899/Journal du 18 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du jeudi 18 janvier 1917

Activité normale d’artillerie et d’engins de tranchées sur tout le front.
Sur le front belge, légère activité d’artillerie dans la région de Dixmude.
Dans les secteurs italiens, les intempéries persistantes ont gêné l’artillerie sur tout l’ensemble du front. Sur le Carso, activité des patrouilles italiennes, qui ont lancé des bombes sur les lignes ennemies et fait quelques prisonniers.
Sur le front russe, au sud d’Augustowo, l’ennemi tient les positions de nos alliés sous un feu intense. Il a bombardé sans succès leurs troupes au sud de Samnitsa, sur la Bistrytsa.
En Roumanie, les Austro-Allemands ont pris l’offensive dans la région du chemin de fer Bystrek-Kempolung. Ils ont été arrêtés. Ils ont été rejetés au nord-ouest de Presla.
Les Russes ont délogé les Allemands de Guerlesti, en capturant 2 mitrailleuses. Ils ont pris d’assaut le village de Vadeni, au sud-ouest de Galatz. L’ennemi déclencha une contre-attaque, mais qui fut arrêtée avec de grosses pertes.
La mobi1isation édictée par le gouvernement helvétique provoque dans toute l’Europe d’abondants commentaires.
On annonce que le président Wilson n’enverra pas, pour le moment, de nouvelle note aux Empires du Centre.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Diaporama sur des journaux du 18 janvier 1917

Le Pays de France

capture-decran-2016-11-17-a-09-28-16

capture-decran-2016-11-17-a-09-27-54

Soldats allemands au repos posant  avec un projectile de Minenwerfer

235452637704-1

Soldats allemands au repos posant en 1917 avec un projectile de Minenwerfer. … Le cliché est daté du 18 Janvier 1917 et a été envoyé par le soldat Hoffmann.

source: http://humanbonb.free.fr/Phototheque/phototheque.php?cat=8&page=1

La 3ème brigade russe sur le front de Champagne en 1916/1917

debarquement-des-troupes-russes-au-camp-de-mailly-le-general-marouchevski-salue-le-pretre-du-regiment

18 janvier 1917 : Coups de fusils isolés. Quelques rafales de mitrailleuses.
19 janvier 1917 : Quelques minen envoyés sur les postes de la brigade russe. Coups de feu isolés. 1 blessé.
20 janvier 1917 : Une patrouille de la brigade russe s’est approchée du Bois en Pioche mais elle s’est arrêtée après avoir traversé un premier réseau devant un deuxième réseau plus dense qui parait être gardé par des postes de 2 ou 3 hommes tous les 20 mètres. 3 blessés.
21 janvier 1917 : Très faible activité. 1 blessé.
22 janvier 1917 : Rares coups de feu. 2 blessés.
23 janvier 1917 : Poursuite des travaux du coté du golfe d’Aubérive (allemands). Quelques grenades à fusil. 1 blessé.
24 janvier 1917 : Quelques coups de feu.
25 janvier 1917 : Nouvelle batterie de 77 signalée par le 5ème régiment à l’ouest de Vaudesin.
26 janvier 1917 : Rafales de mitrailleuses et grenades. 1 blessé.
27 janvier 1917 : Faible activité. 2 blessés.
28 janvier 1917 : Coups de feu. 1 blessé.
29 janvier 1917 : Quelques coups de feu et rafales de mitrailleuses. Quelques minen sur le secteur. Circulation d’isolés sur la route entre Vaudesincourt et Aubérive gênée par des tirs de l’artillerie française.
30 janvier 1917 : Les organisations ennemies repérées le 3 janvier sont visées par la section de 240 entre 14h et 17h. Deux patrouilles sont envoyées à la nuit vers le Bois en Pioche mais elles ne peuvent pénétrer dans les lignes ennemies (les réseaux étant intacts et les lisières du bois fortement occupées). 8 blessés.
31 janvier 1917 : Attaque allemande par émission de vagues de gaz affecté la partie ouest du secteur d’Aubérive à partir de 16h. Les tirs proviennent des lignes ennemies situées en face du Bois des Guetteurs (3 émissions entre 16h et 19h45). Les vagues de gaz forment des nappes opaques d’un blanc laiteux avec reflets verdâtres ou grisâtres. Elles ont atteins des zones arrières du secteur et même au-delà de la zone du Groupement Ouest. Pendant les émissions, l’artillerie allemande a violemment bombardé plusieurs points du secteur avec des obus de tous calibres et des obus asphyxiants. À la suite des émissions, les allemands ont tenté de pénétrer les lignes sur plusieurs points. Leurs groupes d’attaque étaient revêtus de capotes blanches qui les rendaient difficilement visibles sur le sol couvert de neige. L’attaque prend fin à 21h. Le chiffre réel des pertes ne sera connu que beaucoup plus tard (plusieurs centaines d’intoxications et de décès).

source: http://gueyer.net/index.php/2014/08/05/la-3eme-brigade-russe-sur-le-front-de-champagne-en-19161917/

Les permissionnaires du front face aux cheminots

Guerre 1914-1918. Permissionnaires rejoignant leur garnison. Paris, gare de l'Est, juillet 1914.
source http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/450-11-guerre-1914-1918-p

La crise du moral du printemps 1917 trouve en effet dans les gares et les trains un terrain d’expression privilégié, se traduisant par des graffitis et des dégradations dans les voitures, du chahut, des insultes et des coups envers le personnel ferroviaire. Fin mai, le permissionnaire Louis Désalbres décrit une gare parisienne « très houleuse » où le train du retour s’ébranle dans « un vacarme de cris et de chants séditieux »26. À la même période, l’inspecteur de la Commission du réseau Nord dénonce « l’impuissance du commissaire militaire, du chef de gare et des agents de tout ordre à faire obéir les permissionnaires », alors que ceux-ci « ouvrent les portières des trains en marche, s’assoient sur les marchepieds, montent sur les toits des voitures, courent à moitié nus le long des voies »27. Le 8 juin 1917, en gare de Chantilly, des permissionnaires jettent des pierres sur les locaux et le chef de gare, après une erreur d’acheminement d’un train28. Quelques jours plus tard, un officier supérieur en retraite témoigne de ce qu’il a observé au cours d’un voyage dans l’Ouest : 

29  SHAT, 16N2405,Lettre de l’officier supérieur Bourly au général en chef, 13 juin 1917. « […] J’ai vu un contrôleur de la Compagnie des chemins de fer jeté à bas d’un wagon de 1re pour avoir voulu faire exécuter les ordres du ministre de la Guerre relatifs aux classes à occuper par les militaires en congé. J’ai entendu narguer blaguer et insulter de malheureux gendarmes de planton dans la gare pendant que le train se mettait en marche […]29. »

  • 30  SHAT, 16N1543,Rapport du chef d’état-major de la IIIe Armée au général en chef, 7 août 1917. Pour (…)On pourrait citer d’autres incidents, qui montrent que le personnel des gares est fréquemment pris à partie par les permissionnaires qui se déchaînent dès qu’un train est en retard ou stationne longtemps en gare, et craint les soldats, si bien que, dans certains gares, des rapports soulignent qu’il se cache lors du stationnement des trains, parfois imité par les « représentants de l’autorité »30. Il faut en effet souligner que le tumulte des permissionnaires, même le plus violent, a souvent des causes objectives qui reflètent les dysfonctionnements du transport des permissionnaires depuis 1915, qui s’est aggravé depuis la fin mai 1917 avec l’augmentation subite et anarchique du taux de permission.

https://rhcf.revues.org/101

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s