937/25 février 1917: 14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

(bande son) 25 février 1917 : les Allemands reculent leurs lignes et ravagent le pays

Après les batailles de Verdun et de la Somme, les Allemands comprennent qu’ils risquent ne parviendront pas à gagner la guerre en « usant » leurs adversaires. Ils décident donc de ramener leurs position sur une ligne plus solide. Au passage, ils abandonnent des villages et les alliés découvrent les ravages qui y ont eu lieu, comme à Villeret, dans l’Aisne.

Le nouveau chef du grand Etat-major, Paul von Hidenburg, nommé l’été précédent, décide de rationnaliser et de fortifier les lignes sur un nouveau front, en arrière du précédent. Il ordonne de ravager les zones que les Allemands quittent. Plusieurs centaines de villages du nord de la France seront rasés et leur population déplacée, comme à Villeret, dans l’Aisne.

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/25-fevrier-1917-les-allemands-reculent-leurs-lignes-et-ravagent-le-pays_1751325.html

14-18 à Charleville (08) par Marcel (dit Jules) Marengo

dimanche 25 février 1917

8 heures du matin – Un Allemand cogne à la porte de ma cuisine…. Comme je suis long à répondre, il ouvre ma porte et siffle…… pour m’appeler. Mes chats se sauvent à toute vitesse. J’arrive enfin. L’Allemand me prévient que dans 20 minutes le Médecin Général visitera mon logement. Au bout de 10 minutes, nouvelle visite: l’Inspecteur Beer vient me renouveler l’avis du « Siffleur », il le fait d’une façon correcte et dit: C’est pour « Figure »…
En deux temps et trois mouvements, je masque ce qui peut attirer l’attention et j’assombris le plus possible mon logis.
10 heures – Sans sonner, l’inspecteur Beer ouvre la porte et introduit le Médecin Général… C’est le Dr. Ostertag accompagné de son second le Dr. Schmitt et de deux sous- officiers. Il se contente de dire en me voyant… « Vous permettez… » Le Dr. Ostertag circule avec moi dans le logement, il part disant: « Nichts… zu klein und zu dunkel  »
Je déjeune de bon appétit et je fume une cigarette de contentement. Le mot « Figure » lancé par l’Inspecteur Beer m’avait bien fait espérer qu’il s’agissait d’un simulacre…. d’une comédie, mais je n’en étais pas sûr….

source: http://www.cenelle.fr/charleville/01-charleville.html

Journal du dimanche 25 février 1917 à travers Le Miroir

Dans les Vosges, un de nos détachements a pénétré dans les lignes ennemies, au nord de Senones. Après un bombardement violent, les Allemands ont tenté sans succès un coup de main sur nos tranchées de Wissembach. Ils ont fait deux autres tentatives infructueuses sur nos tranchées du Nolu (Alsace).
Activité d’artillerie soutenue sur tout le front belge. Violente lutte de bombes dans la région Steenstraete-Hetsas.
Un de nos dirigeables a bombardé les usines en activité dans la région de Briey et est rentré sans incident à son port d’attache. Quatre cents kilos de projectiles ont été lancés par nos avions sur les bivouacs allemands dans la forêt de Spincourt.
Engagement sur tout le front roumain.
Les Anglais ont réalisé une forte avance dans la région de l’Ancre et se sont rendus maîtres du Petit-Miraumont. Ils ont progressé également, et sur un front de 2400 mètres, dans la région de Serre.
Ils ont accentué leur cheminement dans les alentours de Kut-el-Amara, en Mésopotamie.
Deux navires brésiliens sont arrivés, malgré le blocus des sous-marins, au Havre.
Le gouvernement anglais publie une liste de marchandises dont l’importation sera provisoirement interdite. Il veut réserver sa marine de commerce aux besoins immédiats de la guerre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Les Australiens combattent sur la  Butte de Warlencourt (Pas de Calais)

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Les 25 et 26 février 1917, beaucoup de combats australiens eurent lieu aux alentours de la Butte de Warlencourt. Le 25 février, dans le noir, les 18e et 20e Bataillons (Nouvelle-Galles du Sud) avancèrent dans un épais brouillard des deux côtés de la butte, ne rencontrant que peu de résistance. À gauche à travers les champs (si l’on regarde en arrière vers Le Sars), le 9e Bataillon (Queensland) et le 10e Bataillon (Australie Méridionale) reçurent l’ordre d’avancer dans le brouillard vers le village du Barque. Alors qu’ils se déplaçaient au pas de marche rapide en descendant le versant, le brouillard se dissipa et des obus éclatèrent tout autour d’eux dans le sol boueux. Au total les deux unités perdirent trente hommes qui furent tués dans la charge de ce jour-là au Barque, mais la garde arrière allemande se retira rapidement dans un petit bois en marge du village.

source: http://www.ww1westernfront.gov.au/french/bullecourt/warlencourt/butte-de-warlencourt-feb-1917.php

La mort de la cathédrale Saint -Vaast

Cet article, paru le 25 février 1917, est le témoignage d’un militaire en première ligne dans le secteur de Chanteclerc, au nord d’Arras. Il assiste impuissant à l’incendie de la cathédrale ( les 5 et 6 juillet 1915) et en visite les ruines le lendemain.

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En ligne la journée a été assez calme ; mais de nos tranchées nous avons vu tomber sur Arras des centaines d’obus ; une vingtaine environ, tirés par une pièce d’un calibre inconnu. Notre oreille exercée entend pour la première fois cet ouragan. Les obus, d’ordinaire, sifflent on miaulent ; ceux-ci donnent l’impression d’un train lancé à toute vitesse dans le vide. Le projectile semble monter, puis retomber à pic sur l’objectif. La trajectoire passe très haut ; malgré cela, les portes des cagnas vibrent. Le déplacement clair provoqué par l’explosion se fait sentir jusqu’à nous. S’il reste encore un carreau dans Arras, ces dernières secousses formidables l’auront pulvérisé.

Les boches ont fait sur la ville et sur les faubourgs un énorme tir d’écrasement. Pourtant les coups se groupent et certains points, tout spécialement visés, se couvrent de fumée. L’ennemi porte en particulier sur la cathédrale son effort de destruction. Autour du monument, les explosions se produisent simultanément et sans cadence ; seule, la pièce lourde inconnue envoie régulièrement toutes les vingt minutes, son énorme charge.

Impuissants, nos canons se taisent. De leurs observatoires, les artilleurs ennemis peuvent jouir en paix du spectacle et régler leurs pièces. On devine leur présence à la précision du tir.

source: http://worpress.msvarras.fr/2015/07/06/lincendie-de-labbaye-saint-vaast-5-et-6-juillet-1915-22/

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