884/journal du 3 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 3 janvier 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez active sur le front Hardaumont-Bezonvaux, intermittente sur le reste du front.
Sur tout le front de l’armée belge, l’activité réciproque d’artillerie a été assez grande. Les batteries belges ont exécuté des tirs réussis à l’est de Ramscapelle, Dixmude et Steenstraete.
Sur le front britannique, un détachement ennemi, qui avait réussi à atteindre les tranchées de nos alliés au début de la matinée à l’est de Vermelles, a été aussitôt rejeté, après avoir perdu la moitié de son effectif.
Une patrouille d’une quarantaine d’hommes qui tentait, sous la protection d’un violent bombardement, de s’approcher des lignes anglaises au nord d’Ypres, a été repoussée avec de fortes pertes. L’artillerie ennemie a montré par intermittences une grande activité au cours de la journée et de la nuit en différents points du front entre la Somme et l’Ancre, ainsi qu’au sud et à l’est d’Ypres. Elle a été contrebattue avec efficacité. Les Anglais ont en outre bombardé les positions allemandes vers Neuve-Chapelle et Armentières.
Canonnades sur le Carso.
Violents combats sur le front de Moldavie et dans la chaîne des Carpathes.
Le ministre d’Italie à Athènes, comte Bosdari, a remis une note à M. Lambros pour se solidariser avec les ministres de France, d’Angleterre et de Russie dans leur demande de réparations et de garanties. Mais il a ajouté que l’Italie n’étant pas puissance protectrice, laissait à la France, à l’Angleterre et à la Russie le soin de régler la question de la libération et de l’indemnisation des venizelistes. On se demande si Constantin Ier, cédant aux injonctions de sa presse, ne se rangera pas aux côtés des Empires du Centre.
M. de Billy a été nommé agent diplomatique de la France auprès de M. Venizelos à Salonique.
La presse allemande accueille par une explosion de fureur la réponse des alliés, qu’elle interprète comme un refus pur et simple de toute ouverture de paix. Sur un mot d’ordre, la presse viennoise a suivi son exemple.

source: https://fr.search.yahoo.com/yhs/search?hspart=GenieoYaho&hsimp=yhs-fh_hp&type=a791900002&p=janvier+1917

Reprise totale de la guerre sous-marine par les Allemands

Le 3 Janvier 1917, l’Allemagne annonça une reprise de la guerre sous marine sans restrictions contre les Etats Unis et la Grande Bretagne.

source: http://fermedelacroixrouge.fr/aef-fr/

Trois dundees coulés au large de l’Ile d’Yeu

Le "Jeanne-Mathilde"
Le « Jeanne-Mathilde »

 

 

Trois dundees coulés au large de l’Ile d’Yeu le 03 Janvier 1917.
Le « Jeanne Mathilde », le « Saint Jacques » et le « Pierre Le Grand » sabotés en une matinée par un sous-marin allemand,l
‘UB 39 de l’OL Heinrich Küstner.

http://www.famille-bretet.net/Documents30.htm

Sortie de la baïonnette

079

Le Figaro évoque « Le feu » d’Henri Barbusse

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Le Feu, de M.Henri Barbusse, se distingue tout à fait de ces ouvrages qui sont, à des titres divers, intéressants ou remarquables. Il affecte de négliger les artifices ou même l’habileté professionnelle dont M. René Benjamin ne dédaigne jamais les ressources; et son attitude dans le grand drame où il est jeté paraît exactement contraire à celle que choisit M. Adrien Bertrand; tandis que celui-ci s’efforce à sauvegarder sa personnalité, comme Stendhal pendant la retraite de Russie, en se détachant provisoirement du groupe que forment ses compagnons de bataille, M. Henri Barbusse met une sombre ardeur et une sorte de volupté farouche à s’y confondre et s’y abîmer. «Journal d’une escouade», porte, en sous-titre, Le Feu; et les hommes parmi lesquels il vit et qu’il observe sont, en effet, les plus simples, les plus modestes, et aussi les plus, émouvants des guerriers; aucun d’eux qui soit poussé en avant ou, accapare l’attention par la complaisance ou l’intrigue du romancier; ils restent égaux et sur le même plan, à peine distincts, sous le casque uniforme, à quelques traits de physionomie qui semblent presque négligeables quand on voit en eux des effigies de ce type sublime et douloureux, de cet être superbement représentatif sculpté dans un bloc de boue et qu’anime un idéal: le soldat de France.

Terribles tableaux de la misère quotidienne des tranchées

Dans un de ces colloques de tranchées que note avec un scrupule d’exactitude méticuleux M. Henri Barbusse, un poilu déclare que de toutes les horreurs de la guerre telles qu’il se les représentait, ce ne sont pas les massacres ni les assauts qui lui parurent le plus redoutables, mais la pluie qui, nuit et jour, pénètre et trempe les hommes en leurs «boyaux» étroits et parfois, après les grosses averses noie dans les trous d’obus les guetteurs surpris par une avalanche d’eau et dont les lourdes bottes n’ont point de prise sur la terre gluante qui les entoure. M. Henri Barbusse trace des tableaux terribles de cette misère quotidienne qui compose un aspect nouveau de la tragédie de la guerre dont elle aggrave la souffrance d’une cruauté encore inconnue.

La suite sur: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/09/26002-20140909ARTFIG00065-le-feu-d-henri-barbusse-1916.php

Une vidéo sur les lettres d’Henri Barbusse de 1914 à 1917 à sa femme http://www.babelio.com/auteur/Henri-Barbusse/5964

 

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