988/17 avril 1917: 17 avril au Mont Cornillet (Marne)

17 avril 1917 avec le 45 ème BCP

4h.30
L’ennemi prononce une très forte contre-attaque sur tout le front du Bataillon. Des troupes fraîches y coopèrent, elles appartiennent au 211e régiment de réserve (45e division de réserve)
Nos feux obligent l’assaillant à reculer en laissant des cadavres sur le terrain. La 4e compagnie, malgré de grosses pertes (capitaine Bonnier, blessé, sous-lieutenant Scoliège, tué) résiste énergiquement. Le lieutenant Charles est tué.
11 heures.
Le tir trop court de nos canons oblige toute la droite de la ligne à refluer de quelques pas. Sitôt la crise passée les emplacements sont réoccupés.
Il faudrait, en ces jours d’héroïques combats, citer tous les chasseurs du Bataillon, car tous se sont battus comme des lions, la difficulté de s’emparer de cette position indique suffisamment la bravoure avec laquelle les chasseurs se sont élancés à l’assaut. Néanmoins quelques-uns méritent qu’on cite leurs noms.
Le chasseur Biez, de la C.M.1., voit déboucher une contre-attaque ennemie en arrière de la section ; il s’élance seul sur les assaillants, les attaque à la grenade, en tue 4 et met les autres en fuite.
Le sergent Ethuin, de la 5e compagnie, se précipite sur un groupe de grenadiers ennemis, tue 3 Allemands, dont un officier et fait les autres prisonniers.
Le sergent Delaune, de la 5e compagnie, est blessé ; il prend néanmoins, le commandement d’une section privée de son chef et repousse trois contre-attaques ennemies.
L’adjudant Guillaume, de la 2e compagnie, enlève de haute lutte une mitrailleuse ennemie.
L’adjudant Ricart, de la 3e compagnie, tombe mortellement frappé après avoir été blessé au début de l’action.
Le chasseur Guyon, de la 3e compagnie, est en position prés d’une mitrailleuse ; l’ennemi, au cours d’une contre-attaque, s’avance au devant de la pièce, elle va être prise. Guyon se précipite au devant de l’assaillant, lutte, est blessé, mais la pièce est sauvée.
Le sous-lieutenant Lhuillier a été blessé au début de l’attaque ; le sergent Lang, de la 3e compagnie, a pris le commandement de sa section, il manœuvre adroitement trois îlots de résistance, permettant ainsi à sa compagnie de progresser. Le soir, il repousse une violente contre-attaque ; un de ses chasseurs, Picot (Georges) est grièvement blessé et perd l’œil droit.
Le chasseur Paindevoine, de la 2e compagnie, veut, malgré la violence du feu, transporter un de ses camarades mis hors de combat ; il est à son tour grièvement blessé.
Il faudrait des pages pour citer tous les actes des braves qui se sont distingués, car ils furent nombreux.

Les mutineries du Chemin des Dames

Lire aussi
mutinerie

17 avril au Mont Cornillet (Marne)

mont-cornilletPourtant, le 17 avril, à 4 h 45, l’élan des troupes de la 34ème D.I. ne fit pas défaut.
Protégés par l’obscurité, malgré la perte de deux chefs de bataillon et un combat à la grenade dans la tranchée d’Erfürt, les soldats du 83ème atteignirent le sommet du mont
à 6 h 45 et sans grosses pertes.
C’était déjà là un exploit peu ordinaire et l’un des plus beaux succès de cette journée.
Cette situation ne put être exploitée par suite de l’insuccès des divisions flanquant la 34ème D.I. à droite et à gauche et du manque de renforts immédiatement
disponibles.
En flèche, le 83ème dut s’organiser dans le réduit du Mont Cornillet et subir dès 8 heures du matin les premières contre-attaques des Badois du 113ème R.I.
abrités dans les tunnels.
A 10 h, le 3ème et dernier chef de bataillon du 83ème, tombait.
A 17 h, après une épouvantable journée passée au sommet du mont, accablés par les tirs d’artillerie aussi bien allemande que française, couverts de boue, gelés,
les hommes du lieutenant RAYNAL, devenu chef des débris du 2e bataillon du 83ème, rétrogradaient à mi-pente.
Au cours de ces quelques heures de combat, la moitié des officiers et 1/3 des hommes du régiment avaient été tués, blessés ou portés disparus.
Le 17 au soir, le 13e R.I. (169e R.I.) relevait le 83e R.I. Il contrecarrait toutes les tentatives ennemies.
Voici l’avis d’un soldat au soir de l’attaque :
« La division a fait une attaque de trois kilomètres.
Tout avait bien marché. Mais il y a eu des contreattaques et c’est là où nous avons eu le plus de pertes.
Le régiment a beaucoup souffert. Nous n’avions jamais eu autant de pertes en si peu de temps ».

