1038/6 juin 1917: Joseph Dauphin condamné à mort

Discussion secrète au Sénat à propos de la conférence de Stockholm

« Nous avons appris presque en même temps, hier soir, que deux des aviateurs, des garçons charmants, qui réglaient le tir d’une batterie venaient d’être abattus, que des socialistes allaient à Stockholm organiser l’Internationale.Je ne crois pas qu’aucune nouvelle, depuis le début de la guerre, ait causé une pareille sensation d’écoeurement. Sous Louis XV, et pour le caprice de Mme de Pompadour, (211) il y avait en marge de la diplomatie officielle, les missions de M. de Broglie, le secret du Roi. Voilà maintenant qu’un parti s’en va, d’accord avec nos ennemis, organiser une paix offi- cieuse à côté de notre diplomatie.Est-ce admissible ? si le Gouvernement actuel auquel tous les Français ont fait confiance dès le début de la guerre, et par cela seul qu’il représente la France, juge que le moment est venu de négocier, qu’il le fasse savoir.La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/06/c19170606_0764_0769.pdf

L’école refonctionne à Beaumont-en-Beine (Aisne)

L’école recommence à fonctionner sous la direction d’un instituteur territorial. « Cela vaut mieux que de faire de la terrasse dit celui-ci, un instituteur de la Vienne, d’une très vieille classe. Mais ce n’est pas rose. Tous ces enfants là ne savent presque plus rien. Ils se rappellent un peu la lecture, mais c’est tout. Et puis, j’ai eu bien du mal à avoir le matériel voulu. On a retrouvé des tables un peu partout et pour le reste les habitants ont fait ce qu’ils pouvaient. Le préfet m’a envoyé des livres et des fournitures scolaires mais pas celles qu’il aurait fallu. Cela ne va pas très bien. Il n’ y avait pas d’école du temps des Boches ? Au début, ils ont essayé d’en organiser une, mais personne n’était capable de tenir le poste. La place a été confiée à une femme quelconque qui n’a pas réussi dans son oeuvre et l’idée a été abandonnée. L’école a alors servi de cantonnement. Voyez les insanités que les Boches ont écrites ou dessinées sur les murs. Je cache les plus dégoûtantes avec ma toile de tente. »source: https://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/barb_barb1_texte22.html

Journal du mercredi 6 juin 1917

Bombardement assez violent de part et d’autre, dans la région de Braye-en-Laonnois. Au cours de la nuit, une vive attaque de nos troupes nous a rendu des éléments de tranchées où l’ennemi avait pris pied au nord-ouest de la ferme Froidmont.
Lutte d’artillerie intermittente en Champagne, plus active vers le front Cornillet et sur le Casque. Divers coups de main ennemis sur nos postes, entre Tahure et Auberive, ont échoué.
En représailles des bombardements effectués par l’ennemi sur la ville ouverte de Bar-le-Duc, les 29 et 30 mai, 7 de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont jeté 1000 kilos de projectiles.
Nos escadrilles ont copieusement arrosé de projectiles les terrains d’aviation ennemis de Morhanges, de Habsheim, de Frescati et de Sissonnes; 16.500 kilos d’obus ont été jetés sur les baraquements, qui ont subi des dommages importants. D’autres escadrilles ont bombardé la gare de Lumes (Ardennes), les dépôts de munitions de Warmériwille, les gares et dépôts de la région de Laon. Il y a lieu de citer encore le bombardement de l’aérodrome de Colmar, des gares de Thionville et de Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont repoussé des raids au sud-est de Lens et au sud d’Armentières.
Le général Broussilof remplace le général Alexeief à la tête de l’armée russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Joseph Dauphin condamné à mort le 6 juin 1917

Né en 1882 à Tauves, Joseph Dauphin est cultivateur à Theil – Saint-Gal. Il est marié et père d’un enfant. Mobilisé en

1914, il est affecté au 70ème bataillon de Chasseurs Alpins. Pendant 3 années de guerre, il fait preuve de bravoure : il est nommé caporal en mars 1915, puis cité à l’ordre du régiment en août 1915 et décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Selon les témoignages recueillis par H. Andraud (2), début juin, cantonnés à Beuvardes dans l’Aisne, les soldats des 7ème et 8ème compagnies du 70ème BCA apprennent que leurs permissions étaient supprimées pour une nouvelle attaque sur le plateau de Craonne, contrairement à leurs camarades des 6ème et 9ème compagnies qui avaient été permissionnaires un mois avant, conséquences d’un …tirage au sort !

