929/17 février 1917: les tirailleurs sénégalais furent-ils de la « chair à canon » ?

Journal du samedi 17 février 1917

Au nord de l’Avre, un coup de main ennemi sur un de nos postes, vers Fouquescourt, a complètement échoué.
En Champagne, le bombardement dirigé par l’ennemi sur notre front Butte-du-Mesnil-Maisons-de-Champagne, a pris une intensité particulière à la faveur de l’explosion de plusieurs mines, les Allemands ont réussi à pénétrer dans un saillant situé à l’ouest de Maisons-de-Champagne, au nord de la route qui va de ce point à la Butte-du-Mesnil. Nos tirs de barrage et nos feux de flanc, partis de la région nord de la Main-de-Massiges, ont infligé aux assaillants des pertes élevées.
Nous avons réussi plusieurs coups de main dans la région de Berry-au-Bac et en Argonne, en ramenant une trentaine de prisonniers. Un tir de nos batteries lourdes a provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions à Maure (nord de Tahure). Une reconnaissance a été dispersée par notre feu près de Nomény.

Lutte d’artillerie dans la région de Louvemont et au sud du col de Sainte-Marie (Vosges). Une pièce à longue portée a tiré plusieurs obus dans la direction de Nancy.
Les Anglais ont pénétré dans les tranchées allemandes au sud de Souchez. Ils ont rejeté un détachement ennemi an nord-est d’Armentières. Canonnade vers Saillisel et au sud-ouest d’Arras.
Le gouvernement allemand a libéré les 12 marins américains du Yarrowdale.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

(Marine) Torpillage de l’Athos: plus de 750 morts

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Lancé le 25 juillet 1914 à Dunkerque, mais remorqué à St Nazaire pour y être terminé. Paquebot frère du PORTHOS. Mis en service en novembre 1915. Après avoir servi quelques temps comme navire-hôpital, il est réquisitionné pour les services postaux, mais il ne naviguera qu’un peu plus d’un an. Le 21 avril 1916, il quitte Haiphong avec à son bord les 1320 hommes du 13ème Bataillon de Tirailleurs Indochinois. Arrivé à Marseille le 23 mai. Le 31 août 1916, il embarque à Saigon 1070 hommes du 14ème Bataillon de Tirailleurs Indochinois. Arrivée à Marseille le 5 octobre.(53)

Parti de Marseille pour Yokohama le 29 octobre 1916, il en repart le 26 décembre, embarquant à Hong Kong 950 coolies chinois, et à Djibouti 850 tirailleurs. Le 14 février 1917, il quitte Port Said mais il est torpillé le 17 février 1917 à une centaine de miles de Malte, (35° 22′ N et 18° 32′ E) par le sous marin U65, laissant 754 morts ou disparus. C’est le plus grave naufrage qu’ait connu la Compagnie pendant toute son histoire. Les rescapés seront recueillis par les navires de l’escorte: ENSEIGNE HENRY et MAMELUCK puis par la canonnière MOQUEUSE et le torpilleur BALISTE. (1) et (16)

source: http://www.messageries-maritimes.org/athos.htm

les tirailleurs sénégalais furent-ils de la « chair à canon » ?

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Le Rire, samedi 17 février 1917, avec deux formules : « le général Mangin et ses exécutants » et « Musique de guerre : un Noir vaut deux Boches »

Le Rire, samedi 17 février 1917, avec deux formules :
« le général Mangin et ses exécutants » et « Musique de guerre : un Noir vaut deux Boches »

«Les régiments défilèrent ensuite devant Mangin. Au fur et à mesure les commandants de compagnies ordonnaient «Tête ! gauche !» devant le Général, mais pendant tout le défilé, presque imperceptiblement, mais cependant audible, un sourd murmure accompagnait le bruit des pas : «Assassin, assassin, assassin !»… la dernière compagnie s’éloigna sur la route. Le défilé prit fin. Mangin se tourna vers ses voisins. “Eh bien ! Ils sont très gentils, ces petits. Cela se passera très bien”. Il savait qu’ils marcheraient»

Cette anecdote, peut-être apocryphe mais cependant significative, et lourde de terribles souvenirs, a été racontée par le général de Gaulle à la fin de sa vie, à propos de la reprise du fort de Douaumont en 1916 par les troupes de Mangin (1).

Elle indique que celui-ci fut qualifié de «boucher des Blancs» bien avant qu’il le fut «broyeur des Noirs».

La suite sur http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2014/07/16/30243155.html

Mise en place de la réserve générale d’artillerie lourde

edmond-buatLe lieutenant Edmond Buat crée, auprès de Nivelle, au début de 1917 la Réserve générale d’artillerie lourde (RGAL) qui devient ensuite plus simplement la Réserve générale d’artillerie (RGA). La chose peut sembler technique. Elle l’est. Mais elle est beaucoup plus que cela. En créant et en organisant cette réserve d’artillerie et en la plaçant directement entre les mains du commandant en chef, Buat dote l’armée française d’un système de bombardement stratégique qui n’existe à une telle échelle chez aucun autre belligérant. La Réserve générale d’artillerie organisée avec le soutien d’Albert Thomas et des grands industriels français associe, dans un ensemble cohérent, toute l’artillerie la plus lourde et la plus puissante avec les moyens de transports et de déplacement les plus performants de l’époque qu’il s’agisse de l’artillerie lourde sur voie ferrée (ALVF) ou des régiments à tracteurs. Il parvient à ses fins mais pas au rythme qu’il aurait souhaité. Lorsqu’il obtient que le Programme [d’artillerie] du 17 février 1917 soit lancé, il écrit que c’est « un des plus imposants, qui aient été conçus pendant la guerre. Grâce à lui, je pouvais compter qu’un moment viendrait où la réserve générale d’artillerie serait assez forte pour jouer le rôle qui lui était destiné »

http://www.theatrum-belli.com/a-paraitre-le-journal-du-general-edmond-buat-1914-1923-createur-de-la-reserve-generale-dartillerie-en-1917/

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