954/journal du 14 mars 1917

Journal du mercredi 14 mars 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, l’artillerie ennemie, énergiquement contrebattue par la nôtre, a bombardé les secteurs de Maisons-de-Champagne et de la Main-de-Massiges. Les Allemands ont fait sans succès des tentatives à la grenade contre la cote 185, que nous continuons à tenir.
Sur la rive gauche de la Meuse, assez grande activité des deux artilleries. Nos tirs de destruction ont paru efficaces, notamment dans la région Avocourt-cote 304 et sur la rive droite au nord-ouest de Bezonvaux.
Les Anglais ont continué à progresser dans la Somme, les Allemands cédant à leur pression. Nos alliés ont gagné une profondeur de 1600 mètres sur un front de 1600. Ils ont occupé à l’ouest de Bapaume, le village de Grévillers et le bois Loupart. Ils ont également avancé dans le secteur de Gommécourt.
Canonnade sur le front du Trentin. Petites rencontres de patrouilles dans les vallées de Guidicaria et de Posina. Canonnade sur le front des Alpes juliennes, dans la conque de Tolmino. Les Italiens ont réussi un coup de main sur le Carso. Ils ont pris 24 hommes et une mitrailleuse.
M. Wilson a notifié aux puissances sa volonté d’armer les navires de commerce.
Le tsar a ajourné au 17 avril la réunion de la Douma et du Conseil de l’empire.

 

Marcellin Cailleau fier de sa croix de guerre

Le 14-03-17

Chers parents Hier j’ai reçu une lettre qui ma fait plaisir mais je trouvais extraordinaire que je ne voyais pas le billet. Je me suis bien douter que vous aviez oublié de le mettre dedans. Aujourd’hui je reçois l’autre lettre où le billet est dedans.
J’ai été très content car je n’avais plus  beaucoup d’argent.
Ces jours j’en ai dépensé un peu plus. On m’a donné la croix de guerre hier allors j’ai été obligé de l’arroser un peu.
Car lorsqu’il y a un décoré à l’escouade il faut payé un peu à boire.
Chers parents aujourd’hui nous avons fait la manœuvre
tout le jour. Je vous assure que je suis bien fatigué ce soir.
Je vous écrit étant couché.
Pour le moment nous ne sommes pas trop mal couchés nous avons une bonne paillasse et deux bonnes couvertures allors on a pas
froid. Et puis maintenant il ne fait plus bien froid.
Allons chers parents je termine je vais dormir
car je suis un peu fatigué mais demain matin
je resterai couché jusqu’à la soupe.
Allons je vous dis bonsoir. Votre fils qui vous aime et
qui vous embrasse bien fort je vous envoie ma
citation avec la lettre.
Demain je vous enverrez ma croix de guerre. Se sera
un beau souvenir vous  pourrez la faire encadré
avec la citation.Bonsoir
M. Cailleau

source: http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article24

De Prouilly à Châlons-le-Vergeur (Marne)

14 Mars 1917
Départ de Prouilly pour Chalons le Verguer où nous bivouaquons sous bois en arrière de la cote 186 qui souvent durant cette bataille fera parler d’elle nous resterons là jusqu’au 9 Juin, nous aurons à faire en ravitaillement ce qui n’est pas sans risques. Le hameau de Cornay est on ne peut plus dangereux à traverser, cependant il faut y passer. Les bois de Fermicourt des Geais sont loin d’être hospitaliers, cependant nous avons toujours la veine rien de grave ne nous arrive sinon la nuit du 15 Avril qui nous fut funeste : un convoi de ravitaillement fut pris par les gaz, les hommes qui heureusement avaient leurs masques n’eurent qu’une petite indisposition qui ne dura guère. Il n’en fut pas de même des chevaux : 31 de mon unité sont perdus, ils souffrent horriblement avant de finir. Notre groupe est privé de ce fait de 93 chevaux et notre commandant qui était groupe de poursuite est furieux, il lui est impossible d’atteler ; sa colère se calmera. Cette opération sera bien manquée, tout avait été prévu – ponts volants popur le passage des voitures sur les tranchées – magasins de vivres très à l’avant , les ordres sont donnés pour que le lendemain du déclenchement nous poussions en avant les troupes qui ont 5 jours de vivres (cantonnent le 3ème jour au camp de Sissonne). Les troupes emballées et croyantes y vont carrément mais que le désenchantement fut vite arrivé : ce qu’ils n’avaient pas prévu était la résistance opiniâtre des boches qui ont eu là jusqu’à 32 divisions pour faire face à nos 24. Là encore nos fantassins firent des prodiges mais payeront de leur vie en bien grande quantité. Ici se place des épisodes que le commandement ne manquera pas de remarquer : de nombreux régiments refusent de monter aux tranchées pour attaquer. Ils n’ont pu confiance dans leur généraux, ils sentent que cette attaque était plutôt à l’avantage d’un homme si elle avait réussi. De ce fait Petain remplace Nivelle. A nos positions de Cornay nous perderons quelques hommes à cause du choléra.

