1027/26 mai 1917: Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Parution du Rire rouge

En Champagne

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0249?sid=733553bc14666a3a587627025c28b993

Les grèves continuent à Paris

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les grèves à Paris, fin mai 1917, au sujet de la semaine anglaise et contre la vie chère. Les employées de la Société Générale réunies place de l’Opéra avant de se diriger vers la Bourse du Travail. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 26 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Gabriel aux Bois des buttes près de Craonne

Des camarades au Bois des Buttes (vue 1) ; devant l’entrée d’une sape

Le 4 mai, Gabriel est dans son dépôt à Orléans et se prépare à partir le lendemain au front. En arrivant au Bois des Buttes près de Craonne dans l’Aisne, il est assez impressionné par ce qu’il voit « Oh, quel spectacle ! Chers parents, je vous enverrai mes photos.  » (14 mai). Il loge dans une sape (sorte de tranchées creusées sous terre) et passe ses journées dans sa batterie. Pour lui, le plus dur est le manque d’hygiène et le fait de devoir garder ses vêtements tous les jours (vues 14-16).

Sa batterie bombarde les lignes allemandes :  » nous tirions par rafales, j’ai fait le chargeur. Il faut être vif et habile pour s’écarter du recul de la culasse et du renvoi de la douille  » (23 mai). Il décrit aussi son poste de tir :  » un groupe comprend quatre batteries soit seize canons, quatre par batteries « . Il doit souvent porter un masque à gaz à cause des obus à gaz allemands et trouve cela inconfortable pour écrire.
Il commente ses photographies :  » la petite colline que vous voyez dans certaines vues est le fameux Bois des Buttes percé de trois tunnels, du haut duquel nous pouvons voir Laon et le Chemin des Dames dont on parle tant  » (23 mai). Fin mai, il s’étonne du manque de réactions des Allemands, qui ne répondent pas à leurs tirs et pense que ces derniers préparent une offensive. Le moral des troupes est bas et à son goût, il entend trop souvent l’Internationale (31 mai). Le 3 juin, il reçoit l’ordre d’assurer la liaison entre le commandant et le colonel qui est à Pontavert (Aisne) ; surpris en chemin entre des tirs croisés, il se retrouve coincé dans les boyaux sous des feux, s’en sortant miraculeusement en se cachant dans une sape. Les Allemands sont de nouveau très actifs par leur artillerie et leur aviation.

source: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Journal du samedi 26 mai 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un bombardement très violent de nos tranchées, au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, les Allemands ont lancé trois fortes colonnes à l’assaut d’un saillant de notre ligne, dans le secteur du Panthéon, au nord du chemin des Dames. Malgré des pertes sanglantes, ils ont réussi, après plusieurs tentatives, à prendre pied en quelques points de nos tranchées avancées. Des contre-attaques immédiatement déclanchées, nous ont permis de reprendre la plupart des éléments conquis par l’ennemi. Nous avons fait, au cours de ces contre-attaques, 55 prisonniers et pris 2 mitrailleuses.
Au cours de l’attaque du 22 sur le plateau de Vauclerc, nos troupes ont capturé 3 canons de campagne.
Dans la région de Chevreux, l’ennemi a réagi seulement par son artillerie sur les positions conquises par nous.
Il se confirme que ses pertes ont été très lourdes au cours de cette attaque et 2 bataillons ont été presque entièrement anéantis. Nos pertes ont été inférieures au chiffre de prisonniers que nous avons faits en cette action, et qui s’élève a une trentaine.
En Argonne, nous avons réussi un coup de main près de la Fille-Morte.
Les Italiens ont élargi leurs succès du Carso, conquis de nouvelles cotes, repoussé des contre-attaques et porté à 10245, dont 316 officiers, le chiffre de leurs prisonniers.
La Chambre des Députés a discuté, en comité secret, la question de la guerre sous-marine au sujet de laquelle M. Lloyd George a fait, à Londres, une déclaration rassurante.

Le « Chemin des Dames » Bibliographie sur la 2e bataille de l’Aisne 1917 (ordre chronologique de publication)

« En marge des communiqués. La Prise de Cour-Soupir », Echo de Paris, 26 avril 17 Article cité par Palat

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er mai 1917. Résultats qui « parurent d’abord médiocres au gré de notre impatience. Au gré aussi de notre ignorance… ». « Là semble d’arrêter, pour l’instant, ce qu’on appelle déjà la « bataille de France » » (232).

R.H., « Réflexions sur la discipline militaire », Revue de métaphysique et de morale, mai 1917

Capitaine X, « l’offensive du 16 avril 1917 entre Reims et Soissons (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 5 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter la prise de Loivre par la 14e DI.
Attaque du 44e RI (non cité, bien sûr) avec mention de la prise de Berméricourt par le 35e RI (très proche du récit de Charles Delvert, 1920)

« À l’assaut du Chemin des Dames », Écho de Paris, 5 mai 1917
Article cité par Palat. PREMIÈRE RÉDUCTION DE LA BATAILLE AU CHEMIN DES DAMES ?

« Les falaises de l’Aisne. La prise des trois éperons : les Grinons, le mont Sapin et le bois des Gouttes d’or » », L’Illustration, 12 mai 1917

Article cité par Palat pour raconter l’attaque du Balcon et des Gouttes d’or.
Attaque de tout le 6e CA (127e DI pour les Grinons et le mont Sapin, 56e DI pour les Gouttes d’Or).

Charles Benoist, « Chronique », R2M, 15 mai 1917
« En quelques jours, d’un succès inachevé nous avons fait un insuccès » (cité par Palat)

Capitaine X, « La Prise de Loivre (récit d’un témoin militaire) », L’Illustration, 19 mai 1917 Article cité par Palat.
Attaque du 133e RI, 41e DI.

