971/31 mars 1917: en route pour l’Aisne

Buvette détruite rue Eugène Desteuque à Reims

11-565560Buvette rue Eugène Desteuques à Reims, en ruine après un bombardement

Castelnau Paul (1880-1944). Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine. photo prise le 31 mars 1917.

source: http://www.photo.rmn.fr/archive/11-565560-2C6NU0W9HHPP.html

La Vierge dorée d’Albert (Somme)  : une « icône populaire de la guerre »

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Artiste mondain, portraitiste et peintre de grands décors avant la guerre, François Flameng s’est rendu sur le front à l’occasion de missions au cours desquelles il réalise de nombreux dessins. Il réalise ce dessin intitulé Albert au mois d’août 1916, lors de l’offensive britannique sur la Somme. Si l’artiste montre au premier plan une scène du quotidien avec les deux soldats portant un baquet et le brancard posé à terre – évocation de l’activité militaire à Albert pendant la bataille de la Somme en 1916, où s’installent hôpitaux, cantonnements et dépôts – l’attention se focalise au second plan sur la basilique en ruines et la statue de la Vierge suspendue dans le ciel, évocation des dégâts matériels causés par l’artillerie.

Source: http://collections.musee-armee.fr/la-vierge-doree-dalbert-une-icone-populaire-de-la-guerre/

En route pour l’Aisne

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« Le 27 mars (1917) nous commencions à évacuer le camp. Nous couchions le soir à Trouan-le-Grand et à Trouan-le-Petit. De là, le régiment gagna Gourgançon et Euvy. Quels souvenirs ! On se trouvait en plein terrain de bataille de septembre 1914. De la bataille on ne voyait plus rien. Et puis ceux qui l’avaient livrée n’étaient plus là en 1917, ou à peine.
Le 29 tout le régiment coucha à Pleurs où il passa deux jours.
Le 31 on gagna Broyes et Péas au Nord-Est de Sézanne. Nous étions là en pleine zône de bataille de 1814 et 1914.
Le 1er avril nous passions au fameux château de Mondement. J’y fis faire une petite halte pour que chacun pût voir la position où on avait si âprement lutté en 1914 et où le 77e R.I. s’était distingué. A Saint-Prix nous franchissions l’extrémité ouest des Marais de Saint-Gond. Nous nous sommes arrêtés à Baye et à Bannay où nous sommes restés cinq jours. Nous y avons reçu le meilleur accueil des habitants. A part le château de Mondement on ne voyait plus trace dans cette région de la bataille de 1914. Dans nos cantonnements l’administration nous accabla de distributions de toute espèce : vivres, munitions et explosifs. A vol d’oiseau nous étions à 68 kilomètres du point que nous devions atteindre. Le Commandement manquait de psychologie s’il croyait que le soldat allait porter ces charges sur un trajet de 70 kilomètres. On a corrigé un peu cette erreur en ne nous faisant avancer que par petites étapes ».

La suite sur http://indre1418.canalblog.com

Journal de guerre du samedi 31 mars 1917 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, et entre Somme et Oise, l’artillerie ennemie a bombardé en certains points nos premières lignes; nos batteries ont énergiquement répondu. Aucune action d’infanterie.
Au nord-est de Soissons, nous avons progressé dans le secteur Vrégny-Margival.
A l’ouest de Maisons-de-Champagne, une vive attaque de nos troupes nous a permis de rejeter 1’ennemi des éléments de tranchées où il avait pris pied le 28 mars. Au cours de cette action, nous avons fait 63 prisonniers.
Les Russes ont infligé un échec à l’ennemi au nord de Stanislau, en Galicie. Ils l’ont également repoussé au sud-ouest de Brzezany, en Arménie, dans la direction de Bitlis; ils ont attaqué les Turcs à Tachkpal et ont ramené des prisonniers.
Canonnade autour de Monastir.
Le chancelier de Bethmann-Hollweg a prononcé un discours au Reichstag; Il a affirmé que jamais 1’Allemagne n’avait soutenu la réaction en Russie, qu’elle ne voulait pas la guerre avec l’Amérique, et, par ailleurs, a reconnu que la situation militaire demeurait indécise. Les social-démocrates majoritaires ont, pour la première fois depuis août 1914, rejeté le budget au Reichstag.
Le nouveau régime russe promet l’autonomie à la Pologne.

