833/Journal du 13 novembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 13 novembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nos troupes, achevant la conquête de Saillisel, ont réduit à la grenade quelques ilôts dans la partie est du village, où des fractions allemandes résistaient encore. Tout le village est maintenant en notre possession. Les pertes subies par les Allemands au cours de cette lutte ont été très élevées, à en juger par les cadavres qui couvent le terrain conquis. Le chiffre des prisonniers faits par nous est de 220 hommes et 7 officiers. Nous avons pris 8 mitrailleuses. Canonnade habituelle sur le reste du front. Sur le front anglais, l’artillerie allemande a tiré violemment toute la journée, dans la région de Lesboeufs et d’Eaucourt-l’Abbaye.

Les troupes britanniques ont réussi deux émissions de gaz sur les tranchées ennemies, au nord de l’Ancre.

Les Italiens ont concentré de grandes quantités de matériel dans le Trentin.

Les Roumains ont repris l’offensive sur plusieurs points des Carpathes de Moldavie. On se bat également sur l’Olt et sur le Jiul. En Dobroudja, nos alliés se fortifient sur une ligne allant de Topol à la mer Noire.

Les Russes soutiennent de rudes combats autour de Halicz. Les Serbes ont enlevé, dans la boucle de la Cerna, tout le massif du Tchouk et le village de Porog

source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

13 novembre 1916 à Maricourt (Somme)

Aux environs de notre position il y a eu de violents combats. Beaucoup d’Allemands n’ont pas encore été enterrés. Plusieurs l’ont été fort mal. Par-ci, par-là, on trouve des bras, des jambes, des mains. « Viens voir, me dit un camarade, il y a un Boche là tout près. Il a une dent en or. Cela doit valoir très cher. On pourrait la lui enlever.

— Vas-y si tu veux ; moi ça me dégoûte ».

Deux jours après, le même camarade me dit : « Tu sais, la dent n’y est plus. On l’a enlevée ».

Un autre jour, en piochant, R… et V… (de la quatrième pièce) découvrent un mort. Il n’en reste plus que les os mais les vêtements sont intacts. En fouillant, ils trouvent dans les poches un porte-monnaie et un portefeuille. Le porte-monnaie renferme deux billets de vingt marks et de la menue monnaie en billon. Le tout est partagé aussitôt. R… conserve son billet mais V… va le négocier aussitôt auprès du lieutenant d’une batterie voisine. Il en retire cinq francs. Quant aux papiers, jugés peu intéressants, ils sont jetés à tous les vents. J’en retrouve quelques uns cependant. Il y a d’abord une carte représentant un petit village de montagne au flanc d’une colline couverte de pins. Il y a ensuite une photographie représentant des gens attablés au grand air devant une porte. Et la maison que l’on voit en partie porte l’inscription suivante : Heilige Florian, behütet mein Haus, Saint-Florian, protège ma maison. Saint-Florian a peut-être protégé la maison mais non les habitants et le pauvre diable qui est couché là n’y retournera plus jamais. Nous arrangeons un peu sa tombe. Nous y plantons une croix faite de deux planches. Nous clouons dessus la médaille portée par le mort. Comme cela la famille pourra retrouver la tombe.

source: http://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte17.html

Verdun: Un courrier d’Auxence Guizart qui parle des ravages de l’aviation

Le 13 novembre 1916

Chers parents,
Il y a beaucoup de poilus qui se font encore évacuer aujourd’hui pour pieds gelés. Quant aux miens, ils ne veulent pas geler, malheureusement, car je voudrais bien une évacuation aussi. Il n’y fait pas bon ici : en arrière (seconde ligne) ce sont les avions qui font des ravages terribles et en avant c’est loin de marcher comme les journaux vous annoncent. Ceux-ci sont des bourreurs de crâne pour encourager le civil, n’y croyez rien, comme je vous ai déjà dit, c’est la guerre d’usure en bonshommes, en tout. Je termine pour aujourd’hui en vous embrassant de grand cœur.

http://lewebpedagogique.com/monsieurjacquet/files/2008/09/evaluation.pdf

 Mort d’un champion de hockey

13-nov-1916-william-ker_small-mediumDisparu le 13 novembre 1916

WILLIAM KER, un joueur international de Hockey, 24 ans.

Lieutenant, Hawke Battalion, Royal Naval Division, Royal Naval Volunteer Reserve.

Fils de Charles et Florence Ker à Glasgow. Il a étudié à l’École de Rugby puis au Balliol College, Oxford, où il a obtenu un half-blue (norme attribuée à tous les hommes qui sont choisis pour la première équipe) pour le hockey. Il a aussi joué pour l’Ecosse contre l’Angleterre et l’Irlande. En août 1914 il sert avec la Réserve de Canot automobile de la côte du nord-est de l’Ecosse. En janvier 1915 il est transféré au Hawke Batalion servant à Gallipoli. Il rejoint la France en avril 1916 et est tué au cours d’une attaque sur Beaucourt-sur-Ancre. William Ker est l’un des 800 membres de la Royal Naval Division commémoré au Mémorial ; 366 d’entre eux meurt le 13 novembre.

http://www.historial.org/Expositions/Expositions-passees/Missing-of-the-Somme/Quelques-portraits-de-Missing

Reprise de Beaumont-Hamel (somme) par des Ecossais

img_7070-photos-muse-compressesC’est finalement le 13 novembre 1916 que la 51ème division parviendra à prendre les tranchées allemandes de Beaumont-Hamel. Un monument élevé à ces Ecossais des Highlands est là pour le rappeler.

Il domine le « Ravin Y » avec son soldat en kilt regardant vers les anciennes lignes allemandes.C’est là aussi qu’une croix a été élevée à la mémoire des officiers et des hommes de cette 51ème division qui ont combattu à « High Wood » en juillet 1916.

http://www.musee-somme-1916.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=13&Itemid=291&lang=fr

lire aussi: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/beaumont-hamel

http://www.encyclopedie.picardie.fr/Terre-Neuviens-de-Beaumont-Hamel.html

Journal du sous-lieutenant canadien Bernard James Glynn

Le lundi 13 novembre 1916 – J’ai un rhume terrible, j’ai mal à la tête et aux yeux. J’ai fait une observation du promontoire surplombant Ypres à une altitude de 7 000 à 8 000 pieds. J’ai ensuite fait du vol en rase-motte avec M. Lew. J’ai ensuite été à la revue à 14 h. J’ai eu le moteur Beardmore. De retour à 17 h. J’ai pris le thé au George Café. Je suis sorti après le souper jusqu’à 21 h. L’enseignant en communications sans fil nous a donné quelques lignes (5) –. 5 shillings au dîner. Je pense à ma famille et à mon amour. Je suis terriblement fatigué maintenant, bonne nuit.

Le mardi 14 novembre 1916 – J’ai encore un rhume de cerveau terrible. Suivi le cours sur l’haubanage et sur les moteurs Renault. Je n’ai pas écrit de lettres et je n’en ai reçu aucune. J’ai tapé mes notes de 18 h à 19 h, puis de 19 h 30 à 20 h. Je suis allé danser avec de jolies filles, mais aucune ne m’a vraiment plu. Je vais me coucher maintenant, il est minuit. Je ne me suis jamais couché aussi tard depuis mon arrivée ici.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/glynn/nov1916

 

 

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