814/journal du 25 octobre 1916: plus de 1.000 obus sur Reims en une journée

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Plus de 1.000 obus sur Reims en une journée

A 7h1/4 les obus arrivent sur la ville par rafales. Nos pièces ouvrent alors le feu et ne tardent pas à faire cesser le tir ennemi.

Vers 8 heures, en me rendant au bureau par le haut du boulevard Lundy, je m’aperçois qu’un projectile est entré tout à l’heure dans la façade de l’hôtel Olry-Roederer au 15 Bd Roederer; passé la rue Coqueret, je vois qu’un entonnoir a été creusé aussi ce matin, par un obus, devant le grand immeuble portant le numéro 13, où sont les bureaux de la même maison de champagne; Dans la rue Couteaux, un trou d’entrée existe dans le mur de la maison faisant angle sur la rue Legendre et ayant le numéro 11 de cette dernière. Rue Colbert, devant la banque de France , un obus a fait explosion, tuant un homme et blessant M.M Marcelo, chef-fontainier et Fossier, du service des eaux de la ville, des traces de sang vont jusqu’à la boulangerie Leroy, rue de Tambour, au coin de la rue Cotta, où tous deux sont parvenus à se réfugier (….)

A 13 h 40, des raflaes de huit à dix obus à la fois s’abattent très rapidement en plein centre. Il ne faut plus songer à traverser la place pour l’instant (…)

Les petites rues, de la rue Legendre à l’hôtel de ville ont été fortement éprouvées (…)

Le tir des pièces ennemies continue pour ne prendre fin qu’à 16h1/2. On estime à 1.200, le nombre de projectiles envoyés pendant cette terrible journée. Il y a cinq morts et une trentaine de blessés dans la population civile et d’assez nombreuses victimes aussi parmi la troupe (…)

En quittant la Place royale, j’ai ramassé lestement, à la droite de la statue de Louis XV, un gros éclat que j’avais vu retomber, en même temps que celui qui était venu assez brutalement s’offrir à moi. C’était la seconde partie, complétant parfaitement l’autre,pour former le culot entier d’un (NDR: obus) de 120.

Journal de guerre du mercredi 25 octobre 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, lutte d’artillerie assez violente dans la région de Biaches et d’Ablaincourt. Aucune action d’infanterie.
Au nord de Verdun, après une intense préparation d’artillerie, nous avons prononcé une attaque sur un front de 7 kilomètres. Notre avance, qui a été très rapide et qui s’est effectuée avec des pertes légères, a été, sur certains points, de 3 kilomètres. Nous avons repris le village et le fort de Douaumont et nous sommes installés sur la route de Douaumont à Bras. Le chiffre de nos prisonniers est de 3500, dont 100 officiers.
Les troupes britanniques se sont consolidées sur le terrain conquis entre Gueudecourt et Lesboeufs.
Notre aviation a été très active. Un de nos avions a attaqué à la mitrailleuse les tranchées ennemies dans le bois de Saint-Pierre-Vaast. Sur le front de Verdun 20 combats ont été livrés: 3 avions ennemis ont été abattus; 2 autres ont dû atterrir en Lorraine; un aviatik a été abattu en Alsace.
Les Russo-Roumains se sont retirés à 12 kilomètres au nord de Constantza. Ils ont infligé des pertes aux Austro-Allemands dans les Carpathes, et gagné du terrain dans certains passages. Ils ont reculé, toutefois, au col de Predeal.
Une accalmie se prolonge sur le front russe de Galicie.
La presse autrichienne continue, par ordre, à présenter Fritz Adler comme un fou, de façon à enlever à son acte tout caractère politique. On annonce qu’il sera probablement pendu. Les partis, au Reichsrath de Vienne, continuent à délibérer sur l’opportunité d’une convocation de cette assemblée.
Le gouvernement grec a interdit à la presse toute attaque, toute injure contre les Alliés.
L’amirauté allemande a installé des sous-marins le long de la côte norvégienne, comme pour assurer un blocus effectif. Plusieurs bâtiments norvégiens et suédois ont été de nouveau coulés.
L’Angleterre augmente ses effectifs en appelant les hommes de 41 ans, en poursuivant les insoumis, en remplaçant les jeunes gens qui travaillent dans les usines.
Le gouvernement autrichien a prescrit l’évacuation de la population civile de Trieste.
Les troupes italiennes d’Albanie ont opéré leur jonction avec l’extrême gauche de l’armée de Macédoine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre16.html

Dans le fort de Douaumont

douaumont30

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/photos-14-18/lieux/fort-duaumont-octobre-sujet_3002_1.htm

 

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