919/Journal du 7 février 1917: Joseph Delphi du 222 ème RI fusillé

Joseph Delphi du 222 ème RI fusillé

663-extrait

N° matricule 663, au recrutement de Bourgoin.
Joseph Delphi est né le 5 décembre 1886, à Voreppe.
Tisseur. Domicilié à Saint Jean de Moirans.

Déjà repéré pour  » filouterie à l’habillement « … ou  » à l’aliment « : illisible sur registre.
Déjà condamné à 5 ans de détention,le 8 novembre 1916, par le même CG, pour  » désertion en temps de guerre « , … peine suspendue le jour même par le Général commandant la 74ème Division.
Condamné à mort,le 11 décembre 1916, par le CG de la 74ème Division, pour  » abandon de poste en présence de l’ennemi « ,  et fusillé le 7 février 1917à Verdun (Meuse).

MAM de Voiron. AD transcrit à la mairie de Voiron le 9 juillet 1917.
Tombe N° 742, nécropole nationale de Bevaux (Verdun).
source: http://www.poilus38.com/les-fusilles-pour-l-exemple-de-l-isere-.php

L’histoire du poilu Marcel Renard

marcel_renard_au_front

Ce voyage se termine à Braux-ste-Cohière, un petit village du département de la Marne, après
3 kilomètres de marche à pied, où ils sont reçus à « l’échelon », par le sous-lieutenant qui le commande.

Le 7 février 1917 il est affecté dans une vieille maison avec de vieux soldats dont certains sont originaires de Seine-et-Marne.

Mais vers « quatre heure du soir », il apprend qu’il « part aux positions à la 28e batterie »…Une heure plus tard il monte dans un fourgon avec deux compagnons de route.

« …
tout à l’intérieur du fourgon.Là des Conducteurs ferment les rideaux et nous  disent. Ne fumez pas, ne criez pas et ne vous faites pas voir. Les cheveaux prennent le trot, puis le galop, et mar- chent ventre à terre. A un moment  j’entend des bruits secs. Ce sont des fusants que les boches nous envoient, puis  secouer terriblement je me décide a  passer la tête hors de la voiture.
Nous sommes dans un champ plein  de trous d’obus. La voiture s’arrête,
nous sommes arriver. Nous rentrons dans une cagna sous terre, c’est la  cuisine. Nous y mangeons de la  bonne soupe puis je suis affecter  provisoirement a la 1ère pièce. Dans  un boyau sous terre couvert de tôle
métro et de terre je me couche dans l’un des lits de treillage su- perposer
… »

Journal à lire sur http://www.shcb77.fr/m_renard.php

Jean Corentin Carré, le petit poilu de Faoüet

capture-decran-2016-12-21-a-11-12-33Cependant, l’administration militaire ne l’entend pas de cette oreille. Elle exige que, pour respecter les textes officiels, l’adjudant Carré, que l’on commence à surnommer « le petit poilu de Faouët », abandonne son grade et souscrive un nouvel engagement comme simple soldat. Le 7 février 1917, au bureau de recrutement de Châlons-sur-Marne, Jean Corentin Carré redevient donc homme de troupe, mais dans la plus parfaite légalité cette fois-ci.

Sur l’insistance du colonel commandant le 410e R.I., son ancien grade lui est rendu et, trois mois après la régularisation de sa situation, il a retrouvé la pleine jouissance de ses titres antérieurs. Le 16 juin 1917, il reçoit une autre citation, à l’ordre de la division cette fois-ci, qui mentionne notamment son « sang froid et son courage remarquables« . C’est son dernier fait d’armes dans l’infanterie.

A la fin du mois de juin 1917, il est muté sur sa demande dans l’aviation. En juillet 1917, il reçoit l’insigne d’élève-pilote. Le 3 octobre 1917, le brevet de pilote (n° 6642) lui est décerné, à l’issue d’un stage au camp d’Avord et il est affecté à l’escadrille 229, au sein de laquelle il combat dans le ciel de Meuse.

Le 18 mars 1918, il trouve la mort dans un combat aérien au dessus de Souilly. Cette action lui vaut sa dernière citation, à l’ordre de l’armée cette fois-ci : « Adjudant Carré Jean Corentin, du 410e Régiment d’Infanterie, pilote à l’escadrille S.O. 229. Attaqué par trois avions ennemis, le 18 mars, s’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu, l’entraînant dans une mort glorieuse« .

L’histoire à lire sur http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2009/09/02/adjudant-pilote-jean-corentin-carre/

Les treize fusillés du département de l’Isère

Le Collectif isérois pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple, grâce à l’aide d’historiens et des archives des conseils de guerre,a recensé treize soldats originaires du département. Et a retrouvé, à cette date, trois familles. Les motifs de leur condamnation
à mort sont principalement : “Suspecter de mutilation volontaire, abandon de poste en présence de l’ennemi, refus d’obéissance en
présence de l’ennemi.”

Journal de guerre du mercredi 7 février 1917 à travers Le Miroir

Vives luttes d’artillerie, en Belgique, dans le secteur du canal de Paschendaele sur la rive droite de la Meuse, entre Louvemont et les Chambrettes, ainsi qu’en Lorraine, dans la région Emberménil-Reillon.
Deux coups de main ennemis ont échoué sous nos feux à la droite de la Meuse, l’un à l’est de Louvemont, l’autre aux Eparges.
En Lorraine, l’ennemi a attaqué une de nos tranchées vers la digue de Parroy, au nord-ouest de la forêt. Une fraction allemande, qui avait pénétré jusqu’à notre première ligne, en a été immédiatement rejetée par notre contre-attaque.
Dans la région d’Ancerviller, nous avons capturé une patrouille allemande.
En Alsace, dans la région d’Aspach, au nord-ouest d’Altkirch, après une préparation d’artillerie, nos reconnaissances ont pénétré en trois points différents dans les positions allemandes. Après avoir bouleversé les ouvrages de l’adversaire et détruit ses abris, nos troupes sont rentrées sans avoir subi de pertes.
L’Espagne a expédié sa réponse à la note allemande concernant le blocus. Le Brésil a également envoyé sa réponse.
La presse d’outre-Rhin continue à dire que la guerre avec l’Amérique ne lui inspire aucune crainte.
Les Anglais ont occupé 1000 mètres de tranchées ennemies sur le front de la Somme, dans la région de Grandcourt. Ils ont fait 48 prisonniers. Ils ont déployé une grande activité d’artillerie dans le secteur d’Ypres.

 

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