921/9 février 1917

 Les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich

L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux alliés après leur repli (maison, arbres, puits,…). Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’Avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des dames sera un échec cuisant. Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions.

http://www.theatrum-belli.com/chronique-culturelle-du-9-fevrier/

Extrait d’Un autre monde » de Claude Crozon

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source: https://books.google.fr/books?id=MycNtiiN18UC&pg=PT20&lpg=PT20&dq=9+février+1917&source=bl&ots=mLK7DAa8lP&sig=PcDtr3AFTbB-NMtZcIW5N6c41Is&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwitq723yZnRAhVCbBoKHW2qCjA4KBDoAQhFMAc#v=onepage&q=9%20février%201917&f=false

(Aviation) Gabriel Hebert teste un  Nieuport 17

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Le 9 février 1917, il teste un nouvel avion, le Nieuport 17 n° 2312

Le 10 février 1917, au cours d’une mission photo au Nord de Laon, l’équipage composé par Gabriel Hébert / Charles Borzecki est attaqué par 3 avions allemands. Un des belligérants adverses est abattu dans les environs d’Etouvelles, au Sud de Laon, et les deux autres rompent le combat. Le Sopwith 1A2 n° 22 de la N 62 a été touché de 5 balles, dont l’une a coupé la commande de profondeur. Cette victoire a été homologuée, c’est la seconde de Gabriel Hébert.

Pour cette victoire, Gabriel Hébert reçoit une citation à l’ordre de la 6ème armée en date du 15 février 1917 : « Pilote de tout premier ordre. Le 10 février 1917, au cours d’une mission lointaine, a été attaqué par trois avions; a abattu l’un d’eux et mis en fuite les deux autres. N’est rentré qu’une fois sa mission complétement terminée. »

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Gabriel_Hebert.htm

A propos des marraines de guerre

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Dans L’École des marraines, la romancière Jeanne Landre se moque d’une quinquagénaire ronde et « basse sur pattes » qui se « rattrape à distance ». Ce thème de la vieille fille catastrophée par la venue du filleul en permission devient même un sujet de pièces de théâtre telles Cœur de marraines, Son filleul ou encore Parrains-marraines. On encensait hier les marraines, on s’en moque aujourd’hui. La pièce de boulevard Nénette un filleul touche le fond en présentant une femme frivole qui se réjouit de la venue de son filleul en permission avant qu’elle ne découvre qu’il s’agit d’un prêtre ! Cette image dégradée est à l’origine de la crise de vocation qui se constate dès 1916.

2_0 La lassitude, la longueur du conflit, la déception des rencontres, la mort des filleuls vécue douloureusement y sont aussi pour quelque chose. Il n’y aura jamais tout à fait d’adéquation entre la demande des soldats et celle des jeunes femmes : « Est-ce que par hasard je n’aurais pas de lectrices ? » s’étonne en janvier 1916 une journaliste de La Bataille, qui réclame des marraines pour les poilus qui lui écrivent. Le 9 février 1917, elle reconnaissait son échec : « Marraines, marraines, si vous n’avez pas pitié, je vais bientôt être ensevelie sous la pyramide de lettres des aspirants filleuls. Entendez mon cri de détresse, volez à mon secours« . La marraine n’est-elle pas morte de son succès ?

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-marraines-de-guerre

Lire l’Express du midi du jour

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http://images.expressdumidi.bibliotheque.toulouse.fr/1917/B315556101_EXPRESS_1917_02_10.pdf

Journal du poilu Rapenel

capture-decran-2016-12-29-a-15-26-20Vendredi 9 février 1917 .-Exercices et théorie sur la mitrailleuse Hotchkiss. Rien compris ! L’après-midi : marche : traversé Waly et revenu par Beaulieu ; Temps toujours très froid. Le soir partie de cartes.

Samedi 10 février 1917 .-Matinée : Théorie pratique sur la fabrication des réseaux et chevaux de frise barbelés. Le soir j’allais au camp de tir de Fleury sur Aires d’où je tirais trois bandes au fusil mitrailleur. Pratique, mais seulement coup par coup sur but visé. Autrement à la mitrailleuse, il est difficile d’atteindre le but. Je vis des annamites employés à l’extraction de la pierre. A Fleury, il y a une grande gare de ravitaillement pour le front de Verdun, un parc à bestiaux, etc. Temps superbe.

Dimanche 11 février 1917 .-Le matin repos complet. Le soir, j’allais me promener avec des amis car le temps fut exceptionnel. Il fait moins froid. A 20 h j’étais couché.

Lundi 12 février 1917 .-Je me préparais pour aller à l’exercice mais j’eus la flemme et je n’y allais pas. Je passais la matinée à scier du bois. Le canon gronde côté Verdun. L’après-midi j’allais au tir des Fusils Mitrailleurs en passant par la route.

La suite sur http://ravenel.oise.free.fr/documents/journal%20d’un%20poilu%20(22).pdf

Journal du vendredi 9 février 1917

Sur le front de Verdun, combats à la grenade et lutte d’artillerie assez vive dans la région cote 304-bois d’Avocourt. Nous avons capturé une patrouille allemande près de Bongée.
En Alsace, rencontres de patrouilles dans les secteurs de Metzeral, d’Aspach et de Seppois.
Un de nos avions a lancé 6 bombes sur les établissements militaires de Lahr (grand-duché de Bade). Une de nos escadtilles a bombardé le terrain d’aviation de Marakecke.
Les Anglais ont dirigé une attaque contre une importante position allemande au sommet de la hauteur de Sailly-Saillisel. Elle a réussi. 78 prisonniers ont été faits. Nos alliés ont progressé sur les deux rives de l’Ancre. Ils ont enlevé la ferme de Raillescourt, sur la route de Beaumont-Miraumont. Au sud de l’Ancre, enlevant une tranchée, ils ont fait 52 prisonniers. Un détachement a fait des prisonniers au sud de Bouchavesnes.
Canonnade dans les régions d’Armentières et d’Ypres. Les aviateurs britanniques ont bombardé un aérodrome.
Les Russes ont eu un succès sur les Autrichiens, près de Kimpolung, un autre sur les Turcs près de Guemisch-Kané (Arménie).
Un sous-marin allemand a torpillé le paquebot anglais California. Il y a des victimes.
Le Sénat américain a approuvé par 78 voix contre 5 la rupture signifiée à l’Allemagne par M. Wilson.

L’éphéméride complet sur le site http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Fausse joie en Salonique

9 février 1917. -Sur les récents titres de permission des troupes de Salonique, figure cette note : « En cas d’armistice, rejoindre le dépôt ». Ces quelques mots ont follement ému les permissionnaires et leurs familles. Ils y ont vu le présage de la fin. Moi-même, toujours prompte à l’espoir, j’étais près de partager leur illusion. Mais le sénateur Foucard, pour qui la paix est le plus grand des maux, courut enquêter dans les bureaux. Il en revint triomphant. Dieu merci, la note était de pure forme et ne prévoyait nullement un prochain armistice.
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