1037/5 juin 1917: l’hôpital de Prouilly évacué

Journal du mardi 5 juin 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie est devenue violente au nord-ouest de la ferme Froidmont. Une attaque ennemie, déclenchée sur un saillant de notre ligne, a réussi à prendre pied dans quelques tranchées avancées. Sur le front des plateaux de Vauclerc et de Californie, après leur sanglant échec de la veille, les Allemands n’ont pas renouvelé leur tentative et se sont bornés à réagir sur nos positions par un bombardement assez vif.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main sur les tranchées adverses à l’est du Téton. Nous avons pris trois mitrailleuses et fait des prisonniers.
Le combat au sud de la Souchez a continué sur le front britannique. L’ennemi, après avoir subi de lourdes pertes, a réussi à lancer un certain nombre de violentes contre-attaques qui ont obligé nos alliés à évacuer le terrain conquis. Ils ont fait 92 prisonniers. Ils ont fait d’autres prisonniers à l’est de Laventie et au sud de Wytschaete. Ils ont abattu quatre avions allemands.
Sur les pentes du San Marco, l’ennemi a réussi à pénétrer dans quelques éléments avancés. Il a été ensuite repoussé jusqu’à ses positions de départ, en laissant 82 prisonniers.
Les avions italiens ont bombardé des rassemblements ennemis à Santa Lucia di Tolmino et à Chiapovano.

Félix Vallotton peint le cimetière de Châlons-sur-Marne

Félix Vallotton est né le 28 décembre 1865 à Lausanne. Mort le 29 décembre 1925 à Paris. En 1900 naturalisé en France. En 1882, prend la décision d’être peintre et vient s’installer à Paris, où il étudie le dessin à l’Académie Julian. S’initie à la gravure sur bois. En 1889, il épouse Madame Rodrigues-Henriques. Il devient un membre important du groupe des Nabis, où il devient l’ami de Vuillard.Agé de 48 ans en août 1914, Vallotton n’est pas mobilisable. Il se sent inutile (cf. son Journal). Cependant, le Ministre des Beaux-Arts et le ministre de la Guerre l’envoie comme peintre aux armées le 5 juin 1917. Sur le front de Champagne et d’Argonne, il dessine des croquis. De retour à Honfleur, il peint une douzaine de toiles (4 sont conservées au MHC). Son activité de peintre et graveur est intense : plus de 1500 oeuvres. Il participe à de nombreuses expositions.

 

L’hôpital de Prouilly évacué

Le G.S.C.S. fut organisé en deux échelons, rattachés à la 5e armée, implantés à Prouilly et Epernay. D’avril à juin 1917, le groupement s’installa sommairement à l’HoE de Prouilly qui fut rapidement évacué, le 5 juin 1917, à la suite de bombardements allemands sur des dépôts logistiques situés à proximité de l’hôpital. Le repli s’opéra sur l’HoE de Bouleuse implanté à 17 kilomètres de Reims. Dans cette formation hospitalière baraquée de plus de 3000 lits, le G.S.C.S. prit une importance considérable sous la conduite du professeur Regaud qui était « un apôtre ascétique avec un merveilleux esprit d’organisation » (Leriche, cité par Segal et al.).

http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/02/«-archiviste-bibliothecaire-»-du-service-de-sante-militaire-au-front-1917-1918.html

Lire aussi http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2013x047x003/HSMx2013x047x003x0355.pdf

Lettres explosives de Poilus

Des mutineries se multiplièrent en effet au printemps 1917 et secouèrent l’armée française, de l’Oise aux Vosges. Des milliers de soldats refusèrent de monter au front, d’obéir les yeux fermés aux ordres de supérieurs incompétents ; ils commencèrent à condamner la duplicité du discours patriotique et organisèrent des réunions entre soldats, au cours desquelles les langues, et c’est le moins que l’on puisse dire, se délièrent.

Près de quatre millions de courriers circulèrent chaque jour entre le front et l’arrière. L’auteur de cet article ne prétend nullement que les quelques lettres sélectionnées – dont de très brefs extraits sont diffusés plus loin – furent révélatrices de la mentalité des soldats. Cependant, ces lignes enflammées nous invitent à porter un autre regard sur les Poilus. Les fauteurs de guerre sont explicitement désignés ; la rage de classe évidente ; le ton est drôle, maximaliste, tragique ; la lucidité sur les rouages de la domination est implacable.

Épisode globalement ignoré par les historiens de cour, ces mutineries furent souvent banalisées ou défigurées. La dimension transgressive de cet événement fut longtemps occultée. Les mutineries relèveraient, « non d’un refus de se battre, mais d’une certaine manière de le faire  ». Un jeune historien a parfaitement exposé l’inanité de cette thèse en dévoilant la radicalité des Poilus mutinés, dans un ouvrage admirable et chaudement recommandé

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-lettres-explosives-des-Poilus-42073.html

 

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