891/journal du 10 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mercredi 10 janvier 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, combat de patrouilles à l’ouest de Navarin.
En Alsace, dans la région du canal du Rhône au Rhin, un tir de notre artillerie a détruit un dépôt de matériel ennemi près d’Illfurth.
Canonnade intermittente sur le reste du front.
Sur le front belge, activité réciproque de l’artillerie, de Pervyse par Dixmude jusqu’au sud de Steenstraete.
Sur le front britannique, l’ennemi a fait jouer un camouflet au sud de Loos sans occasionner de dégâts. Les Anglais ont pénétré dans les tranchées allemandes en face d’Hulluch. Bombardement des positions ennemies de part et d’autre de Loos et dans le saillant de Gommécourt.
Activité des deux artilleries dans les régions de Souchez, Armentières, Messine et Ypres. Le bombardement d’un point d’appui ennemi allemand au nord de Wieltje a déterminé une violente explosion.
Canonnade et activité d’aviation sur le Carso.
Les Russes ont enlevé aux Allemands une petite île de la Dwina, mais ils continuent à reculer, ainsi que les Roumains en Moldavie.
Les Alliés ont envoyé au roi Constantin Ier un ultimatum à échéance de 48 heures pour obtenir l’exécution des conditions stipulées dans leur note du 31 décembre (réparations et garanties).
Le général Trepof, président du Conseil de Russie depuis le 23 novembre 1916, a été mis à la retraite ainsi que M. Ignatief, ministre de l’Instruction publique. Le prince Galitzine, sénateur, membre du Conseil de l’empire, remplace le général Trepof. M. Neratof, ministre-adjoint des Affaires étrangères, s’est également retiré pour entrer au Conseil de l’empire.
L’Italie appelle de nouvelles classes sous les drapeaux.
Un discours que l’ambassadeur américain Gerard a prononcé à Berlin, et où il aurait affirmé la cordialité des rapports entre son pays et l’Allemagne, fait grand bruit à Washington. M. Wilson a demandé des éclaircissements à M.Gerard.

L’éphéméride complet surhttp://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Parution de la baïonnette080

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ICART – Mein Got ! … heureusement j’ai mon fétiche !.

http://labaionnette.free.fr/1917/b080.htm

Carnets de route d’un soldat de 1914

Mercredi 10 janvier 1917Le 6ème bataillon est monté de suite en ligne ; ces pauvres gens étaient déjà exténués en arrivant ici, et on leur a demandé par surcroît de monter aux tranchées qui sont au-delà de Nieuport. Et cela nous fait dire que depuis qu’ils vont en auto, les officiers d’état-major ne savent plus ce que c’est qu’un fantassin !

source http://morel.and.co.free.fr/lettres2.html

Là commence la bataille de Salonique

Sur l’agenda  1917 de Jean Roig
58ème d’infanterie, 2ème compagnie

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Le 10 janvier, on a encore repos, avec distribution d’effets.
Le 11 janvier, revue par notre chef de section pour vérifier tout ce que l’on a besoin, puis on va monter les tentes dans un champ.
Le 12 janvier, vaccination pour la deuxième fois contre le choléra.
Le 13 janvier, au matin, on a repos. Mais le soir, il y a une marche du bataillon en tenue de campagne complète. Pendant la marche, on trouve le sac lourd.
Le 14 janvier au matin, il pleut depuis que je suis à Toulouse, il n’a pas passé un jour sans pleuvoir, il neige. Le soir, comme c’est dimanche, je vais à me promener à Toulouse.
Le 15 janvier à 2 heures du soir, revue par le colonel en tenue de départ. Finie la revue, on va faire une petite marche, puis je descends à Toulouse.
Le 16 janvier, on a une revue par le capitaine. Le soir, on monte le sac pour aller s’embarquer à Toulouse. On quitte le cantonnement à 8 heures du soir pour aller se rassembler avec le reste du bataillon à Balmas. À 8 heures 30, on quitte Balmas pour se rendre à la gare de marchandise de Toulouse. À 11 heures 30, on monte sur le train et à minuit 33, le train se met en marche.
Le 17 janvier, à 7 heures du matin, on passe Narbonne puis à Béziers, Cette, Montpellier, Nîmes, Tarascon, Arles, Marseille. On arrive à Toulon à minuit. On nous met sur une voie de garage pour attendre le jour pour débarquer.
C’est le 18 janvier à 5 heures 30 du matin, on débarque au Pont Neuf, puis on se met en route en passant à travers les fortifications de Toulon. Pour embarquer, le navire était prêt à 11 heures. On monte sur le navire qui s’appelle « Impératrice Catherine II », navire russe. Chacun a sa place pour se coucher. À 1 heure, on mange la soupe, puis je monte sur le pont du navire pour examiner la rade du port. L’après-midi s’embarque le 2iéme bataillon avec un détachement du 4éme colonial. À 5 heures et demie, le navire commence à prendre le large. « Adieu la terre française ». La mer est calme, à 8 heures du soir on est en pleine mer, le tangage commence. Après avoir mangé la soupe je me couche, pour ne pas être malade. À 11 heures du soir, je suis de garde avec un de mes camarades pour garder des prisonniers de 4éme colonial qui avaient manqué le départ. On les garde, revolver au poing.

La suite: http://www.saleilles.net/guerre/page7.html

 

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