951/11 mars 1917: Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

Une brigade russe sur le secteur de Courcy (Marne)

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( © Photo Jean-Pierre et Jocelyne Husson )

 […] En préparation de l’offensive d’avril, c’est le 11 mars 1917 que la 1ère Brigade Russe Spéciale relève la 152e Brigade (365e RI et 229e RI) dans le secteur de Courcy. Une période d’instruction de plusieurs semaines vient de s’achever au camp de Ville-en-Tardenois où, sur le terrain d’évolution, on avait reconstitué globalement le secteur de sa future intervention, celui de Courcy.
Durant un mois, la Brigade Russe va occuper la 1ère ligne, avec toutes les vicissitudes journalières du front, et se préparer pour la grande offensive.
Son PC est à deux kilomètres derrière le front au Saut de Loup à Saint Thierry.
Cette préparation de l’offensive ne se déroule pas dans le calme. C’est un harcèlement journalier du secteur. Les pertes russes seront significatives ; on relève par exemple pour la journée du 23 mars, 13 tués et 65 blessés (dont deux officiers) et deux disparus au 1er Régiment.
D’autre part en Russie, c’est le début de la Révolution et le Tsar vient d’abdiquer.
Le 15 avril, les bataillons désignés pour l’offensive vont s’installer sur leur base de départ face à Courcy et à la butte de Brimont et à son fort. Ils sont placés sous les ordres du Général, commandant le 7e Corps d’armée.
Cependant à 18h00, coup de théâtre. Informés des événements en Russie, les deux régiments viennent de se mutiner. À 18h00, il y a réunion des Soviets (groupements) qui viennent de se former, dans la cave du château de Saint-Thierry. Ils veulent se prononcer sur les décisions à prendre. Faut-il attaquer ou non ?. Après trois heures de délibérations, les Soviets ont voté à main levée « par une courte majorité : pour participer à l’attaque ». L’incident est clos mais on a frôlé la catastrophe.

source et l’article complet sur http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

Lire aussi: http://www.marne14-18.fr/index.php/component/content/article/15-accueil/90-centenaire-corps-expeditionnaires-russes

encore: http://20072008.free.fr/journee052007russes_courcy_avril_1917doc1.htm

Cartes postales du Poilu François-Henri Bissieres

11 mars 1917 : Ma chère Maria, me voici avec mon escouade, ils sont descendus hier soir en bonne santé. Me voilà chef d’escouade, le caporal étant évacué. Et çà va barder, surtout que j’en ai quelques un de jeunes, deux de la classe 17,  un de la classe 16 et un de la classe 15. Les autres deux sont raisonnables, je suis le papa aussi ils m’écoutent. J’en suis très content, je viens de faire une liste pour aller à la soupe chacun à son tour et pour faire la vaisselle. 

JMO de la Cie 16/2 du 10 mars 1917 : Le soir, la 3ème section monte à Esnes, remplacer la 4ème qui rentre à Montzeville.

12 mars  12 mars  12 mars 1917 : Ma chère Maria, quand tu me feras un colis tu pourra me mettre une savonnette celle que j’ai est à fond et dans la lettre quand tu me feras réponse deux plumes. Ici le temps s’est radoucit, celà n’empeche pas qu’il y a beaucoup de boue, c’est forcé avec tout le roulement qu’il y a sur les routes. Ici je n’ai eu de lettre de personne aujourd’hui, je serai peut être plus heureux, celà distrait un peu. Surtout depuis trois jours on ne fait rien, boire, manger et dormir. Demain soir je remonte en ligne avec la section, on aura un peu plus de distraction.

14 mars  14 mars  14 mars 1917 : Ma chère Maria, je suis monté en ligne hier soir, je n’y suis pas cantonné, nous sommes dans un village à 1 kilomètre des lignes. Le temps s’est beaucoup radouci, aussi il pleut de temps en temps. Si tu voyais ces tranchées, il faut passer dans la boue jusqu’aux genoux. Dire que les fantassins sont obligés d’y prendre la garde. Nous encore çà va une fois que l’on est dans les abris on travaille à sec. Aujourd’hui je viens de manger du poulet que MORA, celui de Marmande, vient de recevoir. 

15 mars  15 mars  15 mars 1917 : Ma chère Maria, je viens d’arriver du travail, nous avons travaillé de jour, aussi cette nuit je vais la passer au plumard. Et demain nous sommes de jour au cantonnement. On ne reviendra au travail qu’après demain de jour. Le secteur est tranquille depuis quelques jours. Je vois sur les journaux qu’à Soissons çà barde plus que l’année dernière quand on y était. Ils l’ont bombardé avec des obus incendiaires. Je pense que les civils doivent avoir déménagé. En Champagne çà barde aussi, mon frère n’en est pas loin, je n’ai pas de nouvelle depuis 7 à 8 jours.

Journal du dimanche 11 mars 1917 à travers Le Miroir

Au sud de l’Avre, nous avons effectué divers coups de main qui nous ont permis d’infliger des pertes à l’ennemi et de ramener des prisonniers. A l’est d’Armancourt, nos détachements ont pénétré dans la troisième tranchée allemande, complètement bouleversée par nos feux d’artillerie.
Au nord-est de Soissons, au cours d’une incursion dans les lignes allemandes, nous avons fait une dizaine de prisonniers. Deux tentatives ennemies sur nos petits postes de la région de Reims ont échoué sous nos feux.
En Champagne, lutte acharnée sur plusieurs points du front : butte du Mesnil, Maisons-de-Champagne. Les Allemands ont tenté à plusieurs reprises de nous reprendre les tranchées que nous avons conquises. A la gauche du secteur, après des alternatives d’avance et de recul, nous avons finalement rejeté l’ennemi et réalisé des progrès. Sur la droite du secteur, les tentatives des Allemands ont été brisées par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont, de nouveau, attaqué les tranchées reprises par nous au nord du bois des Caurières. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté l’adversaire des quelques éléments de tranchées où il avait réussi a pénétrer tout d’abord.
Les Anglais ont enlevé le village d’Irles. Ils ont avancé sur un front de 5 kilomètres et fait de nombreux prisonniers; ils ont capturé également des mortiers de tranchées et des mitrailleuses.
L’empereur Charles, qui était à Budapest, est rentré brusquement à Vienne.

Le vapeur Charles Le Cour détruit par un sous-marin

charleslecour« Le vapeur Charles Le Cour a été torpillé et coulé en mer le 11 Mars 1917 à 23h00 par un sous-marin allemand à 7 milles dans le NNE de Pendeen. L’équipage a été recueilli par un patrouilleur et débarqué à Penzance le 12 Mars vers 06h00. L’équipage, sain et sauf, a été rapatrié le 13 Mars sur Southampton puis débarqué à Saint Malo. L’équipage a perdu la totalité de ses effets. Papiers de bord et papiers personnels perdus dans le naufrage.
Le capitaine a déposé son rapport de mer à Penzance et a subi à Saint Malo seulement l’interrogatoire questionnaire. »

Source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/charles-chargeurs-ouest-sujet_947_1.htm

Les Britanniques entrent à Bagdad

Le 11 mars 1917, pendant la Grande Guerre, un corps expéditionnaire anglo-indien entre à Bagdad, capitale de la Mésopotamie (l’Irak actuel), et en chasse les Turcs qui dominaient le pays depuis huit siècles. C’est une revanche sur le cuisant échec subi par les Britanniques dix-huit mois plus tôt, le 22 novembre 1915, à Kout al-Amara, sur le Tigre.

source: https://www.herodote.net/11_mars_1917-evenement-19170311.php

 

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