(Marine )Premier essai de l’hydrophone, appareil microphonique détectant la présence des sous-marins

Georges Walser est l’officier est l’inventeur de l’hydrophone, appareil microphonique détectant la présence des sous-marins.

 » Deux de ces appareils furent choisis et adoptés entre beaucoup d’autres : le tube C, d’invention américaine, et l’appareil dû au lieutenant de vaisseau français Walser. Le premier avait plus de portée, mais il fallait stopper pour s’en servir; le second présentait l’immense avantage d’être utilisable même sur un chasseur faisant route.

C’est pendant l’année 1916 que le commandant Walser procéda à ses études préliminaires. Les premières expériences eurent lieu le 31 mars 1917, à bord du yacht Henriette-II. La mise au point définitive demanda encore quelques mois, et ce n’est qu’au milieu de 1917 que l’on dota les patrouilleurs de l’écouteur Walser.

… … Les écouteurs Walser donnaient, en effet, les moyens de suivre au son l’ennemi invisible d’après les indications d’un « tambour » gradué. L’observateur dans la cale, fournissait par téléphone au commandant le nombre de degrés, sur bâbord ou sur tribord, dans la direction duquel se trouvait le sous-marin. Comme celui-ci avait une vitesse inférieure, on le rattrapait, et l’écouteur permettait de déterminer à quel moment on passait au-dessus de lui. C’était alors qu’on lâchait les grenades. »

Histoire de la Marine française – Larousse 1934).

source: http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_walser_georges.htm

Les carnets de guerre de Lucienne Courouble

Samedi 31 mars 1917

Pluie. Tonnerre.

Notre officier revient avec un autre à 6 h, ne sachant plus se porter, envoie chercher 2 tambours, 2 clairons et 2 fifres, se font donner aubade en haut ! Gare à la chambre demain ! Le tintamarre dure 2 heures.

Bilan : 7 bouteilles de Champagne à 12 F 25 la bouteille et 9 bouteilles de vin. Schultz ramené à 10 h à dos !

Belle armée avec de tels chefs ! Présentation de toutes les vaches, qu’on numérote. L’artillerie part grand matin pour Maubeuge.

Demain église réquisitionnée de 9 h à 13h. Messes pour nous à 7h, 8h et 13h.

Dimanche 1er avril 1917

Canon. Concert à 9 h.  Sa majesté SCHULTZ malade, couché après-midi (aurions bien donné 10 sous pour qu’il y ait alerte et départ la nuit dernière).

Allons-nous avoir faim ? Depuis trois semaines plus de ravitaillement qui arrive. Rien que de la farine noire, aussi quel pain ! Heureusement qu’il y avait un stock ici encore pour 15 jours.

Après ? À la grâce de Dieu ! S’ils ne nous les volent pas nous avons bien des provisions pour 1 mois, mais combien sont volés ! Revue des chevaux, Avesnes en fourni 6.

Lundi 2 avril 1917

Pluie, vent. Canon nuit et avant midi. Repasse artillerie. En loge encore dans le bas qui part demain pour Maubeuge. Vent, fleu, pas de lumière.

Arrive café au ravitaillement et beurre à 6 Frs. la livre !

Mardi 3 avril 1917

Neige, gelée.Après-midi repasse encore beaucoup de chariots venant de Vervins. Gros coups de canon le soir. Chevaux et chariots logent sur la route d’Avesnes.

Gendarmes surveillent le lait. Il est question de se cacher pour en avoir.

Mercredi 4 avril 1917

Canon nuit et jour. Demain tous les baudets à Avesnes, dimanche encore les chevaux. Neige toute la journée, re fleu. Pas de lumière.

Jeudi 5 avril 1917

Neige. Fleu. Canon. On prend du sang aux baudets. Office protestant. Réception.

Pour lire ces carnets rejoignez le site http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

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