Bien entendu, cela provoqua la colère des hommes et de violentes récriminations. Et comme c’est le soir où on touche la solde, le vin coule à flots. A cette occasion, certains auraient « tiré quelques coups de fusil et lancé à la cantonade des propos séditieux ». La hiérarchie militaire parle « d’acte de mutinerie »…

« Dauphin était bien dehors, trop ivre pour rentrer, et peut-être même pour se rendre compte qu’une patrouille le ramassait » disent les témoins. Très bruyant, il chantait à tue-tête sa chanson préférée « J’ai deux grands bœufs dans mon étable » ! « Ce pauvre Dauphin fut pris au hasard, dans le tas parce que, sans doute, on avait entendu sa voix. »

Il fut « jugé » et condamné à mort le 6 juin 1917 comme « émeutier » et même comme « meneur », convaincu de « révolte à main armée, en réunion » ! Il fut exécuté 6 jours après, le 12 juin à Ventelay (Marne).

source: http://federations.fnlp.fr/IMG/pdf/g_7_et_8_6_fusilles_du_PdD.pdf

L’offensive du Chemin des Dames dans les fonds de l’ECPAD

Des photos à voir sur le site http://centenaire.org/de/node/8481

Extrait des carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier de Béziers, sur les mutineries du 30 mai au 6 juin 1917

« La révolution russe eut une répercussion sur le front français et un vent de révolte souffla sur presque tous les régiments. Il y avait d’ailleurs des raisons de mécontentement ; l’échec douloureux de l’offensive du Chemin des Dames qui n’avait eu pour résultat qu’une effroyable hécatombe, la perspective de longs mois encore de guerre, enfin, c’était le très long retard des permissions c’était cela je crois qui irritait le plus le soldat.

Un soir, un caporal chanta des paroles de révolte contre la triste vie de la tranchée, de plainte, d’adieu pour les êtres chers qu’on ne reverrait peut-être plus, de colère contre les auteurs responsables de cette guerre infâme, et les riches embusqués. Au refrain, des centaines de bouches reprenaient en choeur et à la fin des applaudissements frénétiques éclataient auxquels se mêlaient les cris de  » Paix ou révolution ! A bas la guerre ! Permission ! Permission ! « . Un soir, patriotes, voilez- vous la face, l’Internationale retentit, éclata en tempête. Cette fois, nos chefs s’émurent, notre capitaine-adjudant-major-flic vint lui-même escorté par tout le poste de police. Il essaya de parler avec modération mais dès les premiers mots des huées formidables l’arrêtèrent. […] Je rédigeai un manifeste protestant contre le retard des permissions. Dans l’après-midi l’ordre de départ immédiat fut communiqué ; la promesse formelle était faite que les permissions allaient reprendre dès le lendemain. Les autorités militaires, si arrogantes, avaient dû capituler.

Le lendemain soir, à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent : cris, chants, hurlements, coups de sifflet. Bien entendu, L’Internationale retentit. Si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié. Ils prirent le parti le plus sage : attendre patiemment que le calme soit revenu. On ne peut pas toujours crier, siffler, hurler et, parmi les révoltés, n’ayant aucun meneur capable de prendre une décision, ou la direction, on finit par s’acheminer vers les tranchées, non cependant sans maugréer et ronchonner. Bientôt, à notre grande surprise, une colonne de cavalerie nous atteignit et marcha à notre hauteur. On nous accompagnait aux tranchées comme des forçats qu’on conduit aux travaux forcés. »

source: http://www.histoire-geo.org/Partenaire/Arrivabene/ArrivabeneS_1ereH_tice_1914_1918.pdf

Premier bombardier-torpilleur

Le premier avion au monde à être conçu comme bombardier-torpilleur, le Sopwith « Cuckoo », est construit par le Royal Naval Air Service.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-180.html

 

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