915/Journal du 3 février 1917

Carnets du rémois Paul Hess

La gelée n’ayant fait que s’accentuer chaque jour, depuis le 23 janvier, le thermomètre descend à – 21 degrés.

Journal du samedi 3 février 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, un coup de main ennemi sur un de nos petits postes du secteur de Saint-Georges a échoué sous nos feux.
Dans la région de Saint-Mihiel, notre artillerie a exécuté un tir de destruction sur les organisations allemandes de la forêt d’Apremont. En Lorraine, une attaque dirigée sur nos tranchées au sud de Leintrey a échoué sous nos feux.
Vives actions d’artillerie dans les secteurs de Louvemont (rive droite de la Meuse) et de Metzeral (Vosges).
Sur le front russe, à 1’ouest de Srowentich (au sud-ouest de Brzezany), un détachement d’Allemands, vêtus de pardessus blancs, a pénétré dans les tranchées de première ligne de nos alliés, après un violent bombardement. Une contre-attaque russe, appuyée par l’artillerie, a rejeté 1’ennemi dans ses positions de départ.
Sur le front roumain, fusillade et reconnaissances d’éclaireurs.
Sur le front italien, canonnade dans le val Sugana et en Giulie.
Le comte Romanones, président du Conseil d’Espagne, déclare que la situation créée aux neutres par la note de l’Allemagne est des plus graves. Le même langage a été tenu par le gouvernement danois.
La Suisse, dès à présent, et en prévision d’une accentuation du blocus, a adopté des mesures de restriction alimentaire.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Fin des relations diplomatiques entre les USA et l’Allemagne

Un fait considérable vient de se produire. Le samedi 3 février, le Président Wilson a déclaré rompues les relations diplomatiques des États-Unis avec l’Empire allemand. Rien de plus pour le moment, mais rien de moins ; et il n’en faut pas davantage pour que, depuis la résolution prise par la Grande-Bretagne le 4 août 1914, il ne se soit point accompli d’acte plus important. Comment cet acte a-t-il été amené, par quel enchaînement de circonstances, quels en ont été les motifs, quelles en seront les conséquences probables ou possibles, c’est ce que, soit pour en bien dégager le caractère, soit pour en bien estimer la valeur, il ne sera sans doute pas inutile de montrer. Si près des événemens, et de si grands événemens, la seule manière qu’il y ait, non d’écrire, mais de préparer « l’histoire politique, » et par-là de nous acquitter d’une tâche qui devient de plus en plus difficile, n’est-elle pas d’essayer d’en donner, sur le vif, une bonne et fidèle analyse ?

https://fr.wikisource.org/wiki/Chronique_de_la_quinzaine_-_14_février_1917

Pénurie de charbon et forts gels

  • Alors que la France est en partie ravagée, les deux derniers hivers de la première guerre mondiale sont redoutables. Dans « Le Monde Ilustré » du 3 février 1917, on remarque que cet hiver renoue avec la tradition car selon le journal « les grands hivers d’antan deviennent de plus en plus rares… ». Il est vrai que la courbe de l’évolution des températures hivernales en France note un réchauffement de du début du siècle à l’arrivée de la 1ere guerre.
  • Après trois ans de guerre acharnée, une terrible vague de froid s’abat sur la France (notamment sur les régions du Nord et de l’Est) du 20 janvier au 15 février 1917. Le froid atteint son point culminant au tout début du mois de février avec -26°C à Bonneville, -23°C à Commercy, -22°C à Montbrison, -20°C à Grenoble, -18°C à Lyon, -17°C à Alençon et Clermont-Ferrand et -15,5°C à Paris. Les 10 premiers jours de février sont comparés à la situation de février 1895.
  • Les sols gelés de l’Aisne permettent paradoxalement des mouvements de troupes rendus en temps « normal » impossibles sur sols boueux. En revanche, l’armée française souffre énormément des grands froids car, contrairement à l’armée Allemande, elle est très nettement sous-équipée pour y résister (les régiments ont seulement droit à quelques peaux de bête). Certains tirailleurs algériens sont même chaussés de souliers découverts et vêtus de culottes courtes ! Tout cela joue grandement sur le moral des troupes. Les rivières de l’Est commencent à geler le 24 janvier alors que celles du Nord (dont la Région parisienne) le sont dans les derniers jours de janvier (ce qui ne s’était pas produit depuis 1895). La navigation n’est plus possible sur les canaux puis sur la Seine, et avec la forte demande en charbon, Paris (au même titre que Londres) connaît de grosses difficultés d’approvisionnement. Malgré l’emploi de quelques brise-glace et l’établissement de barrages pour arrêter les glaces près de Rouen, les péniches sont bloquées entre Rouen et Paris, et l’on doit recourir à un service spécial de transports automobiles. Ainsi, les files d’attente pour acheter du charbon deviennent de plus en plus importantes et les prix s’envolent.
  • http://www.meteo-paris.com/france/hiver-1917.html

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