930/18 février 1917: évacuation de Chauny (Aisne)

Journal du 18 février 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, activité des deux artilleries, dans le secteur de Maisons-de-Champagne. Dans la région de Verdun (Bezonvaux), un coup de main ennemi a échoué sous nos feux. Un autre coup de main ennemi a échoué aux Eparges. En Alsace, après un vif bombardement, un de nos détachements a pénétré dans le saillant allemand d’Amertzwiller, complètement bouleversé, et a constaté que l’ennemi avait subi des pertes sensibles. Nous avons ramené des prisonniers.
Sur le front russe, fusillade et reconnaissances d’éclaireurs. Bourrasques de neige dans les Carpathes. Fusillade et combats d’avant-postes sur le front roumain. Tempête de neige dans le Caucase.
Sur la côte d’Anatolie, les navires russes ont détruit 16 goélettes à voiles.
L’emprunt anglais, d’après les dernières évaluations, donnerait plus de 25 milliards de francs.
Le commerce américain est presque complètement paralysé par le blocus allemand.
Une canonnière américaine a été coulée devant Constantinople.
Le gouvernement helvétique a demandé des éclaircissements à son ministre à Washington, M. Ritter, sur le rôle que celui-ci a tenu entre les Etats-Unis et l’Allemagne.
De violents combats ont eu lieu à Cuba entre les troupes gouvernementales et les insurgés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Evacuation de Chauny (Aisne)

1917_chauny

Le 18 Février 1917, après un préavis de quelques heures seulement, le premier train d’évacuation emmenait vers la frontière belge, avec quelques bagages à main (environ 30 kilos par personne), nos concitoyens valides.Les départs se succédaient très rapidement, séparant souvent de force les familles et quelques jours plus tard, il ne restait plus dans notre ville que les femmes avec des enfants en bas âge, les personnes âgées de plus de 60 ans et les grands malades que les Allemands n’avaient pas emmenés. Tous furent parqués dans le Faubourg du Brouage, transformé en un véritable camp de concentration et assistèrent terrorisés à la destruction systématique de la ville qui fut conduite avec une barbarie raffinée : d’abord le pillage complet et méthodique des maisons vidées de tous les objets qui avaient pu plaire aux envahisseurs, ensuite le dynamitage rue par rue, maison par maison, puis l’incendie de tout ce qui n’avait pas sauté.

source http://chauny.com/histoire1/inauguration03.htm

Lire aussi http://memchau.free.fr/chaunyguerre14.htm

Le 18 février 1917, après un préavis de quelques heures seulement, le premier train d’évacuation emmenait vers la frontière belge, avec quelques bagages à main (environ 30 kilos par personne), nos concitoyens valides. Les départs se succédaient très rapidement, séparant souvent de force les familles, et quelques jours plus tard il ne restait plus dans notre ville que les femmes avec des enfants en bas âge, les personnes âgées de plus de 60 ans et les grands malades que les Allemands n’avaient pas emmenés. Tous furent parqués dans le Faubourg du Brouage, transformé en un véritable camp de concentration, et assistèrent terrorisés à la destruction systématique de la ville qui fut conduite avec une barbarie raffinée : d’abord le pillage complet et méthodique des maisons vidées de tous les objets qui avaient pu plaire aux envahisseurs, ensuite le dynamitage rue par rue, maison par maison, puis l’incendie de tout ce qui n’avait pas sauté, Au bout de quinze jours de cette destruction systématique, notre malheureuse cité, bien qu’encore loin du front de bataille, n’était plus qu’un vaste champ de ruines, ce qui faisait écrire à un témoin de cette barbarie: « Chauny n’est plus … Chauny est une ville assassinée ».

