904/Journal du 23 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mardi 23 janvier à travers Le Miroir

Journée calme sur la rive droite de la Meuse où l’activité de l’artillerie a été très vive dans les secteurs de Douaumont et du bois des Caurières, ainsi que dans les Vosges, à la Chapelotte.
Sur le front belge, lutte des artilleries de campagne et de tranchées, dans la région de Hetsas. Bombardement réciproque dans le reste des secteurs.
Sur le front britannique, un détachement ennemi qui tentait hier soir un coup de main au nord d’Arras, a été repoussé avec pertes avant d’avoir pu aborder nos lignes. Une tentative analogue sur nos tranchées, au nord-est du bois de Ploegsteert, a également échoué. A la suite de divers engagements de patrouilles, nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers vers Grandcourt, Neuville-Saint-Vaast, Fauquessart et Wystchaete.
Activité d’artillerie au nord de la Somme et dans les régions de Ferre et de Ploegsteert. L’artillerie lourde anglaise a provoqué une explosion dans les lignes allemandes en face d’Arras.
Canonnade dans le Carso.
Activité accrue sur toute l’étendue du front russe.
Progrès britanniques vers Kut-el-Amara. M. Wilson a adressé au Sénat américain un long message sur sa conception de la paix future.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

La campagne de Salonique du 58 ème régiment d’Infanterie

bateauLe 23 janvier, au matin je suis un peu mieux, mais la mer est agitée par le vent qui renvoie les vagues jusque sur le pont. Sur la droite, on aperçoit des côtes qui sont de Crête, puis on passe au milieu de petites iles, escorté par trois contre-torpilleurs. Le soir, on est tout seul, on est au plus mauvais passage. À la nuit, ils font éteindre toutes les lumières car sûrement il doit y avoir un sous-marin de signalé.
Le 24 janvier, au matin, on a pour escorte deux contre-torpilleurs. La mer est assez calme, mais on n’aperçoit plus aucune côte. Plus tard, on aperçoit les côtes de Grèce. À midi, on entre dans l’archipel de Salonique. Le soir, on aperçoit les lumières du port, mais comme il est trop tard, on est obligé de rester au large de la rade pour attendre le jour. Tout le monde est content d’être arrivé, mais encore on n’est pas en sûreté. La ville est illuminée.
Le 25 janvier, au matin, on montre le sac à 9 heures. On passe sur le pont du navire pour aller sur un chaland qui nous transporte sur le quai du port car notre navire ne peut y aller. À 10 heures, on met pieds à terre, le sourire vient aux lèvres de chacun. On se rassemble en dehors du port ou l’on trouve quelque chose à acheter pour manger. À midi, on part vers le camp, traversant la ville par le quartier juif, puis on passe devant les camps des Anglais, des Italiens et Serbes. À 2 heures, on arrive au camp de Jeïtenlik où l’on monte les toiles de tentes sur une petite colline. Après avoir monté les tentes, on touche des paillassons pour se coucher car le sol est mouillé. Je descends à Salonique pour acheter quelque chose à manger car on n’a rien touché de toute la journée, pas même du pain.

http://www.saleilles.net/guerre/page7.html

Exposition d’Aéroplane Allemand à Nancy

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Nancy – Exposition d’Aéroplane Allemand
Avion boche capturé dans les environs de Lunéville le 23 Janvier 1917
(Collection Pierre Boyer)

source: http://www.pboyer.fr/nancy-hier/image/1826-avion-capture-le-23-janvier-1917

23 janvier 1917: Le président Wilson plaide pour la paix

Le président Wilson, dans un message au Sénat américain, plaide la cause de la Paix. Ah ! S’il pouvait être entendu… Un passage, surtout, me frappe : « J’espère, dit-il, parler pour cette masse silencieuse de l’humanité, qui n’a pas encore eu l’occasion d’exprimer les véritables sentiments de son cœur, devant la mort et les ruines qui accablent les êtres et les foyers ». C’est vrai : pour la première fois, quelqu’un prend la parole au nom de cette énorme majorité muette, au nom de quatre-vingt-dix-neuf personnes sur cent !

Et comme il voit clair et loin, lorsqu’il assure que la paix la plus durable, celle qui laisserait le moins de germes de haine et de revanche dans les cœurs, serait la paix sans vainqueurs ni vaincus. 

source: https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Janvier_1917

 

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