le 14 août 1916, on vendait couramment une rose, une seule rose, soixante centimes, douze sous!
Le 15 août, sous le second Empire, était donc la fête nationale, officielle tout au moins. Depuis, c’est le 14 juillet qui avait acquis le privilège des pavoisements, illuminations et feux d’artifice. Quelle sera la future grande fête du pays de France? Car il est bien certain qu’après cette guerre, conflit suprême de l’humanité avec la barbarie, une date s’imposera, la date où sera inscrite la victoire définitive, date qui n’est pas née encore et qui pourtant existe déjà, mystérieuse, dans l’avenir des calendriers.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/15/26002-20140815ARTFIG00099-15-aout-1916-pour-ou-contre-le-changement-de-date-de-la-fete-nationale.php

Vers une seconde avenue de Verdun à Paris

Le nom des rues est un sujet récurrent dans les colonnes du Figaro. Le 16 août 1916 le journal se demande s’il est bien opportun de renommer l’avenue de Neuilly en avenue de Verdun.

«Il est question, on le sait, de donner à l’avenue de Neuilly le nom d’avenue de Verdun. Ce serait bien.

Mais sait-on qu’il existe déjà à Paris une voie qui porte le nom glorieux de la cité pour laquelle se livrent tant de furieux assauts?

Elle est bien modeste, par exemple. C’est un passage de quarante-cinq mètres de long, situé à La Villette, dans la rue de Thionville. Mais l’objection est de celles qu’on peut résoudre sans difficulté.» écrit Le Figaro du 15 août 1916

Puisé sur le site du Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/15/26002-20140815ARTFIG00085-15-aout-1916-vers-une-seconde-avenue-de-verdun-a-paris.php

(Aviation) Jean Jules Henri ROULIER tué au dessus de Treste

roulierEn août 1916, affecté au Centre d’Aviation Maritime de VENISE, cet Officier sera tué en combat aérien au-dessus de VENISE.

Cité à l’ordre de l’Armée navale à deux reprises : « Pilote hardi et courageux, a réussi au cours d’un vol récent à lancer deux bombes sur un sous-marin ennemi. » – « Pilote aviateur hardi et courageux qui s’est signalé dans de nombreuses opérations. Tué à l’ennemi au cours d’un combat aérien. Déjà cité à l’ordre de l’armée. ».

http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_roulier_jean.htm

Le lieutenant-colonel Russe Krause est retrouvé mort assassiné

La 3ème Brigade n’était pas prévue pour le front occidental. Après quelques incidents et le meurtre, le 15 août 1916, du lieutenant-colonel Krause, commandant un détache­ment de cette brigade, l’état-major a jugé plus prudent qu’elle reste en France et soit envoyée sur le front de Champagne à la place de la 4ème brigade.

Le 15 août 1916, en effet, vers 21h 00, dans l’ancien camp d’Aygaladas, près de Marseille, le lieutenant-colonel Krause est retrouvé mort assassiné. Il aurait été lynché par ses propres hommes. Fin août 1916, sept soldats russes « responsables de cet acte » auraient, pour ce motif, été passés par les armes dans le camp de Mailly..

http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2015/01/3-brigade-russe-speciale-front-de-l-ouest.html

Voir aussi la mutinerie des soldats russes en France

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Cette arrivée de troupe en France ne change rien militairement, mais elle est exploitée de façon outrancière par la propagande gouvernementale, relayée par une presse aux ordres. Les soldats russes servent comme modèle de propagande pour la population. Pour les autorités, la situation va très vite se dégrader, car dès le 15 août 1916 à Marseille le lieutenant-colonel Krause, commandant d’un détachement russe destiné à l’Armée d’orient, est tué par ces hommes. Puis, une première mutinerie de soldat russe, destiné à l’Armée d’Orient, a lieu sur le sol français. Celle-ci est instantanément écrasée et les « meneurs » sont passés par les armes à la fin du mois d’août 1916.

Dans les unités russes du front occidental la situation est calme jusqu’en mars 1917.

http://www.delitdimages.org/mutinerie-soldats-russes-en-france-1917/

Parution dans l’Argonaute du 15 août, l’effet d’un obus par Georges Scott

scott_effetobusAu fond dans la terre fraîche et retournée, cinq cadavres étaient dispersés mais d’une façon si régulière qu’on devinait que l’obus avait éclaté juste au milieu du petit tas d’hommes pour les envoyer un dans chaque direction, de telle sorte qu’ils faisaient, ces pauvres corps, les cinq branches d’une revue macabre. La violence de l’explosion les avaient enfoncés en pleine terre, trois étaient entrés presque complètement dans les parois de la fosse, tassés comme des chiffons. Le bras d’un de ces écrasés sortait tout droit de la glaise, la main était intacte, une bague d’aluminium cerclait encore un doigt.

http://www.dessins1418.fr/wordpress/portfolio/georges-scott-la-breche/

 

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