« Rendre hommage même à ceux qui se sont mutinés et ont été fusillés »

A lire sur le site du Courrier Picard

Secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, a accompagné la plus grande part des cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale. Il sera encore là, dimanche 16 avril 2017, dans l’Aisne, à Cerny-en-Laonnois et Craonne, pour la commémoration de la bataille du chemin des Dames.

Quel bilan tirez-vous des quatre années de commémorations pour le centenaire 14-18 ?

Ce centenaire est une grande réussite commémorative et populaire. Beaucoup de familles se sont penchées sur le passé de leurs aïeux, se sont plongées dans les archives et notamment sur le web via le site Mémoire des hommes. Des investissements importants de l’État et des collectivités locales ont aussi été réalisés avec des rénovations de musées et de nécropoles. Il y a eu une montée en puissance et un fort engouement sur tous les territoires de la métropole et d’Outre-mer. Les collectivités locales et les associations se sont largement impliquées avec des milliers de projets. Après Verdun et la Somme en 1916, Vimy la semaine dernière, l’année 1917 est marquée par le chemin des Dames.

C’est la première fois qu’un président de la République française en exercice sera au chemin des Dames, comment l’interpréter ?

On a trop longtemps évité de commémorer le chemin des Dames. Il est temps de rendre hommage à tous les combattants de cette bataille, même à ceux qui se sont mutinés et ont été fusillés, en regardant avec humanité ce qu’ils ont subi à l’époque. La présence de François Hollande marque la pleine reconnaissance du souvenir du chemin des Dames longtemps effacé au profit des batailles de la Somme et de Verdun plus ancrées dans la mémoire collective. Le président se place dans la continuité du geste de rassemblement de Lionel Jospin de novembre 1998 qui souhaitait réintégrer les fusillés pour l’exemple dans la mémoire nationale. François Hollande se place aussi dans la continuité républicaine puisque son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, 90 ans après la fin de la guerre, avait évoqué au nom de la Nation que beaucoup des soldats qui furent exécutés ne s’étaient pas déshonorés et n’étaient pas des lâches. Nous sommes dans un temps de l’apaisement des mémoires.

La suite sur http://www.courrier-picard.fr/23992/article/2017-04-14/rendre-hommage-meme-ceux-qui-se-sont-mutines-et-ont-ete-fusilles

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