998/27 avril 1917: Le 14 ème RI à Moronvilliers (Marne)

Lettre d’Yves Sibaud du 27 avril 1917

Mon cher papa,
Maman veut bien me faire écrire, j’ai beaucoup de choses à te dire. D’abord j’ai vu une saucisse des tranchées qui est passée au-dessus de nous. Tout le monde regardait en l’air, c’était beau. Monsieur B., il m’a appelé : « petit Yves vite un ballon, c’est une saucisse des tranchées ». C’était beau, beau et les pauvres soldats, ils n’ont pas pu arriver à s’attacher à la caserne des dragons et ils sont partis dans les airs dans le ciel. « Pauvres soldats ! » maman disait que c’était bien malheureux ! Ils sont passés aussi au-dessus de chez grand-mère Sibaud, tu sais elle a donné une belle voiture à petite sœurette et ma petite maman hier a bien brodé une belle couverture  pour quand tu viendras. Moi je la traîne parce que je suis grand. J’ai été aussi chez tonton Gallo, il a dit : « Marcel, c’est un énergique mais il en fait de trop ». C’est beau ça « énergique ». Quand je serai grand comme toi, tu sais je serai grand comme toi parce que je mange beaucoup. On dit que je ressemble à maman, mais moi je veux être comme toi, je veux bien que petite dote-dote te ressemble mais moi aussi n’est-ce pas que je suis sage moi aussi ? D’abord tu l’as dit quand tu es venu à Pâques. Quand j’étais petit petit, je criais, c’est parce que je ne savais pas ce que je faisais.
Je voudrais être avec toi à Valréas, je me mettrais sur ton sac, et… en avant ! Tu verrais ça, je te tiendrais par ton cou et puis je t’embrasserais la tête, parce que tu serais bien mignon de me porter, ça serait pour aller vite vite. Y a pu de papier pour écrire alors faut que je te dise au revoir. Je t’envoie des baisers avec mes deux mains. Je t’aime moi.
Ton petit Toto.

http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/10/lettre-du-27-avril-1917-dyves-sibaud/

Le 14 ème RI à Moronvilliers (Marne)

Le 25 et le 27 avril 1917, le 25 RI relève le 27e R.I. dans le secteur de Prosnes/Moronvilliers , en liaison à droite avec la 19e D.I. (secteur du mont Cornillet). L’attaque générale des monts par la 4e armée est fixée au 30 avril à 12 h 40. Le 2e bataillon, ayant la 3e compagnie en soutien, se porte vers la cote 142, mais sa progression est bientôt ralentie. L’ennemi résiste dans ses positions. Le tir de ses mitrailleuses sous casemates bétonnées est des plus meurtriers ; la 6e compagnie et un peloton de la 3e réussissent toutefois à pénétrer dans la tranchée Leopoldshohe, objectif de l’attaque, mais, décimés, ils ne peuvent s’y maintenir. Toute la journée, le bataillon tout entier résiste héroïquement, pour conserver la légère avance réalisée et pour appuyer l’action débordante du régiment de gauche, le 2e R.I.  30 avril : progression dans les boyaux de l’Oder et de Darmstadt, s’arrête à la tranchée de Leopoldshöhe.

Le dossier sur http://r http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/infos-14eme-moronvilliers-sujet_11076_1.htm

Le Le Baigorry (ex Foyle)canonné à Belle Ile

SS BAIGORRY, est lancé par les chantiers W. Doxford & Sons, Pallion (yard 185), sous le nom de FOYLE (N° officiel 95540), le 13 mars 1889 pour la Mercantile S.S.Co Ltd, Londres. Il est jaugé 1858 tonneaux pour 85.3 x 11.7 mètres (280 x 38,3 x 18,3 pieds). Il est équipé d’un moteur à triple expension (21″, 35″ & 57″-39″), fabriqué par le constructeur, développant 197 NHP.
Il est vendu en 1900, à l’armement Delmas Frères, il renommé SAHEL. Enfin il est revendu en 1916, à la Cie des Chargeurs Français (1) (Plisson & Cie), il prend le nom de BAIGORRY.(2).

Le naufrage

Il appareille sous les ordres du capitaine Etienne Annestoy, le 22 avril 1917, de Bayonne avec un chargement de 2200 tonnes de poteaux de mines à destination de Cardiff.

