927/journal du 15 février 1917

Le chant des sacrifiés deviendra la chanson de Craonne

chanson-craonne

C‘est avec beaucoup d’émotion et l’orthographe indécise que le soldat Duchesne prend la plume pour écrire à sa « petite femme » ce 15 février 1917. L’hiver est éprouvant. Duchesne fait parti du 114e régiment d’infanterie qui a combattu dans la Somme l’année passée. De retour des tranchées et avant de repartir au combat, il s’offre avec cette missive un court répit. « Je tenvois la chanson des embusqué et tous se que je te prie, sait de la conservait car sait la seul chanson qui me plait. Elle est raielle […] sait la nouvel chanson du poillu des tranché », écrit-il.

Le soldat Duchesne évoque cette ritournelle qui circule de tranchée en tranchée depuis le début de la guerre. La chanson lui plaît, car elle évoque les misères des soldats de la Première Guerre mondiale, les inégalités entre ceux qui combattent au front et la vie à l’arrière, à Paris et ailleurs. « C’est malheureux de voir sur les grands boulevards/Tous ces gros qui font la foire/Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués/Feraient mieux d’monter aux tranchées. »

Les poilus chantent ces vers au combat, les répètent de façon clandestine. La chanson passe d’oreille en oreille, remonte parfois le moral des troupes. Quel est son titre ? Difficile de répondre. Tant de versions existent qu’il varie d’un site à l’autre, d’un village à l’autre. « Sur le plateau », « la Chanson de Lorette », « les Sacrifiés », « la Vie aux tranchées », « la Misère de Craonne », etc.

La mélodie, elle, reste la même. C’est celle de « Bonsoir m’amour », chanson sentimentale et populaire composée par Adelmar Sablon au début du XXe siècle. Quelques mois après la lettre du soldat Duchesne, qui sera interceptée par le contrôle postal, est lancée la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers la ville de Laon, le 16 avril 1917. « L’heure est venue, confiance, courage et vive la France ! » lance le général Nivelle. La bataille restera connue sous le nom de Chemin des Dames ou offensive Nivelle.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-chant-des-sacrifies-08-11-2014-4274379.php

Un aviateur canadien fait prisonnier

Merlin DEX, Royal Canadian Air Force.

Le 15 février 1917. « J’ai effectué ce matin ma première mission en territoire hostile, comme observateur sur un RE8 anglais. Je ne m’attendais pas à finir ici dans les quartiers réservés aux prisonniers pilotes de ces geôles allemandes. 

Notre mission devait simplement permettre de faire gagner du temps à nos troupes faisant face à une percée de blindés allemands. Passer au dessus de leurs lignes et lâcher quelques bombes sur les tanks ennemis pour réduire au maximum leurs nombres et leur vitesse de progression.

Tout aurait dû se passer sans réel problème. Mais le sort en décida autrement. Une patrouille d’Albatros DIII fit irruption inopinément dans notre espace. Les nieuport 17 ne tirent pas longtemps face à la puissance de ces nouveaux appareils ennemis.

Une fois notre escorte abattue par ses soins, un pilote allemand vira sur nous pour faire feu. j’avais anticipé, heureusement son attaque et fait signe à mon pilote de descendre. Le DIII se trouva alors au dessus de nous et je lui assénai quelques rafales de ma Lewis flambant neuve !

http://merlindex.free.fr/spip/spip.php?article74

Parution de la baïonnette

085

http://labaionnette.free.fr/1917/b085.htm

Obligation d’assurer les risques français en France

Une loi du 15 février 1917 oblige à assurer les risques français en France et établit un contrôle partiel de la réassurance, notamment pour l’empêcher de transmettre aux nations ennemies des renseignements sur les installations industrielles et portuaires

http://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/caef/Documents/Archives/aef/pages/08/08-04.html

Journal du jeudi 15 février 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Reims, nous avons réussi un coup de main dans le secteur de Prosnes. Activité des deux artilleries dans les régions de Maisons-de-Champagne et de Saint-Hilaire, ainsi que sur la rive gauche de la Meuse, dans le secteur cote 304-Mort-Homme.
En Woëvre, nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies au nord de Flirey.
Des avions allemands ont jeté des bombes dans la région de Dunkerque. Il y a plusieurs tués et blessés. Nancy a été également bombardé par avions. Pas de victimes. Nos escadrilles ont jeté des bombes sur les terrains d’aviation d’Etreillers (Aisne) et de Saucourt (Somme), sur les gares d’Athies, Hombleux, Voyennes, Curchy, Saint-Quentin, Ham et sur les usines à l’est de Tergnier.
Echec d’une attaque allemande sur le front belge (Pervyse).
Les Anglais ont pris un point d’appui au sud-est de Grandcourt. Un autre raid a été exécuté avec succès au nord-est d’Arras ; 40 prisonniers ont été faits. Autres raids encore au nord de la Somme et au nord-est d’Ypres. Echec d’attaques allemandes à l’est d’Armentières et au sud de Messines. Nos alliés ont fait exploser trois dépôts de munitions près d’Armentières.
En Macédoine, les Allemands ont donné assaut, avec des forces importantes, à la cote 1050, à l’est de Pavlovo. Ils ont d’abord pris pied dans des tranchées de première ligne, mais une contre-attaque italienne les a refoulés.
La flotte anglaise a bombardé Nechori.
Brillante contre-offensive russe en Bukovine.
Echec autrichien au nord de Gorizia.

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Marcelin Cailleau s’ennuie à Mourmelon

foyer

Le 15 – 2 – 17

Chers parents

aujourd’hui nous avons changer de pays. Nous sommes arrivés dans un camps tout auprès de Mourmelon. Nous nous sommes un peu rapprochées des lignes.
Par ici le secteur est très bien organiser nous sommes dans des barraquements en planches et il y a des lits. A l’heure ou je 
vous écrit je suis au  foyer du soldat. Ici il nous donnent du papier
pour écrire. Il y a aussi des jeux de dames pour s’amuser ou des livres 
pour lire. Tous ceci c’est pour nous désennuyer car il n’y a aucun autre divertissement.
Le camps est dans les sapins et je crois que  nous verrons pas souvent
des civils.
Enfin là nous serons pas  trop mal car on peut trouver tout ce que l’on a besoin.

(*)Les fautes d’orthographe n’ont pas été corrigées

http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article32

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