965/25 mars 1917

Une bombe explose sous la mairie de Bapaume (Pas de Calais)

 

e02005
Soldats australiens nettoyant les décombres après l’explosion de la mairie de Bapaume pendant la nuit du 25 au 26 mars 1917. [AWM E02005]
Pendant la nuit du 25 au 26 mars 1917, plus d’une semaine après le retrait des Allemands de la ville, une mine allemande explosa sous la mairie de Bapaume. La bombe, cachée dans une cave, fut déclenchée par un ressort rattaché à un percuteur. Le ressort était activé par un fil d’acier suspendu dans une solution d’acide qui fut lentement rongé par cet acide. Cette nuit-là, une trentaine d’hommes, surtout des Australiens, étaient endormis dans la mairie, y compris deux parlementaires français, le capitaine Raoul Briquet et Albert Tailliandier. Les deux Français et un certain nombre d’Australiens furent tués, mais d’autres de la 13e compagnie de campagne et de la 13e compagnie équestre légère étaient « confiants qu’on les sortirait de là et se rendormirent simplement en attendant qu’on vienne à leur secours ».

source: http://www.ww1westernfront.gov.au/french/bullecourt/bapaume/bapaume-town-hall.php

Une explosion qui tue aussi deux députés…

Le dimanche 25 mars 1917, les députés français Raoul Briquet et Albert Tailliandier, porteurs de cinquante mille francs destinés aux populations libérées du Pas-de-Calais, quittaient Paris dans une automobile militaire pour se rendre à Bapaume, où ils arrivèrent en fin de journée. Ils furent obligés par les circonstances de passer la nuit à l’hôtel de ville, où logeaient également un bon nombre de soldats alliés.
Avant leur départ le 17, les Allemands avaient installé une bombe à retardement dans une galerie souterraine sous l’édifice. Et c’est précisément cette nuit-là qu’elle explosa, détruisant l’hôtel de ville de fond en comble. La quasi-totalité des occupants furent tués. Les corps des deux députés furent retirés des décombres et identifiés le jeudi suivant.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Un-document-a-l-honneur/Pour-le-monument-Briquet-Tailliandier-a-Bapaume

Journal de guerre du dimanche  25 mars 1917 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nous avons refoulé l’ennemi jusqu’aux lisières de Sovy où il s’est installé dans une ligne de tranchées préparées d’avance.
De la Somme à l’Oise, nos troupes, poursuivant leur marche, ont livré bataille à l’ennemi qui s’est défendu pied à pied. Elles l’ont rejeté à un kilomètre environ au nord de Grand-Séraucourt et de Gibercourt. Elles se sont emparées de la rive ouest de l’Oise, depuis les faubourgs de la Fère jusqu’au nord de Vandeuil. Deux forts de la Fère sont tombés entre nos mains.
Au sud de l’Oise, et bien que l’ennemi ait tendu des inondations, nous avons progressé sur la rive est de l’Ailette, conquis plusieurs villages et rejeté les arrière-gardes allemandes dans la basse forêt de Coucy.
Au nord de Soissons, peu de changement. Une pièce allemande à longue portée a lancé un certain nombre d’obus de gros calibre sur la ville de Soissons.
Lutte d’artillerie dans les régions de Berry-au-Bac et de Reims, en Alsace, près de Violu (sud du col de Sainte-Marie).
Nous avons descendu plusieurs avions ennemis et capturé un hydravion en mer, près d’Etretat.
Nos escadrilles ont lancé 1100 kilos de projectiles sur les usines de Thionville et du bassin de Briey, ainsi que sur la gare de Conflans.
On signale des émeutes sanglantes à Hambourg et à Kiel.
Les constitutionnels démocrates russes se sont prononcés en faveur de la République.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

 

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