756/journal de la grande guerre: 28 août 1916

Carnet du rémois Paul Hess

Bombardement assez serré, commencé à 18 heures

Journal du lundi 28 août 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, le mauvais temps persistant gêne les opérations.
Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont dirigé trois attaques successives sur nos positions du bois de Vaux-Chapitre. Arrêté chaque fois par nos tirs, l’ennemi a dû regagner ses tranchées de départ après avoir subi des pertes sensibles.
En Lorraine, plusieurs coups de main ennemis sur nos petits postes entre Arracourt et Embermesnil ont été aisément repoussés.
En forêt d’Apremont, nos grenadiers ont livré des combats assez vifs contre des patrouilles ennemies qu’ils ont dispersées. Les Allemands ont attaqué sur un front de 800 mètres nos tranchées vers la croix Saint-Jean. Ils ont subi un échec complet.
Les Anglais ont réalisé des progrès au nord-ouest de Ginchy. Bombardement ennemi intense près de Longueval. Nos alliés ont fait 59 prisonniers au sud de l’Aisne.
En Macédoine, notre artillerie a dispersé un bataillon bulgare. L’ennemi a renouvelé sans succès ses tentatives contre Vetrenik. Deux monitors et un croiseur anglais ont bombardé les forts de Cavalla, occupés, sauf un, par les Bulgares.
L’Italie a déclaré la guerre à l’Allemagne par l’intermédiaire de la Suisse.

A lire l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout16.html

(Suite) 1.000 ouvriers chinois arrivent en renfort

Des ouvriers venus de Chine ont débarqué à Paris pour travailler dans les usines françaises. Le Figaro du 28 août 1916 précise qu’ils ont été répartis dans plusieurs établissements.

«Un millier d’ouvriers chinois ont débarqué le 27 août 1916, après-midi à la gare de Lyon et ont été dirigés par détachements dans les diverses usines de guerre où ils doivent être employés.» écrit Le Figaro du 28 août 1916.

Sur le site du Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/27/26002-20140827ARTFIG00232-27-aout-1916-1000-ouvriers-chinois-arrivent-en-renfort.php

 Carnet de guerre d’Ernest Jünger

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L’image de ce paysage est inoubliable pour celui qui l’a vu. Il y a peu, cette contrée possédait encore des prairies, des forêts et des champs de blé. Désormais, plus rien à voir, mais strictement plus rien. Littéralement pas un brin d’herbe, pas l’ombre du plus petit brin. Chaque millimètre du sol a été retourné encore et encore, les arbres sont arrachés, déchiquetés et pulvérisés comme sciure. Les maisons rasées par les obus, les pierres broyées en poussière. Les rails du chemin de fer tordus en spirales, les collines déplacées, bref, tout a été transformé en désert.

L’un des plus grands dangers de la bataille de la Somme, c’est de s’égarer. Si le détachement dévie, il est généralement perdu, tant il y a de risques de tomber dans les bras des Anglais par les multiples failles du dispositif, sans même parler des obus qui s’abattent continuellement. Et si l’on tombe entre les mains de l’ennemi, il n’y a aucune pitié à attendre. Chacun sait ici qu’il joue sa peau, et l’acharnement est terrible. A quoi bon, aussi, faire des prisonniers qu’il faudrait ensuite traîner péniblement jusqu’à l’arrière sous le tir de barrage. Et les ennemis blessés sont encore beaucoup plus encombrants.

http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=1826

 

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