G.D., « les débuts des chars d’assaut », L’Illustration, 26 mai 1917 2 pages avec photos et texte

Charles Benoist, « Chronique de la Quinzaine », Revue des Deux Mondes, 1er juin 1917 Offensives à vastes objectifs comme le 16 avril, à objectifs limités comme celle d’hier [20 mai à Moronvilliers], ou defensive active dans l’intervalle : « suite de succès continus qui ne forme en réalité que le développement d’un même succès »… D’où la nécessité de ne pas opposer deux périodes, deux méthodes, deux fortunes : derrière les changements de personnes « subsiste et s’affirme en permanence l’unité de pensée et d’action ».

« Les territoriaux bretons en Champagne », Bulletin des armées, juin 1917 Article cité par Palat pour faire de récit de la bataille des Monts.

Général Percin, « Les principes de la guerre ont-ils changé ? », Grande Revue, juin 1917
Selon J. Vic, conclut que non et qu’il faut continuer à attaquer. Participe d’une polémique sur la « guerre nouvelle » (livre de Georges Blanchon chez Armand Colin en 1916)

« Les Tanks dans le combat (à l’attaque du 5 mai) », L’Illustration, 2 juin 1917 Art. cité par Palat.
1 page avec une photo accompagnant le texte.

« Les Cuirassiers à pieds au moulin de Laffaux (5 et 6 mai) », L’Illustration, 16 juin 1917 Article cité par Palat

H., « un régiment à la bataille de l’Aisne », L’Illustration, 16 juin 1917
Auteur a rencontré des soldats permissionaires. Colonel Le Hagre, régiment du Nord [= 110e RI, 2e DI]. Pour eux « la Somme était moins dure ». Avance à l’Est de Corbeny. Mort de deux prètres dans le Régiment : abbé d’Anthenès et « petit basque » Lacroutzet. Raconte des morts d’oficiers.

« La Prise du bois des Buttes et de la Ville-aux-Bois », L’Illustration, 23 juin 1917 Article cité par Palat (concerne le 31e RI).

X, « Sur le plateau de Craonne. La journée du 3 juin (notes d’un témoin militaire) », L’Illustration, 30 juin 1917.
Attaque ennemie repoussée sur les plateaux de Californie et des Casemates par les 66e et 36e DI. Pour la seconde, exactement le même esprit que l’article de la Revue hebdomadaire : basque qui lancent la grenade comme la pelote.

« Histoires de grenadiers : plateau de Vauclerc (mai 1917) », notes d’un témoin militaire, Revue hebdomadaire, n°26, 30 juin 1917, pp. 686-692.

BNF : microfilm M-890
Considérations générales sur le grenadier.
Parle d’un régiment de Gascogne, pays Basque et Béarn, pour qui « la grenade est une autre espèce de pelote ». Episodes de combats singuliers, de preux qui vengent les naïfs tués par les méchants boches…
Raconte la prise du Wald-Tunnel à l’attaque du 5 mai.
300 grenadiers qui se rendent à une escouade (celle des valeureux grenadiers évoqués). Et la ruse du malin Sauvaget qui à miné le moral des Allemands de l’intérieur….
Peut-être soldats du 249e RI de Bayonne, 35e DI (éléments qui attaquent le Wald-Tunnel le 5 mai avec le 123e RI de la même division, mais lui de La Rochelle…).

XXX, « La bataille de l’Aisne et de Champagne, 16 avril-16 mai 1917 », Revue de Paris, 1er juillet 1917, p. 69
BNF : microfilm M-17000
Entreprise de transformation de l’échec en succès. Procédé de mise en contradiction des sources allemandes (presse notamment) avec la « réalité » et neutralisation du décalage entre les objectifs et les résultats. Mise en avant particulière de l’attaque de la 127e DI le 16 avril, et passe plus rapidement sur le reste.

« Un témoin », « La conquête du massif de Moronvilliers (17 avril-20 mai 1917) », L’Illustration, 4 août 1917, pp. 115-134.

Cité par Palat pour faire le récit de la bataille des monts.
Numéro spécial entier sur la prise du massif de Moronvilliers selon l’histoire d’Hanotaux. C’est en tout cas un très long article qui fixe le récit de l’épisode pour le ranger parmi les succès des opérations à « objectifs limités » (signé « un témoin » mais du tout le registre du témoignage). Description très précise, régiment par régiment et jour par jour en trois épisodes : 17-20 avril, premier assaut (le 95e RI mis en avant) ; 21 avril-19 mai : progression lente; 20 mai: achèvement de la conquête (le 1er zouaves mis en avant). Gros appareil d’illustrations : cartes, vues cavalières, photos, gravures.

Le Panorama de la Guerre (publication bi-mensuelle illustrée), Tallandier, date ?
Tome 5 couvre la période juillet 1916-juin 1917.
Publication de propagande (un récit unique avec de nombreuses photos et cartes, entrecoupé de reprise de témoignages ou de commentaires publiés ailleurs, dans la presse notamment).

Octave Béliard, « Sur le Chemin des Dames, notes d’un témoin », Lectures pour tous, 1er septembre 1917, pp. 1572-1581
BNF : microfilm 8-Z-14580
Témoignage d’un combattant (« major ») depuis la fin-mars jusqu’à la mi-mai : d’abord devant Laffaux, puis entre Cerny et Ailles du 18-19 avril au début mai.

Presque sûrement la 21e DI, et sans doute le 64e RI.

source:https://www.crid1418.org/doc/bdd_cdd/bibliographie/biblio_cdd.pdf

 

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