922/Journal du 10 février 1917

Journal du samedi 10 février à travers Le Miroir

Dans la région à l’est de Reims, nous avons réussi un coup de main et ramené des prisonniers.
Nos batteries ont exécuté des tirs efficaces sur les organisations ennemies du secteur de la cote 304. Un dépôt de munitions a explosé. Canonnade intermittente sur le reste du front.
Un de nos pilotes a abattu un avion allemand près de Cerny-les-Bucy (Aisne). Nos avions de bombardement ont lancé des projectiles sur les usines militaires et la gare de Bernsdorf, ainsi que sur la gare de Fribourg-en-Brisgau (grand-duché de Bade).
Canonnade sur le front belge, spécialement au sud de Nieuport.
Les Anglais ont exécuté des coups de main heureux à l’est de Vermelles et au sud-est d’Ypres. Un grand nombre d’abris ont été détruits et des prisonniers ont été faits.
Les Allemands, après un violent bombardement, ont tenté d’aborder les lignes britanniques, au sud d’Armentières. Ils ont été décimés et rejetés. 37 prisonniers ont été faits, dont 2 officiers. Nos tirs de contre-batteries ont provoqué deux explosions dans les lignes allemandes. Un groupe de travailleurs a été dispersé par le feu britannique, vers la butte de Warlencourt.
La Republique Argentine a remis a l’Allemagne une note de protestation énergique contre le blocus.
La Suède a décliné la proposition de M. Wilson tendant à instituer une action collective des neutres contre la guerre sous-marine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Lettre d’un aumonier aux armées

La lettre du 10 février 1917
Cette lettre nous éclaire sur l’état d’esprit de ce prêtre, son organisation et les conditions de vie dans son secteur.
A. Saillard est donc prêtre aux armées, en cours d’installation dans le fort des Paroches, à trois kilomètres de Saint-Mihiel où sont les Allemands. Les obus n’épargnent pas ce secteur et les avions ennemis, nombreux »comme des papillons », sont redoutés.
Cet hiver 1917 est très froid : il fait moins 20 à moins 25 degrés la nuit, les routes sont glissantes, le vin est gelé. La cuisine est assez loin du fort (800 m) ; on doit s’y rendre de nuit, par des boyaux. L’eau est rare, apportée de « fort loin » par bidons. Heureusement, l’ordinaire est parfois complété par des conserves achetées « à prix d’or » dans un village éloigne, mais surtout par des colis reçus du pays granvillais, de Bréville en particulier.
A. Saillard évoque son habitat : une sorte de cachot voûté de deux mètres sur 3,50 m à usage de chambre et de chapelle. C’est là qu’il célèbrera la messe et les assistants en surnombre se tiendront dans un cachot attenant. La chapelle comportera le nécessaire : l’autel portatif commandé à rennes, disposé sur une longue planche, comprend burettes, missel et porte-missel, chandeliers, canons d’autel,  linge et aube ; en outre, un ornement blanc et un second, violet d’un côté et noir de l’autre compléteront l’essentiel.
Ma grand-tante lui a proposé des travaux de couture ; il en profite pour souhaiter améliorer l’aspect de son local et il demande notamment de lui envoyer des tissus pour cacher les étagères au-dessus de son lit et sur les autres parois et aussi devant l’autel et au-dessus. Des petites croix de Lorraine « sur papier ou étoffe bleue » participeraient à orner la chapelle, en plus des grandes images offertes par le marchand d’ornements. Il remercie vivement ma grand-tante de sa complaisance et de son travail, mais il tient à régler les frais d’achat et d’expédition et recommande d’acheter des tissus bon marché car « un obus peut tout démolir ».
A. Saillard remercie pour les commissions faites et s’intéresse à ses amis de Granville : il a envoyé un mot de condoléances à la famille de Mme de Sévalle dont il plaint le petit-fils. Une lettre de Mme Gilberte[9] lui ferait plaisir. Il se dit heureux et tranquille, satisfait de ses bons rapports avec officiers et poilus et fier d’être en première ligne ; il évoque aussi la fin de la guerre où il emporterait « tout ce qui a quelque valeur ».
Chaque poilu a eu son histoire. Ce témoignage en est un parmi d’autres, mais celui d’un ecclésiastique est plus rare.

source: https://societearcheologieavranchin.wordpress.com/les-sources-de-lhistoire-de-lavranchin/10-fevrier-1917-lettre-dun-aumonier-aux-armees/

Roger TEISSERENC demande à s’engager dans l’Armée

histob1Le 10 février 1917, âgé de 20 ans, ayant retrouvé la santé, il écrit à ses parents une lettre émouvante pour leur demander la permission de réintégrer l’armée : «  Je viens aujourd’hui en toute simplicité solliciter de votre bonté l’autorisation de redemander à passer dans le service armé…Je sais qu’en partant pour le front, j’augmenterai le poids déjà lourd de vos soucis, vous souffrirez et ça je le sais, mais l’amour que l’on porte à ses parents doit-il passer avant le devoir ?Car je considère de mon devoir, maintenant que je suis en excellente santé de faire comme mes camarades…Je compte, mon cher Papa, ma chère Maman, sur votre courage et sur votre compréhension du devoir pour répondre  d’une façon affirmative à ma demande… »

http://www.teisserenc.com/histobioteiroger.htm

(Aviation) Peu d’organisation dans l’aéronautique

Le 10 février 1917, le ministre de la Guerre, le général Lyautey, crée la Direction de l’aéronautique qui est confiée à un artilleur, le général Guillemin, qui est chargé d’assurer la Haute Direction des Services aéronautiques à l’Intérieur et aux Armées et d’établir une liaison complète avec les Services aéronautiques de la Marine et des armées alliées. Mais cette tentative d’unification avorte rapidement. Le général Guillemin est remercié, le 20 mars 1917, lors de la chute du cabinet Briand.

Le rôle actif joué par l’aviation lors de la bataille de la Somme convainc les armes traditionnelles et les parlementaires que l’aéronautique militaire, malgré les difficultés rencontrées, est vraiment devenue une arme. Cette prise de conscience provoque la multiplication des tentatives de contrôle et de récupération d’un secteur d’importance militaire et économique grandissante qui s’était jusqu’alors, de par sa position secondaire, développé avec difficulté. La lutte entre intérêts différents, notamment entre les politiques de l’arrière et les militaires du front, ne fait qu’accentuer les défauts dont souffre l’aviation dans son organisation. L’échec de l’unification des services dans une direction générale par manque de volonté politique de la part des responsables gouvernementaux perpétue l’absence de coordination entre l’emploi de l’aéronautique de l’avant et la production qui doit lui être subordonnée.

La mort de l’argonnais Alcide Poirrier

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LE DESSIN DU JOUR

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