972/1 avril 1917: les Australiens sur le front français

Déjeuner de poilu à Reims

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Une célèbre image de la Grande guerre datée du 1 avril 1917

Carnet de guerre du dimanche 1 avril 1917 à travers Le Miroir

Au nord et au sud de l’Oise, faible activité.
Au sud de l’Ailette, nous avons attaqué avec succès les positions ennemies en plusieurs points du front Neuville-sur-Margival-Vrégny. Nos troupes ont réalisé de sérieux progrès à l’est de cette ligne et enlevé brillamment plusieurs points d’appui importants malgré l’énergique défense des Allemands.
Plusieurs contre-attaques ennemies ont été refoulées.
En Champagne, les Allemands ont multiplié les tentatives sur les positions reconquises par nous à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Ils ont dirigé successivement cinq contre-attaques violentes qui ont été brisées par nos feux de mitrailleuses et nos tirs de barrage. L’ennemi a subi des pertes très sérieuses. Le chiffre des prisonniers atteint 80 dont 2 officiers.
Echec d’un coup de main ennemi à Ammerstwiller, en Alsace. Nous dispersons des patrouilles près du Pfetterhausen.
Les Anglais ont pris les villages de Ruyaulcourt, de Sorel-le-Grand et de Fins et progressé vers Heudicourt où un certain nombre de prisonniers sont restés entre leurs mains. Ils ont rejeté une attaque au sud de Neuville-Bourgonval.
Le gouvernement provisoire russe a lancé une proclamation pour appeler à la vie une Pologne indépendante et unifiée.

Émeute à Québec contre la conscription

Pour les habitants de Québec, le lundi de Pâques commence par une très mauvaise nouvelle. Alimentés par les autorités militaires, les journaux locaux font paraître un avis public avertissant la population que la seule présence à un attroupement constitue un acte criminel. Inquiet de la tournure des événements, Lavergne file au bureau du général Lessard qui s’est installé au Château Frontenac. Entre les deux hommes s’instaure alors un véritable dialogue de sourd. « S’il n’y a pas de troupes dans la rue, il ne se passera rien », assure Lavergne. « Non, il est trop tard », de répliquer Lessard. « J’ai la force et je m’en sers ! Je vais disperser tout rassemblement. » Dans l’après-midi, c’est au tour du maire Lavigueur de supplier le chef militaire de retirer ses hommes. Réponse cinglante de Lessard : « Nous n’avons d’ordre à recevoir de personne. Vous n’avez pas pu contrôler la situation avec votre police municipale. Maintenant, j’ai la nôtre en main et je prends les moyens nécessaires pour réprimer la chose le plus tôt possible. Nous allons tirer et nous allons faire des prisonniers. » Fin de la discussion et lever de rideau sur le dernier acte de la tragédie.

À 19 h 20, les troupes quittent la citadelle en direction de la Basse-Ville, la cavalerie ouvrant la marche. Le général Lessard suit l’évolution de la situation depuis son quartier général, établi au Château Frontenac. Quarante minutes plus tard, ses hommes s’engagent sur la place Jacques-Cartier pour disperser un rassemblement et repousser la foule dans les rues avoisinantes. Aussitôt, la cavalerie entre en scène, pourchassant brutalement les groupes qui ne cessent de se reformer. La foule réplique en bombardant la troupe de la manière devenue habituelle. Un peut partout dans la ville, des scènes du même ordre se reproduisent. Le peuple et l’armée s’affrontent dans une véritable « guerre de rue ».

L’info complète sur https://www.fondationlionelgroulx.org/Le-1er-avril-1918-Emeute-a-Quebec.html

 

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