Le 25, il perd le convoi à cause de sa lenteur. Il ne possède ni canon ni TSF. Il se trouve à 17′ dans l’SSE de Belle-Ile : « …il faisait très beau avec une jolie brise de N à N.N.E., visibilité faible parceque le jour n’était pas encore levé, mais devenue très bonne une heure après. »

A ce moment, un coup, de canon fut entendu et un obus vient tomber tout près du bord à tribord; puis, presque aussitôt un 2ème obus traversa les logements de l’arrière du bâtiment.
Le second se trouvait sur la passerelle, et le commandant, avec un second maître, pilote de la flotte embarqué à St-Jean-de-Luz se trouvait dans la chambre des cartes. Au premier coup de canon, le second donne l’ordre de stopper. Puis le capitaine et le pilote étant monté sur la passerelle, l’ordre fut donné de forcer de vitesse et de gouverner à l’est pour se rapprocher de terre, le sous-marin n’était pas encore visible.

La suite sur http://www.archeosousmarine.net/baigorry.html

En route vers Salonique avec Elie Burnod de l’Armée d’Orient

Ce « carnet de route » est tenu par Elie Burnod, simple brigadier envoyé en Macédoine.

Son récit débute le 27 avril 1917 et se termine le 15 janvier 1918. Son texte nous a été transmis par Madame Claire Girardeau-Montaut, sa petite-fille.

Elie Burnod, né le 22 mai 1883 à Collonges Fort l’Ecluse (01) dans le pays de Gex, avait d’abord travaillé comme commis à Genève, qui attirait de très nombreux frontaliers.

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Elie Burnod en 1914

A la veille de la Grande Guerre, en avril 1914, il s’y maria avec Marguerite Cusin, française elle aussi, après avoir monté une entreprise d’eaux gazeuses dont les siphons d’eau de Seltz, en verre bleu, portaient son nom.

Sa jeune femme reprit courageusement le flambeau après son départ. Un enfant naquit en 1917, qu’il ne connaîtrait qu’après son retour de la guerre. Il devint alors épicier, et il eut quatre autres enfants. Il passa le reste de sa vie à Genève, où il est décédé le 12 juin 1970, à 87 ans.

Resté français toute sa vie, il avait donc, à trente et un ans, été mobilisé en août 1914 au 13e Régiment de Chasseurs à Cheval, cantonné au Quartier Saint Germain à Vienne (Isère). Elie Burnod était fourrier pour les chevaux du régiment.

Très curieux de tout, l’expédition d’Orient fut son premier grand voyage. Celui-ci se prolongeant de 1917 à sa démobilisation en 1919, il en avait beaucoup appris mais ne s’était pratiquement jamais battu.

Ses traversées en hiver sur la Méditerranée entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ne sont pas décrites ici : il a souvent raconté à ses enfants et petits-enfants le pont gelé des bateaux, ses quêtes de foin et de paille aux escales…. mais, malheureusement, n’a pas consigné par écrit ses souvenirs !

Ce « Carnet de route » est très intéressant et décrit bien le voyage par bateau, les endroits en Orient où sont passés des milliers de soldats entre 1916 et 1918. Les sentiments de la troupe sont aussi bien rendus.

https://www.histoire-genealogie.com/En-route-vers-Salonique-avec-Elie

Journal du vendredi 27 avril 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, grande activité des deux artilleries dans le secteur de Westende.
Au sud de l’Ailette, nous avons pris sous nos feux et dispersé un rassemblement ennemi près de Vauxaillon.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, les Allemands, après leur sanglant échecs de la veille n’ont pas renouvelé leurs tentatives. La lutte d’artillerie a été violente dans les secteurs de Cerny et d’Hurtebise et n’a été suivie d’aucune action d’infanterie.
Sur la rive gauche de la Meuse, une forte reconnaissance ennemie qui tentait d’aborder nos lignes au bois d’Avocourt a été repoussé par nos grenadiers.
Les troupes britanniques ont attaqué à l’ouest du lac Doiran. Ils ont pris les tranchées ennemies sur un front de 1000 mètres et s’y sont maintenues après avoir repoussé quatre contre-attaques.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

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