790/1 octobre 1916: la première brigade russe sur le front de Champagne

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du dimanche 1 octobre 1916 à travers le Miroir

Combat d’artillerie au nord de 1a Somme.
Les Anglais ont organisé les positions conquises par eux et repoussé des contre-attaques aux abords de la redoute Stieff.
En Orient, nos avions ont bombardé Prilep et Sofia.
Les Roumains ont reculé au sud de Sibiu et refoulé une tentative de passage du Danube.
Le comité de la défense nationale de Salonique a reconnu le gouvernement provisoire de la Canée.
L’éphéméride complet du mois d’octobre 1916 sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre16.html

La première brigade russe sur le front de Champagne

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Dans la nuit du 8 au 9 septembre1916, un important coup de main est effectué par les Russes au Nord-Ouest d’Aubérive. Les Allemands répliquent vers le 15 septembre 1916.

Les pertes jusqu’au 30 septembre sont de 48 tués et 273 blessés, dont 40 officiers.

Le 15 octobre 1916, la 1ère Brigade laisse la place à la 3ème Brigade Russe Spéciale,

La 1ère Brigade rentre, au camp de Mailly, où elle se repose et commence des exercices tactiques en vue de l’offensive « Nivelle » du printemps 1917.

– 16 -25 octobre 1916 : repos et instruction de la 1ère Brigade Russe Spéciale au camp de Mailly

– 26 novembre- 20 février 1917 : la 1ère Brigade Russe Spéciale tient le secteur de Ludes

Dès le 25 novembre 1916, elle remonte au front pour soutenir la 3ème Brigade dans le même secteur dit de la « Montagne de Reims », des villages de Chigny-les-Roses, Verzy, Verzenay….

(vidéo)à partir du 1 octobre 1916 : « la Charte du permissionnaire »s’applique

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Au début de la guerre, en 1914, il avait été décidé qu’il n’y aurait aucune permission. La guerre devait être courte. Beaucoup pensaient en partant sur le front qu’ils seraient rentrés à Noël. Et puis on avait besoin de tout le monde pour repousser l’envahisseur (…)

Cette nouvelle réglementation qui s’applique autant aux soldats qu’aux officiers accorde 3 permissions par an, à compter du 1er octobre 1916. Ces permissions sont de 7 jours à prendre par période de 4 mois. Mais le système reste inégalitaire et chaotique.

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La suite sur le site de France 3 Bourgogne http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/yonne/thury/histoires-14-18-les-premieres-permissions-719755.html

Carnet de campagne de Jean Roig (octobre1916)

Secteur de Soissons. -Le 1er octobre, l’heure est à nouveau remise à l’heure ancienne, on doit retarder les montres d’une heure. À 6 heures du soir, je suis de garde dans la tranchée. 7 heures et demie, c’est mon tour d’aller au poste des fusées. À 11 heures et demie, on va se coucher, il fait froid, on commençait à battre la semelle des souliers.
Le 2 octobre à 7 heures du matin, je suis de garde. Il fait froid car il est tombé une petite couche de gelée blanche. Mais le soleil fait voir ses rayons lumineux. À 2 heures du soir on est relevé par la 1ière compagnie, on va en réserve, à la même place que l’autre fois, on quitte la tranchée avec la pluie.
Le 3 octobre au matin, le sergent nous réveille pour aller travailler aux Blancs Sablons, près du colonel, après avoir pris le jus. On part, il faut faire deux kilomètres pour s’y rendre. On arrive, on va au poste de la T.S.F. où un poilu viens nous indiquer le travail qu’il faut faire. Cela consiste à creuser une petite tranchée pour enterrer un fil d’un appareil microphone. Le travail n’est pas pénible, avec deux heures on a fini pour toute la journée, mais le plus  » en merdant  » s’est qu’il pleut.
Le 4 octobre, on va au travail, on s’amuse à ramasser des châtaignes dans le bois.
Le 5 octobre, il pleut toujours, on ne va pas travailler. J’en profite pour laver mon linge.
Le 6 octobre, on part au travail car il fait beau.
Le 7 octobre, le ciel est couvert, on reçoit des renforts dans la compagnie divisionnaire ;
Le 8 octobre au matin, on va travailler. Un bruit court que dans peu de jours on sera relevé par le 40ième.
Le 9 octobre, on part au travail, il fait beau.
Le 10 octobre, on va au travail à 1 heure et demie du matin. On va relever en 1ière ligne, la 1ière compagnie. On occupe les mêmes emplacements que la dernière fois. À 3 heures, je suis de garde par punition. À 6 heures du soir, je prends ma garde sous les pommiers où l’on s’amuse à cueillir des pommes au clair de lune.
Le 11 octobre, à 6 heures du matin, je suis de garde dans la tranchée où ce que l’on attend le plus avec impatience, c’est la gnole pour nous réchauffer un peu, car il fait un peu de vent frais du nord. À 10 heures et demie je suis au petit poste, il fait clair de lune et le sergent-major me demande mon adresse pour apporter ma permission au colonel.
Le 12 octobre, le temps est couvert, mais il fait encore assez beau. À 6 heures du soir, je suis de garde au petit poste. La nuit est noire, mais on peut très bien distinguer ce qu’il se passe dans la plaine. Au retour du poste, je vais prendre la garde dans la tranchée où je m’amuse à arranger une nouvelle tranchées en forme de demi-lune avec des sacs à terre.
Le 13 octobre, le temps c’est mis au beau. Le soir à 9 heures, je suis de garde au petit poste où le lieutenant vient nous trouver. Puis il s’avance dans les fils de fer pour mieux apercevoir le camp ennemi. À son retour, il donne un cigare aux trois types que nous étions au poste.
Le 14 octobre au matin, le tour de garde est changé, le ciel est couvert et un petit vent du nord souffle. Le soir à 6 heures, il y a une reconnaissance composée d’une quinzaine d’hommes et un officier pour aller reconnaître l’emplacement du petit poste boche qui se trouve sur la pente sud du village de Craonne. La reconnaissance a été finie à 9 heures et demie et elle n’a pas pu savoir l’emplacement du poste.
Le 15 octobre à minuit, je vais au petit poste, il fait beau avec un clair de lune. À trois heures du matin, je vais au poste des fusées car il me tarde d’aller me reposer, mais je suis obligé d’attendre le café et la gnole avant de m’endormir. À midi, je suis de garde dans la tranchée. Il fait un sale temps, il pleut, c’est un temps pour s’amuser à faire des feuilles de châtaignier imprimées. Le soir à 8 heures, il y a de nouveau une reconnaissance faite avec trente poilus et un officier. Mais cette fois aussi, la reconnaissance est rentée sans pouvoir donner beaucoup de renseignement. La 40iéme est déjà venu reconnaître les tranchées et il nous tarde d’être à demain pour être relevé et aller un peu au repos.

La suite sur http://www.saleilles.net/index.html

 

 

 

 

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