863/journal du 13 décembre 1916

Carnet du rémois Paul Hess

L’Allemagne déclare faire des offres de paix – mais ne parle pas de conditions.

Journal du mercredi 13 décembre 1916

Dans la région au nord de Lassigny, après un vif bombardement, les Allemands ont attaqué nos tranchées à la lisière est du bois des Loges. Nos tirs de barrage ont disloqué l’attaque. Quelques fractions ennemies, qui avaient pris pied dans nos éléments avancés, en ont été chassées après un combat à la grenade. Notre ligne est entièrement rétablie.
Combat d’artillerie au sud de la Somme, dans les secteurs de Biaches et de la Maisonnette.
Les Anglais ont exécuté avec succès des travaux de mines au sud d’Ypres, aux abords de la redoute Bluff. Activité de l’artillerie et des mortiers de tranchées ennemis en face de Festubert et de Neuve-Chapelle. Un incendie a été observé dans un dépôt de munitions allemand, vers Vimy.
Au nord de l’Ancre, en réponse à des tirs d’artillerie, les Anglais ont bombardé les tranchées de soutien et la zone arrière ennemies.
Sur le front roumain, l’ennemi a attaqué sans succès dans la vallée du Buzeu, au nord de Torislaou, sur la rivière Cricol et à l’ouest de Mizil.
Sur le front russe, l’ennemi a pris l’offensive dans les Carpathes boisées. Il a été refoulé. Les Russes se sont emparés d’une hauteur dans la vallée de la Sloueta.
Le chancelier allemand a remis une note aux représentants américain, espagnol et helvétique, en les priant de transmettre aux puissances de l’Entente une offre de paix. Cette offre est partout considérée comme une simple manoeuvre.
Le cabinet Briand reconstitué et resserré s’est présenté devant la Chambre des Députés. Il a formé dans son sein un comité de guerre de 5 membres.
MM. Briand et Lloyd George échangent des télégrammes attestant leur volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la fin victorieuse.
Des troubles sanglants auraient éclaté à Hambourg.
Le roi de Grèce adresse ses regrets à la France pour le guet-apens d’Athènes.

Lettre de Picardie d’Auguste Férole, Lieutenant au 114e BCA

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Warfusée détruite. Décembre 1916

13 décembre 1916 

Chers frère et sœur,

Vous voyez que je vous écris souvent : cela s’explique par l’inaction où nous sommes plongés au fond de nos trous. Nous avons eu un jour sans la pluie. 
L’eau s’est un peu écoulée et nos tranchées sont un peu plus habitables. Nous avons pas mal de pieds gelés. 
Nous ne resterons sans doute pas longtemps par ici. Du moins tout le monde vit dans cette espérance.

Le boche est heureusement calme et ne se soucie pas de recommencer les histoires des derniers mois.

Je ne pensais pas passer cet anniversaire dans de telles conditions. J’espère que vous êtes en bonne santé ainsi que Denise. 
On se fait quand même à cette vie et cela semble moins dur que les premiers jours.

Vous ne pouvez vous faire une idée du paysage environnant : le sol est bouleversé, les villages ne sont que des amas de ruines.

source: http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1646

L’attaque de Vacherauville (Meuse)

Le 10 et le 11 décembre, le 112e monte en secteur pour l’attaque des organisations ennemies de la cote du Poivre qui, avec les villages de Louvemont à l’est, de Vacherauville à l’ouest, devaient être l’objectif de huit divisions, dont quatre d’attaque et quatre en réserve. La 126e division était une des divisions d’attaque.

Dans cette offensive, le 112 avait comme objectif particulier le village de Vacherauville et la route de Vacherauville à Louvemont jusqu’au point 77.22.

Le village s’appuie au sud sur le canal de l’Est. Il est contourné à l’est par la voie ferrée qui se dirige vers le nord en passant au bas de la cote du Poivre sur laquelle grimpe la route de Vacherauville à Louvemont. Au nord s’ouvre le ravin de Vacherauville entre la cote du Talou et la cote du Poivre, à l’est et au sud-est le ravin Saint-Martin et le ravin du Monument.

Le village, constituant un réduit fortifié, était défendu en avant par trois lignes successives de tranchées : à l’est de la route, la tranchée Biberach ; puis, appuyée au canal, la tranchée Bethmann, enfin, à l’est du village, la tranchée Kiderlin et le boyau de Bülow. Tel était le système défensif que le 112e avait pour mission de réduire.

Le 13 décembre commence, mais avec peu d’intensité, la préparation d’artillerie. Le 14, à 20h10, le régiment reçoit de la brigade l’ordre d’attaque pour le lendemain 15 décembre, 10 heures. Aussitôt, douze brèches larges de six mètres chacune sont ouvertes dans notre réseau.

Source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2012/12/17/le-15-decembre-1916-–-l’attaque-de-vacherauville/

LE DESSIN DU JOUR

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