844/Journal du 24 novembre 1916: Nivelle et les régiments indigènes

Carnets du rémois Paul Hess

Des soldats sont occupés à poser à une certaine hauteur et de distance en distance, de larges bandes de toile en travers de la rue Lesage, dans le but évident de gêner ou de masquer la vue de l’ennemi sur la ville. Cela a déjà été fait précédemment à la Haubette ou ailleurs.

Après vingt six mois passés de bombardement, la mesure paraît généralement bien tardive et d’une garantie illusoire; certains vont jusqu’à la trouver ridicule.

 Nivelles et les régiments indigènes

Le 24 novembre 1916 Nivelle souligne la supériorité des régiments mixtes sur les régiments exclusivement « indigènes ». « Elle s’explique par l’émulation, par l’appui moral donné à l’indigène par l’Européen, par la facilité du recrutement des spécialistes, question qui soulève actuellement – en 1916 (NDLR) – de grosses difficultés dans les régiments de tirailleurs ». Nivelle suggère ainsi de composer ces régiments de deux bataillons de tirailleurs et d’un bataillon de zouaves ou de coloniaux (marsouins). Nivelle juge par ailleurs que les « soldats noirs » peuvent se montrer excellents et « augmenter la valeur offensive des unités » à condition qu’ils soient mélangés par compagnies avec des blancs.

http://www.upba.fr/UPBA_Decolonisation/Les%20coloniaux.pdf

Sambreville (Belgique) 729 civils déportés en Allemagne

24 novembre 1916. Ce jour-là, sept cent vingt-neuf civils, rassemblés dans la cour de l’ancienne Maison du Peuple d’Auvelais, ont pris le départ vers les camps de déportés en Allemagne. Pour beaucoup, ce sera un aller sans retour. La majeure partie, soit cent nonante-six personnes, venait d’Auvelais. Mais tous les autres villages des alentours ont aussi payé leur tribut : Velaine, Onoz, Moustier, Moignelée ou encore Balâtre ont vu certains de leurs habitants embarquer vers l’horreur.

source: http://www.lavenir.net/cnt/dmf20111123_00082046

Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi

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Petit Palais, le musée des Atrocités allemandes : la salle réservée à la cathédrale de Reims. Photographie de presse/Agence Meurisse.

L’Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemiorganisée au Petit Palais du 24  novembre 1916 à décembre 1917 appartient pleinement à la culture de guerre. Elle positionne le patrimoine comme le témoin et la victime des atrocités allemandes, dans une lecture résolument patriotique. L’idéal de la paix y est inexistant, au profit de celui de la victoire et de la revanche. Les objets et chefs-d’œuvre présentés (en provenance de villes emblématiques comme Reims, Soissons, Arras…) sont assimilés à des êtres humains et magnifiés en victimes réelles. Ruines et vestiges d’un genre nouveau, ils sont le symbole d’une culture antique survivante.

Journal du vendredi 24 novembre 1916 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front, plus vive dans la région de Vaux-Douaumont. L’artillerie ennemie a montré une vive activité sur toute l’étendue du nouveau front britannique de part et d’autre de l’Ancre, ainsi que vers Hébuterne. Les Roumains annoncent qu’ils ont reculé à l’est de Craiova. La lutte continue toujours dans la région d’Orsova. Bucarest a été de nouveau bombardé par avions. Canonnade sur le Carso.

Les Allemands ont torpillé un navire-hôpital anglais de 48.000 tonnes, le Britannic, dans un détroit de la mer Egée. Il y a 50 victimes. Plusieurs appareils de l’aviation britannique sont allés lancer 34 bombes sur les torpilleurs avancés près du môle de Zeebrugge et sur les hangars des hydravions. Un hangar et un torpilleur paraissent avoir été atteints. Tous les appareils sont rentrés.

L’amiral Dartige du Fournet ayant enjoint, aux ministres d’Allemagne, d’Autriche, de Turquie et de Bulgarie, de quitter Athènes, ces diplomates se sont embarqués à bord d’un vapeur hellène pour Cavala. Ainsi cessera un espionnage qui nous était préjudiciable.

Les troupes franco-serbes ont progressé au nord de Monastir, enlevant deux villages et faisant 300 prisonniers.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html

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