Source et suite http://ludovicfournier.free.fr/pages/journal2.htm

Eugène Chassaing et les débuts de l’aviation sanitaire

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Dans un article du Petit Parisien du 14 mars 1917, le médecin puydômois interpelle l’opinion  publique sur « le traitement des blessés et l’aviation sanitaire » : « Hémorragie et infection sont les ennemis terribles que le médecin de guerre a pour mission de vaincre. Il a toutes chances de vaincre s’il intervient à temps. […] Le sort du blessé est dans bien des cas lié au gain de quelques heures ou de quelques instants. (…) 

Les voitures sanitaires ont, avec avantage, remplacé les voitures à chevaux. Si la route était libre et bonne, la distance serait vite franchie. Mais il faut compter avec les fondrières, les éboulements, l’encombrement prolongé et désespérant par des convois de ravitaillement qui se pressent, se heurtent et se regardent pendant des heures. Si bien maniée soit-elle, la vaillante petite auto sanitaire ne peut soustraire son précieux fardeau ni aux attentes prolongées ni aux chocs brisants qui retentissent douloureusement sur l’état des blessés. »

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/expositions/panneau-eugene-chassaing-et-les-debuts-de-l-aviation-sanitaire-110/n:97

Soldats russes dans les Cordeliers à Reims

L’autochrome de Fernand Cuville date de 1917. Des soldats russes posent dans les ruines de Maison Lainé, qui était un Couvent des Cordeliers au XIIIe siècle.

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Source: http://reimsdoc.over-blog.com/article-soldats-russes-dans-le-square-des-cordeliers-115857718.html

  Belgique: Le récit d’un témoin qui, à Namur,  a assisté au retour de 70 déportés retenus au camp de Grüben.

 

Le 14 mars 1917, j’ai vu quelques uns des déportés au nombre de 70  revenus de Grüben. Il résulte de leurs renseignements qu’en ce moment le camp est presque vidé. A la suite du supplice de la faim et des mesures de tortures, les hommes ont dû se laisser faire, ils ont été emmenés non plus comme travailleurs s’offrant volontairement pour travailler mais comme travailleurs forcés.

Il reste au lazaret de  Grüben 1200 à 1500 malades revenus des travaux en piteux état et environ 500 autres au camp lui-même. Le meunier de (?) à qui  j’ai surtout parlé m’a affirmé qu’il y a environ 180 décès à Grüben même. Ceux revenant du travail au camp racontent que malgré les forts salaires, leur situation est à peine tenable tellement les aliments sont rares et chers

Les 70 hommes revenus le 14 mars sont, presque tous, fort mal arrangés. beaucoup ne s’en referont jamais. ils ont quitté le camp lundi matin et sont arrivés à Namur mercredi matin. En cours de route, ils n’ont reçu comme aliment que deux fois de la soupe ».

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/index-6.html

Opération Alberich entre Arras et Laon

C’est dans la nuit du 14 mars 1917 que les Britanniques rencontrèrent les premières tranchées allemandes abandonnées. L’avance britannique put se faire ; ils n’avaient que l’arrière garde face à eux. Finalement, les Bruitanniques occupèrent les anciennes tranchées allemandes abandonnées par leurs propriétaires. La ville de Péronne tomba entre leurs mains le 18 mars 1917. Bapaume est prise le 17 mars par les Australiens, mais il fallut quelques jours pour neutraliser tous les pièges laissés par les Allemands. Les deux camps crièrent victoire ; les Allemands car ils avaient battu en retraite en bon ordre ; les Britanniques car ils avaient progressé de quelques kilomètres!

source: http://www.14-18.bruxelles.be/index.php/fr/nouvelles-du-front/operations-militaires/operations-militaires-galerie/2598-9-fevrier-1917-operation-alberich

 

 

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