Apaisée le 18, la bataille reprenait le 19 avril, relancée par le 52ème régiment de Prusse qui submergeait à l’aube les lignes françaises.
Seule l’intervention de l’artillerie permit de le stopper.
Le 20, le 13ème entreprenait à son tour une action sur les pentes sud-ouest du mont, mais pour se heurter à des nids de mitrailleuses bétonnées.

http://hmcel.forumactif.com/t338-l-enfer-du-mont-cornillet

Le 40 ème régiment d’artillerie à Moronvilliers

(17 avril 1917) Le régiment à peine relevé; est embarqué à Sainft-Just-en-Chaus-.

sée pour la Champagne, Où il va prendre part aux attaques de la IVe armée, sur les formidables hauteurs de Moronvillers. Il est mis à la disposition de la 33′ division, qui doit enlever le Casque et IQ Téton.

Les groupes sont mis en batterie dans le bois de Prosnes et commencent1 aussitôt Ja préparation : ouvertures de brèches dans les. lils de fer, tirs. de harcèlement-de jour et de nuit, entretien


des destructions faites par rarlillerie de tranchées et l’artillerie lourde.

Le 17 avril au matin, l’attaque se déclanche. Le groupe Rouhier appuie le Ils d’infanterie sur le Téton,’ le groupe Angot le 20e sur le Casque. Le groupe Delbuche a pour mission de se porter à l’heure H. au Bois-Noir, immédiatement. en arrière des premières lignes, et de couvrir les deux régiments quand ils auront atteint leurs objectifs. Bien que l’attaque n’ait pas progressé dès le début, conformément à l’horaire, ce groupe quitte sa pbsition à l’heure dite et exécute audacieusement son mouvement dans le même ordre et avec le même calme qu’aux manœuvres de Crèvecœur, quelques mois avant.

L’ennemi résiste avec acharnement. ‘Il a disposé en dehors des tranchées et des boyaux bouleversés par le bombardement des mitrailleuses’qui font subir dé grosses pertes aux vagues d’assaut.

Les détachements de liaison du régiment font l’admiration de l’infanterie, qu’ils ont pour mission d’accompagner, mais subissant des pertes sérieuses. Les lieutenants Laforcst et Gauthier, en ) liaison auprès du 20′, sont blessés par les mitrailleuses de l’ennemi. Presque tout leur personnel est hors de combat.

Le sous-lieutenant Van Brock, de l’E.-M du groupe Rouhier, d’une audace et d’un sang-froid légendaires dans les régiments d’infanterie de la division, tombe glorieusement frappé. Ce vail- lant ofticier avait réclamé la veille, comme un privilège de sa fonction,- et bieifl que ce ne soit, pas à son tour, l’honneur d’ac-

compagner le 11° à, l’attaque’ du Téton. Les premières vagues ayant été arrêtées à. la tranchée du Bois du Chien par des mitrailleuses très actives, il demande au colonel d’infanterie l’autorisation d’aller reconnaître ces mitrailleuses.. Accompagné d’un téléphoniste, le cantonnier Le Héricey, il se porte en avant et observe à 100 mètres, debout sur la tranchée, les mitrailleuses dont il veut à tout prix indiquer l’emplacement à son groupe. En remplissant cette mission, dont il connaissait tout le péril, mais aussi toute l’utilité, il est tué raide et tombe dans les brus de Le Héricey.

Malgré la résistance de l’ennemi, l’attaque progresse pas à’ pas.

(lire aussi) l’offensive des Monts de Champagne

mont-champagne
Céramique d’après André LAGRANGE Céramiste, Guy PERRON

 Avec le 167 ème RI

Dans la nuit du 17 au 18 avril, le colonel Chepy (168e RI), est informé que deux de ces bataillons sont mis à disposition de la 1ere Brigade Marocaine et sont immédiatement engagés.
Le 18 avril, le 1er bataillon du 168e RI rejoint la Légion Etrangère avec laquelle il entame la progression. C’est la lutte à la grenade, la conquête longue et pénible du réseau de tranchées qui s’étend au pied des pentes du massif. Pendant trois jours, les sodats du 168e RI, mélangés aux légionnaires, combattent et avancent sur plus de 2 kms, la 2e Cie participant à la prise d’Auberive.

Le 19 Avril le 167e se porte à la Ferme Moscou.

Le 20 Avril, le 3e Btn, placé en soutien de la 33e D.I. prend part au affaires du Casque (la 10e Cie et la 3e C.M. sont engagées). Le III/167e du Commandant Rivière, monte au bois-des-chiens, en soutien du 20e RI, traverse de puissantes organisations enlevées aux Allemands le 17 avril, sous le feu de l’artillerie ennemie. La 10e Cie (Capitaine Hennegrave), est détachée afin d’appuyer l’attaque d’un bataillon du 20e RI, et du 1er d’infanterie légère d’Afrique. Objectif: le Casque.

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieavril1917.html

martyrs_1917_03
Ici le 17 avril 1917 au trente-troisième mois d’une guerre impitoyable
des soldats français sont tombés par milliers pour la reprise
des Monts de Champagne
Eux aussi, ils aimaient la vie . Ils ont souffert et ils sont morts
dans l’espoir que leur sacrifice assurerait la paix entre les hommes
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