1029/28 mai 1917

Journal du lundi 28 mai 1917 à travers Le Miroir

Une tentative des Allemands sur nos tranchées, au nord du moulin de Laffaux, a échoué sous nos feux. Dans ce secteur, ainsi que sur le plateau de Californie et dans la région des crêtes au sud de Nauroy et de Moronvilliers, la lutte d’artillerie a été assez violente au cours de la nuit.
Une attaque  locale a permis aux Anglais d’effectuer une nouvelle progression vers Fontaines-les-Croisilles. Des engagements de patrouilles vers le Cojeul, leur ont valu un certain nombre de prisonniers.
Ils ont abattu trois avions allemands en combat aérien, huit autres avions ont été contraints d’atterrir, désemparés. Quatre avions anglais ne sont pas rentrés.
Les Italiens ont continué leur progression sur le Carso en s’emparant de nouveaux points fortifiés. Ils ont fait des prisonniers en plusieurs endroits: 1150 au total.
Le général américain Pershing a fait un discours éloquent pour affirmer que ses troupes viendraient prochainement collaborer à la libération du front occidental.
On dément officiellement à Vienne que l’archiduc Joseph doive succéder à M. Tisza à la tête du cabinet hongrois.

Le journal de la Huronne

Hier dimanche, le congrès socialiste a décidé, à la quasi-unanimité, l’envoi de délégués français à la conférence de Stockholm, qui doit réunir les représentants de tous les belligérants. Paron m’a conté cette grande séance. Deux députés qui rentrent de Russie, Cachin et Moulet, ont décidé du vote. Ils ont établi que la convocation à Stockholm venait des Russes et non pas des Allemands, comme le prétendait la presse orthodoxe, acharnée contre cette conférence. Ils ont montré que les délégués français pourraient utilement défendre leur pays contre l’accusation d’impérialisme et démasquer le arrière-pensées de conquêtes de leurs rivaux ; tandis que leur absence laisserait face à face les Russes et les Allemands. Majoritaires et minoritaires se sont unis aux cris de : « Vive Jaurès ! » Cette réconciliation n’était pas sans grandeur. Les socialistes de gouvernement sont eux-mêmes acquis à la conférence de Stockholm.

La foule qui stationnait devant l’Hôtel Moderne, où se tenait le congrès, a salué de folles ovations la proclamation du vote. Paron exulte. Il dit que celle conférence peut être le plus grand événement de la Guerre. Mon entourage paraît consterné.

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Mai_1917

L’exode des Cominois

Au début du mois de mai 1917 a commencé l’exode des habitants de Ten Brielen, Bas-Warneton, Houthem et, en France, du Blanc Coulon. Ce que les Cominois français redoutaient depuis des semaines allait fatalement se produire, et le 28 mai 1917, il y a exactement 100 ans, l’évacuation générale des Deux Comines commençait. L’ordre en avait été donné la veille. On venait de quitter l’église où on avait célébré la Pentecôte, quand le brigadier de police Leclerc avait intimé chacun au silence en agitant sa clochette, avant d’annoncer que dans les trois jours suivants, les huit mille Cominois devraient avoir quitté la ville, rue après rue, quartier après quartier. Suivaient les consignes pratiques d’usage. On avait beau avoir redouté cette évacuation, c’était la stupeur ! Et c’étaient les Alliés qui en avaient eu l’idée car Comines était proche de la ligne du front, et ils ne voulaient ni garder un recul de

Vue aérienne de (Beine)Nauroy le 28 mai 1917

http://www.lesamisdenauroy.fr/presse.php

Livre: il revint immortel de la grande bataille

Le 28 mai 1917, l’aspirant René Germain se présente « tout joyeux » au commandant de sa nouvelle unité, le légendaire RICM, Régiment d’infanterie coloniale du Maroc. Malgré son âge (22 ans), ses états de service et ses galons gagnés au feu en Argonne (août 1915), en Champagne (septembre 1915), dans l’Oise et dans la Somme (mai 1916), lui valent aussitôt le respect des « marsouins », souvent plus vieux que lui, qu’il va conduire au combat. Chemin des Dames (juin 1917), Malmaison (octobre 1917), Butte du Mesnil (septembre 1918) en passant par Canny-sur-Matz dans l’Oise, où le RICM arrête la première offensive allemande du printemps 1918 et où le lieutenant Germain glane une troisième et avant-dernière étoile pour sa Croix de Guerre?: autant d’étapes sur des sentiers de la gloire qui mèneront le jeune Savoyard jusqu’en Rhénanie occupée, avant une démobilisation très attendue mais finalement frustrante, prélude à soixante-dix longues années de vie civile dont « aucune journée n’aura l’éclat d’un seul de ces jours de souffrance et de tonnerre » passés dans la fraternité des armes et le vacarme de la grande tourmente. Rédigés à partir des notes prises au jour le jour et illustrés par les photos et les croquis réalisés sur les lieux mêmes de l’action, les Carnets de guerre de René Germain nous font vivre l’enfer des tranchées mais aussi l’exaltation de l’assaut – ces moments terribles où se jouent, en quelques secondes, la vie des hommes et le sort des batailles –, et partager, dans sa grandeur et sa misère, le quotidien des poilus d’une troupe d’élite – le RICM – dont le drapeau est aujourd’hui encore le plus décoré de France, mais dont le rôle en 1914-1918 était resté jusque-là trop méconnu.

http://www.editionsitaliques.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=63

Les tirailleurs sénégalais d’Oléron

Le Séquane donc, ou plutôt SS Sequana, était un navire de transports de marchandises et de passagers appartenant à la compagnie de navigation sud-atlantique, construit en 1898. Pendant la première guerre, il est réquisitionné pour le transport de troupes.

Le 28 mai 1917, il quitte donc  Dakar avec, à son bord, 566 personnes, dont 99 marins, 400 tirailleurs sénégalais, et 166 passagers civils. Le 8 juin, à trois heures du matin, il se trouve au large de l’île d’Yeu, près de la Pointe des Corbeaux, lorsqu’il est frappé  à tribord par une torpille allemande lancée par un sous-marin UC 72. A 3h30, le bateau coule. Une grande partie des passagers pourront être sauvés, et ramenés sur l’île par 12 baleinières et deux bateaux de pêche. 6 hommes d’équipage, 3 passagers et 198 sénégalais trouveront la mort. Comme on le voit, et sans surprise, les tirailleurs sénégalais paient le plus lourd tribut, puisque la moitié d’entre eux va périr dans le naufrage. On peut facilement imaginer qu’ils étaient embarqués à fond de cale, et sachant que le navire a sombré en une demi-heure, et que la majorité d’entre eux ne savait certainement pas nager, leurs chances de survie étaient faibles. 12 chaloupes et deux bateaux de pêche pour secourir 566 personnes, cela fait une moyenne de 40 personnes par embarcation. Seuls 3 passagers sur 166 et 6 marins sur 99 ne pourront être sauvés, c’est très peu. On peut donc supposer qu’ils ont embarqué prioritairement sur les chaloupes, et que les tirailleurs ont été piégés dans les ponts inférieurs. Les chiffres crient l’évidence d’un destin inégal.

Ils avaient embarqué à Dakar, sans doute devaient-ils rejoindre le front : la moitié n’y parviendra pas. Que sont devenus les  tirailleurs qui survécurent au naufrage ? Ont-il échappé à la boucherie des tranchées ? Que leur est-il arrivé, lorsqu’ils ont débarqué dans l’île ? Ont-ils rejoint le camp « d’hivernage » où ils étaient regroupés avant de monter au front, près d’Arcachon, au lieu dit Le Courneau ?

http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/

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