La mémoire des Tchécoslovaques de France engagés en 14-18

Sur radio Praha

Cette année 2016 est marquée par de nombreux anniversaires et en particulier par les commémorations du centenaire des batailles de Verdun et de la Somme, deux batailles terribles et emblématiques de la Première Guerre mondiale. Même marginalement des Tchèques et des Slovaques ont pris à ces batailles, comme certains d’entre eux ont pris part plus généralement à ce conflit du côté français, contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Historien spécialiste de la communauté tchécoslovaque immigrée en France, Jean-Philippe Namont a évoqué pour Radio Prague la mémoire spécifique de ces anciens combattants, une mémoire encore visible et vivante.

Qui sont ces Tchécoslovaques qui se sont battus du côté de la Triple-Entente en France ?

« Il y a deux grands groupes. Il y a d’abord les Tchécoslovaques qui vivaient déjà en France, en fait des Tchèques qui étaient déjà présents en 1914 et qui s’engagent à l’été 1914 pour lutter contre l’Autriche-Hongrie. C’est une initiative locale, parisienne en fait, des associations. Ces gens vont rentrer dans la Légion étrangère et combattre à partir de la fin de l’année 1914. Le deuxième contingent, ce sont des brigades qui sont composées des engagés de 1914 qui ont survécu aux premiers combats mais aussi de volontaires qui sont levés dans des camps de prisonniers en Serbie, en Italie, en Russie notamment. Des prisonniers de guerre austro-hongrois en réalité et qui deviennent des membres de ces brigades à partir du décret du président de la République Raymond Poincaré du 16 décembre 1917, qui crée une armée tchécoslovaque autonome. Ils combattront donc sous un uniforme tchécoslovaque. »

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L’infirmière tchèque Marcelline Kopeck, engagée volontaire à la Croix-Rouge

A quelles batailles participent ces Tchécoslovaques ? Cette année, on commémore le centenaire des batailles de la Somme et de Verdun. Y ont-ils pris part ?

« Oui, ils ont participé à ces batailles. Mais en réalité, ils ont surtout combattu en ces lieux en 1917, donc après la bataille de la Somme, après la bataille de Verdun, mais sur ces théâtres d’opérations qui restaient des lignes de front. Ils combattent fin 1914 en Champagne. Ils vont combattre ensuite en Artois au début de l’année 1915 et puis surtout, quand l’armée est créée et est opérationnelle en juin 1918, ils vont être envoyés dans les Vosges, à nouveau en Champagne, à Vouziers dans les Ardennes, à Terron par exemple. »

Vous êtes l’auteur en 2007 d’un article sur les Tchécoslovaques de France et leur mémoire de la participation à la Première Guerre mondiale. On y lit que cette mémoire est apparue très tôt. Comment naît-elle ?

« Effectivement, elle naît très tôt parce que les engagés de l’été 1914 combattent essentiellement à partir de la bataille d’Artois en mai 1915 et on peut dire qu’immédiatement les premiers combats sont tellement meurtriers qu’ils frappent la communauté et il y a immédiatement une volonté de leur rendre hommage. On dit, dès le lendemain du 9 mai 1915, une messe à Paris en leur mémoire. Et à partir de là s’enclenche un processus mémoriel jusqu’à aujourd’hui. »

La suite sur http://m.radio.cz/fr/rubrique/histoire/la-memoire-des-tchecoslovaques-de-france-engages-en-14-18?set_default_version=1

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