Affiche sur la carte du sucre prise d’assaut à Paris

paris_affiche_sur_la_carte_-agence_rol_btv1b69531453

Paris, affiche sur la carte de sucre de la Ville de Paris, 18 février 1917, avec attroupement] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b69531453

Lettre du 18 février 1917 de Marcel Sibaud

VALRÉAS, LE 18.2.1917

Ma petite chérie,

Je comptais sur ce dimanche pour t’écrire longuement, il est 9h ¼ du soir et je commence seulement.
Hier en prévision du dimanche, je m’étais couché de bonne heure (8h ¾) sans mettre mes cahiers à jour. Je devais me lever ce matin à 8 h étant de jour. Les fonctions d’élève de jour m’ont fait perdre une partie de la journée mais en tant que vaguemestre elles m’ont permis de recevoir de suite 2 lettres de toi (celles de jeudi et vendredi). Après une toilette soignée, j’ai été chez le capitaine pour le rapport mais il n’était pas encore levé. Je l’ai trouvé après la soupe qui était à 10 h ; il sortait de chez lui ; je pensais que là peut-être il ne serait pas seulement « mon capitaine » mais sans doute comme c’était dans la rue il n’en a rien été.
Hier cependant à la manœuvre du bataillon commandée par le colonel il m’a dit à un moment « Marcel Sibaud, à votre place ! ». Le colonel m’a interrogé sur le terrain, le capitaine m’ayant désigné et j’ai bien répondu. Aujourd’hui j’ai rencontré le colonel dans le couloir des Ursulines ; il m’a reconnu et m’a dit « bonjour M. Sibaud ».
Je ne suis plus seul pour ma chambre M. Bernados, rédacteur au travail (don de la Mutualité) ancien attaché de cabinet de bourgeois, m’a demandé si je voulais partager avec lui ? Je n’en aurai donc que pour 15 frs. D’autre part il est très sérieux et ne semble demander qu’à travailler.
Dans l’après-midi, je me suis fait donner un broc d’eau chaude et me suis lavé avec plaisir aussi complètement que possible. Puis j’ai donne mon linge à blanchir. Je me suis remis à jour pour le travail.

Suite et réponse sur http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/04/lettre-du-18-fevrier-1917-de-marcel-sibaud/

(Aviation) De nouvelles règles pour pouvoir être aviateur

Le personnel spécialisé (volant et d’ateliers) était régi par une circulaire ministérielle du 19 juin 1917, mais le personnel volant a fait ensuite l’objet d’une nouvelle circulaire le 18 février 1918. En 1917, des critères physiques de sélection venaient d’être posés par les médecins militaires pour le recrutement des aviateurs. Ils furent donc également acceptés pour l’aéronautique maritime, mais ils n’avaient encore rien à voir avec ceux exigés aujourd’hui. L’acuité visuelle devait être « normale » (cette notion étant laissée à l’appréciation des médecins) pour un œil et au moins égale à 3/5e pour l’autre. Le port de lunettes était néanmoins interdit. Le champ binoculaire faisait également l’objet de tests, ainsi que la capacité à distinguer les couleurs. De même, l’ouïe devait être « normale », ainsi que la respiration, le cœur, la résistance aux chocs sensoriels.

source: https://rha.revues.org/3313

Parution du Petit journal

Naissance du génial créateur Philippe Charbonneaux

http://www.estic.fr/documents/charbonneaux

Lettres de lucien André

histoire14

 » 18 février 1917…. Ben, ça va plus du tout chez nous. Les Boches attaquent, nous aussi. C’est le fouillis quoi. C’est à présent que la guerre va finir, qu’il faut se tuer avec le plus de brutalité ».

source: http://www.encyclopedie-bourges.com/guerre14-18.htm

(Aviation) Comment un artiste peintre passa de l’artillerie à la photo aérienne entre 1914 et 1918

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Collection personnelle de l’auteur – Farman MF 40 au dessus de la zone de combat

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Collection personnelle de l’auteur – Photo oblique datant du 18 Février 1917 prise à 300 m au dessus du sol
Elle montre les tranchées en train de subir un bombardement

source: https://aviadrix.blogspot.fr/2012/02/comment-un-artiste-peintre-passa-de.html

 

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