785/26 septembre 1916: bataille de la crête de Thiepval (Somme)

Carnets du rémois Paul Hess

Bombardement

Journal de guerre du mardi 26 septembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, la bataille a repris avec violence sur le front franco-britannique. Notre infanterie a attaqué simultanément les positions allemandes entre Combles et Rancourt et les défenses accumulées par l’ennemi depuis ce dernier village jusqu’à la Somme.
Au nord-est de Combles, nous avons porté nos lignes jusqu’aux lisières sud de Frégicourt et conquis tout le terrain puissamment organisé compris entre ce hameau et la cote 140. Le village de Rancourt est également tombé en notre pouvoir.
La prise de Combles par les troupes franco-anglaises restera l'un des épisodes les plus marquants de la bataille de la Somme. Elle a prouvé à l'ennemi que les points les mieux organisés ne constituaient pas pour les Alliés des obstacles infranchissables. Le régiment français qui a enlevé Combles, appartient au 1er corps, composé en grande partie de soldats originaires des régions envahies. Sous les ordres du général Guillaumat, ces braves se sont battus comme des lions dans la joie de se rapprocher peu à peu de leurs pays. Cet instantané fut pris le 26 septembre pendant le combat. Par delà le terrain jonché de cadavres et de débris on aperçoit le village transformé en une redoutable forteresse par les Allemands. Au loin éclatent des obus.
La prise de Combles par les troupes franco-anglaises restera l’un des épisodes les plus marquants de la bataille de la Somme. Elle a prouvé à l’ennemi que les points les mieux organisés ne constituaient pas pour les Alliés des obstacles infranchissables. Le régiment français qui a enlevé Combles, appartient au 1er corps, composé en grande partie de soldats originaires des régions envahies. Sous les ordres du général Guillaumat, ces braves se sont battus comme des lions dans la joie de se rapprocher peu à peu de leurs pays. Cet instantané fut pris le 26 septembre pendant le combat. Par delà le terrain jonché de cadavres et de débris on aperçoit le village transformé en une redoutable forteresse par les Allemands. Au loin éclatent des obus.

A l’est de la route de Béthune, nous avons élargi nos positions sur une profondeur d’un kilomètre, depuis le chemin de Combles jusqu’à Bouchavesnes, pris d’assaut la hauteur au nord-est de ce village et atteint, au sud-est, la cote 130. Plus au sud, nous nous sommes emparés de plusieurs systèmes de tranchées aux abords du canal du Nord. Le chiffre des prisonniers valides déjà dénombrés dépasse 400.
Nos avions ont bombardé les gares de Ham, Hombleux, Manancourt et le terrain d’aviation de Vraignes.
Les Anglais ont progressé sur la rive gauche de la Strouma, au nord du lac Tahinos. Activité de notre artillerie du lac Doiran au Vardar. Dans la région du Brod, les troupes serbes ont abordé la crête frontière au nord de Kruzegrad. Au nord-est de Florina, nous avons enlevé les premières maisons de Petorak. A l’ouest de Florina, les Russes se sont emparés de la cote 916. Puis une contre-attaque bulgare a été repoussée.

Prise de Combles (Somme)

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Le 25 septembre, au petit jour, l’attaque importante se déclencha. Le 1e Corps d’Armée tenait les abords immédiats de Combles du côté

est, les Anglais occupaient les abords ouest.

Ces éléments ne bougèrent pas ce jour-la. Mais, à gauche, les Britanniques attaquèrent et prirent Lesboeufs, en même temps qu’ils abordaient Morval.

A droite, le 32e Corps d’Armée avait mission de s’emparer de Rancourt. Ce n’était plus le général Berthelot qui le commandait; le général Debeney lui avait succédé.

Le 32e Corps d’Armée arrivait du secteur de repos de la forêt de Parroy et de Vého. Il avait quitté le Détachement d’Armée de Lorraine pour être incorporé dans la 6e Armée, que le général Fayolle commandait au nord de la Somme. Il avait pris ses positions le 22 septembre et, trois jours après, il marchait à l’assaut et triomphait aisément d’un ennemi puissamment organisé.

La 42e division (général Deville) attaqua sur Rancourt. La division Fontclare du 1e Corps d’Armée attaqua, à gauche, sur Frégicourt.

Il faisait une claire matinée d’automne quand les chasseurs des 8′ et 16e bataillons et les fantassins des 94e, 151e et 162e régiments d’infanterie s’élancèrent hors des tranchées et marchèrent sur Rancourt.

Le soldat français est ingénieux et malin

Pendant leur temps libre, les soldats fabriquaient toutes sortes d’objets. Le Figaro du 26 septembre 1916 raconte comment les poilus confectionnaient des briquets avec des pièces de monnaie, de la ouate, une pierre et un peu d’essence.

«[…] Les bagues d’aluminium sont déjà légendaires mais que d’autres utilisations qu’on connaît moins, de tout ce qui tombe sous la main! Lampes faites avec des douilles de fusées éclairantes, poêles qui ne sont autre chose que de vieilles lessiveuses retournées, par le fond troué desquelles passe, en guise de tuyau, une gouttière hors d’usage.

Et les briquets. Certains poilus sont arrivés, avec des outils de fortune, à ce petit miracle de bijouterie: ils scient en deux une pièce de deux sous, préférablement une pièce anglaise de deux pence, parce que celle-ci est plus épaisse; martèlent de l’intérieur, les deux rondelles ainsi séparées, de façon à les repousser en bosse; puis ressoudent les deux moitiés. Un peu d’ouate, une goutte d’essence dans l’évidement obtenu; une mèche, une roue et une pierre de ferro-cerium équipés sur un point de la circonférence.

Et voilà un briquet, gros, dans la poche, comme une montre extra plate. Le Français, né malin.» écrit Le Figaro du 26 septembre 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/26/26002-20140926ARTFIG00229-26-septembre-1916-le-soldat-francais-est-ingenieux-et-malin.php

La Bataille de la crête de Thiepval (Somme)

bataille-thiepval-1

http://milguerres.unblog.fr/la-bataille-de-la-crete-de-thiepval/

Voir aussi: http://87dit.canalblog.com/archives/2015/03/14/31703393.html

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/centre-dinterpretation-de-thiepval

Lettres de Xavier Perry  en Lorraine, à Millery

Cher ami,
« Je viens de lire que tu étais à Montalzat encore vendredi et que tu étais des nôtres pour dépiquer. Quand donc y seron nous tous deux ensemble? Tu n’ignores pas que nous sommes changés, où irons nous? Je ne le sais, pas en arrière sûrement. Celui qui nous a gardé jusqu’ici ne nous abandonnera pas. Ton bon ami pour toujours. »
Felix Batut, 26 septembre 1916.

Cher papa,
« Hier et aujourd’hui nous sommes allés vendanger chez Batut et que si aujourd’hui nous finissons de vendanger chez Euphrasie, nous irons vendanger à la Bouriole. »
Marie Perry, 04 octobre 1916.

Chère Marie,
« Ici le temps est revenu à la pluie de nouveau. Aujourd’hui il est tombé de fortes averses et les prairies au bord de la Meurthe sont couvertes d’eau. »
Xavier Perry, 05 octobre 1916.

Chère Marie,
« Tu as reçu le petit colis et la bague te vas bien, j’en suis très satisfait. Felix m’a écrit aujourd’hui, il me dit qu’il pense partir cette semaine en permission. »
Xavier Perry, 13 octobre 1916.

source: http://didierbach.free.fr/pages1418/1418P_19162.html

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