801/journal du 12 octobre 1916

Carnet du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal de guerre du jeudi 12 octobre 1916 à travers Le Miroir

Dans la région de la Somme, bombardement réciproque de Morval à Chaulnes. L’ennemi a lancé deux violentes attaques sur nos nouvelles positions du bois de Chaulnes. Elles ont été rejetées après un vif corps à corps. Des attaques à la grenade sur la lisière du bois Saint-Pierre-Vaast, ont été également repoussées. Le total des prisonniers faits au sud de la Somme s’éleve en deux jours à 1702, dont 27 officiers.
Progrès sensibles de l’armée d’Orient.
Les forces britanniques ont franchi la voie ferrée, à l’aile droite et occupé Pronseick. Au centre, nous avons enlevé les premières lignes ennemies sur les hauteurs à l’ouest de Guevgeli. A l’aile gauche, l’armée bulgare renforcée oppose une résistance désespérée aux troupes serbes. Le chiffre des prisonniers faits en deux jours par l’armée d’Orient est de 2616.
Succès de l’armée italienne sur le Carso. Nos alliés ont fait 6500 prisonniers. Ils ont occupé Premits dans l’Albanie du sud.
Les Roumains, résistent dans les Alpes transylvaines.
M. Asquith a prononcé un grand discours aux Communes; il exclut toute paix prématurée.

Parution du Pays de France avec Guynemer

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Gaston reçoit la terrible nouvelle.

Ce matin du 12 octobre 1916, le maire du village est passé à la ferme. Il a parlé cinq minutes avec la mère de Gaston, lui a remis deux lettres, une pour elle, l’autre pour son fils, et il est parti. Gaston, lui, était à l’école. Toute la matinée, il a pensé à son papa, engagé dans la bataille de la Somme, au nord de la France. Lorsqu’il rentre pour manger, à midi, Gaston voit sa mère, dans la cuisine. Elle pleure, ne lui dit rien. Elle ne peut même pas le regarder. Sur la table, elle a posé une enveloppe, sur laquelle est tracé, de la belle écriture de papa : « Pour Gaston ».

« Mon Fils Chéri,

« Sois courageux. Quand tu recevras cette lettre, j’aurai cessé de vivre. Il y a cinq jours, nous avons dû attaquer une tranchée allemande très bien défendue. Il fallait repousser les Boches, les empêcher d’occuper une colline, avec un petit bois au sommet. Durant l’attaque, un obus a éclaté à quelques mètres de moi, et de nombreux éclats de métal sont venus se planter dans ma jambe. Il aurait fallu la couper tout de suite ! Mais voilà, le feu des canons a continué durant deux jours, et durant ces deux jours je suis resté coincé dans mon trou d’obus, sans pouvoir me déplacer, sans eau à boire, avec ma jambe qui saignait et avec les morceaux de métal qui l’infectaient. Maintenant, je suis à l’hôpital de campagne, avec un camarade, blessé moins gravement que moi. C’est lui qui t’enverra cette lettre.

Extrait de La Grande Guerre 1914-1948, Philippe Godard, collection « La vie des enfants », éditions du Sorbier.

http://ekladata.com/oc9KGKiPTpQFVruh__wD_ZKcySg/Gaston-recoit-la-terrible-nouvelle.pdf

Aviation: première victoire de l’allemand Ludwig Hanstein

Ludwig Hanstein effectua l’essentiel de sa carrière dans des Unités Bavaroises. Début 1916, il passe son Brevet de Pilote et dès le mois le mai, il intègre la Flieger Abteilung 9. Il obtient sa première victoire le 12 octobre 1916 aux commandes d’un récent Fokker D II. Il force un Sopwith 1 1/2 Strutter du 3ème Wing du Royal Naval Air Service (RNAS) a atterrir sur l’aérodrome de Fribourg.
Hanstein rejoint ensuite la Jasta 16 le 31 octobre 1916 en tant que Vizefeldwebel. Il y restera juqu’au 24 septembre 1917 et y remporte 10 victoires. Ses cantonnements successifs sont les aérodromes de Ensisheim, Habsheim, Château-Porcien et Spincourt. Son appareil est désormais un Albatros DII.

http://www.tank-cambrai.com/french/personnages/hanstein.php

Verdun: Georges Clemenceau rend visite à la 2éme Armée et au groupement Mangin

Journée du 12 octobre 1916, grand projet d’attaque du Commandement français. Témoignage de Joseph MORELLET, agent de liaison au 407e R.I. : Le 12 octobre 1916, Georges Clemenceau rend visite à la 2éme Armée et au groupement Mangin : » Le deuxième échelon du 407 était à la tourelle de Souville quand Clemenceau est arrivé, accompagné par quelques officiers. A un moment donné, près de la tourelle, un des officiers lui dit : « Monsieur le Président, là, il faut être très prudent et faire vite ; c’est très dangereux ». Il répondit : « Quelle est la plus belle mort pour moi que de la faire ici ? ».
Il est peu de divisions qui n’aient à raconter sur Clemenceau une anecdote semblable. En ce qui concerne celle-ci, nous avons vu Clemenceau en première ligne à trois reprises, au Bois-Brûlé en 1915, à Verdun en octobre 1916 et à la Main de Massives en 1918, et dans les secteurs qui n’étaient pas choisis d’ordinaire par les Parlementaires et les journalistes pour leurs visites au front.
C’était un homme ! « 

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/temoi-grades.htm

Aviation: un nouveau mort dans l’escadrille La Fayette

Le 12 octobre 1916, en rentrant d’une mission de protection des avions de bombardement qui étaient allés attaquer Oberndorf, Norman Prince qui venait d’abattre un avion – son troisième – se blessait mortellement à l’atterrissage et rendait le dernier, soupir le 15 octobre.

http://www.aerosteles.net/article-28

Les Terre Neuviens dans la Somme

Les Terre-Neuviens prennent d’assaut une tranchée allemande servant de place d’armes près du village français de Gueudecourt.

http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/dossiers/2016/la-bataille-de-Beaumont-Hamel/

 

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