2ème Rencontres du Web 14-18 : que numériser avant la fin du Centenaire ?

Pour la deuxième fois, historiens, blogueurs, archivistes, généalogistes ou encore community managers étaient invités par la mission du Centenaire, pour faire un point d’étape sur l’avancement des projets mais aussi pour découvrir et discuter de nouveaux défis concernant la Première guerre mondiale. Au cours de ces IIe « Rencontres du Web 14-18 », qui ont eu lieu à Paris ce vendredi 17 mars 2017, une question essentielle a été posée : que peut-on encore numériser dans la perspective de la fin du Centenaire qui approche en novembre 2018 ?

Le Grand mémorial arrivera à terme avec 8 millions de fiches de combattants, les matricules seront alors tous mis en parallèle des Journaux de marche et opérations. De quoi susciter la formation de communautés de descendants de Poilus qui voudront enrichir la connaissance en regroupant virtuellement photos, lettres, d’hommes engagés dans le même conflit, et pourquoi pas dans le même régiment, la même section. Tous les descendants voudront en savoir plus, il leur faudra de nouvelles sources pour nourrir la mémoire individuelle et aussi la recherche historique et scientifique.

Parmi les possibilités ont été évoquées la numérisation des registres matricules des soldats coloniaux, les dossiers de pensions des blessés et des veuves et orphelins, et celle archives hospitalières militaires, le fichier des 1,3 million de blessés, les registres d’entrée et sortie des hôpitaux. Toutefois les archives contenant des mentions médicales devront attendre un avis de la CNIL avant d’être mise en ligne, comme ces registres des hôpitaux temporaires des Alpes-Maritimes déjà numérisés et en attente d’un avis pour mise en ligne, selon Yves Kinossian, le directeur des archives départementales.

Sinon, d’autres sources ont été mentionnées pour leur intérêt scientifique, car ce sont de grands ensemble thématiques propices à la recherche des historiens : les archives du front du Levant, les archives diplomatiques, les plans de 1917, les commissions parlementaires, les dossiers de dommages de guerre. Des internautes ont même demandé la numérisation des archives de la Comédie française pendant la grande guerre. Il sera difficile de satisfaire tout le monde, car après la numérisation et la mise en ligne se pose un autre problème, celui de la mise en valeur, de la mise cohérence de toute cette richesse disponible en ligne.

Comment la restituer, comment lui donner de la cohérence ? « On voulait un jardin à la française, on a eu un jardin à l’anglaise, exubérant avec plein de fleurs », a ironisé Hervé Lemoine, patron du SIAF. Mais les grandes institutions sont bien conscientes du problème. Elles commencent à structurer l’offre, comme par exemple la BNF qui est entrain de mettre en place des partenariats afin de donner un accès unifié à beaucoup de sources, soit par intégration, soit par interopérabilité, a expliqué Aline Girard, pour la Bibliothèque nationale.

La suite sur le site de la revue française de Généalogie

http://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/rencontres/2e-rencontres-du-web-14-18-que-numeriser-avant-la-fin-du-centenaire

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