1060/28 juin 1917: les Américains débarquentii

Les Américains débarquent

Le 28 juin 1917, dans le port de Saint-Nazaire, en présence du général Pershing et du général français Étienne Pelletier, la 1re division d’infanterie américaine (1st Infantry Division), nommée par la suite The Big Red One – en raison du grand chiffre 1 qui orne son insigne –, débarque sous la direction du général William L. Sibert (1860-1935). Des journalistes, des photographes et des cameramen sont présents pour suivre et relater l’événement. Après la cérémonie d’accueil, des prisonniers allemands et des soldats noirs américains commencent à décharger les paquebots et autres navires contenant le matériel. La 1st ID se dirige à pied vers les camps situés à la périphérie de la ville. Cette division, qui compte près de 28 000 hommes, est formée de quatre régiments d’infanterie, trois régiments d’artillerie et un ensemble d’unités plus réduites. Elle effectue son baptême du feu le 3 novembre 1917.

Des ports de débarquement

Le port de Saint-Nazaire étant trop petit pour assurer le débarquement puis l’accueil des nouvelles troupes américaines, le port de Brest, puis ceux de Bordeaux et de Cherbourg, sont également utilisés pour acheminer les troupes et le matériel américains. Brest devient le principal port de débarquement des hommes et du matériel. En novembre 1917 les Américains installent à proximité une base militaire et plus de 7 500 soldats y débarquent. Le port est ensuite agrandi, des quais, des entrepôts, des voies ferrées sont construits par des troupes du génie américain. Sont également aménagés des services téléphoniques et télégraphiques, une police militaire, un hôpital, une prison, un local du YMCA (association des jeunes gens chrétiens) et un établissement de la Croix-Rouge américaine. La population américaine est alors plus nombreuse que la population locale. En tout, près de 804 000 soldats américains ont débarqué dans le port de Brest.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-12/

(Marine) Le Marne coulé au large de Noirmoutier

Le Marne, vapeur français fut construit en 1917 à « South Dock » par le chantier « Sunderland SB Co » pour le compte de la « Compagnie de Navigation d’Orbigny. Il fut lancé le 21 février 1917 et mesurait 114.3m pour 15.9m de large et 7.20m de tirant d’eau, jaugeant 4019t. Il était propulsé par une machine à triple expansion de 371 nhp.
Extrait de la fiche épave du site des Anges(Association Nord Gascogne Epaves Subaquatiques) 
Le 28 juin 1917 à 22 heures, au large de Noirmoutier, par une mer agitée, il reçoit une torpille dans son centre tribord au niveau de la ligne de flottaison tirée par le UC-61, on dénombrera 10 disparus: 1 chauffeur tuée lors de l’explosion de la torpille et 9 marin qui se sont noyés après que leurs embarcations se soit retournées au moment de l’évacuation de la MARNE.
Le reste des survivants sera récupéré par le patrouilleur Sauterelle. Quelques heures plus tard, le 29 à 6h30, le vapeur grec Dryskos, qui s’était écarté du convoi montant, était coulé au canon à 5 miles plus au sud que la Marne, en vue du vapeur Carstdyne sur lequel le sous-marin tirait également avant de plonger.
ARMEMENT: 2 canons de 90 mm, modèle 1877 sur affût 1916. Disposition: 1 sur l’avant et 1 sur l’arrière.

source: http://www.wreck.fr/marne.htm

Journal du jeudi 28 juin 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie très vive dans la région du monument d’Hurtebise. Les Allemands n’ont fait aucune tentative nouvelle contre les positions que nous leur avons enlevées le 25.
D’après de nouveaux renseignements, parmi les organisations que nous avons conquises ce jour-là se trouve la caverne du Dragou, qui était devenue une véritable forteresse. Un matériel considérable y était accumulé: 9 mitrailleuses en bon état, plus de 300 équipements, de nombreux fusils, des dépôts de munitions, des projecteurs et un poste de secours sont tombés entre nos mains. Le chiffre des prisonniers atteint 340, dont 10 officiers.
En Champagne, Un coup de main ennemi a échoué à l’ouest du mont Cornillet. De notre côté, nous avons exécuté une incursion dans les lignes allemandes vers Maisons-de-Champagne, qui nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Les Anglais ont repoussé, avant même qu’elle ne pût se développer, une attaque allemande sur leurs nouvelles positions, au nord-ouest de Fontaine-lès-Croisilles. Ils ont exécuté avec succès un coup de main à l’ouest d’Oppy, en faisant un certain nombre de prisonniers. Ils ont arrêté un raid ennemi près de la Bassée.
Les Italiens ont abandonné quelques positions de première ligne sur le plateau d’Asiago.
Activité d’artillerie sur le front russe.
M. Venizelos a constitué son cabinet à Athènes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Quatre Havrais du 129 ème RI fusillés

Parmi les 650 fusillés « pour l’exemple » (mutins, déserteurs, mutilés volontaires) figurent quatre Havrais du 129ème Régiment d’Infanterie. Trois soldats et un caporal qui, fin mai 1917, avec près de mille autres « poilus » du 129ème RI et du 36ème RI, exprimèrent pacifiquement leur colère lors de meetings et de manifestations. Après l’hécatombe traumatisante du Chemin des Dames, de nombreux régiments refusaient de monter au front, de mourir pour rien. Les soldats en avaient marre de patauger dans la mort, marre de voir leurs familles crever de faim et, en prime, marre de voir que la guerre engraissait les profiteurs. Désemparés, certains envisageaient de voler un train à Soissons pour aller réclamer une paix immédiate à Paris. Ces hommes rêvaient d’un monde plus fraternel en chantant L’Internationale. Ce n’était pas du goût des Conseils de guerre. Arrêtés, transformés en boucs émissaires pour mater la rébellion, Marcel Chemin, Marcel Lebouc, Adolphe Lefrançois et Henri Mille sont passés en procès le 20 juin 1917. Les quatre furent condamnés à mort pour mutinerie et refus d’obéissance devant l’ennemi. Les mutins ont été fusillés le 28 juin 1917, à 11h30, à la sortie Nord de Rarécourt (Meuse) par des camarades de régiment. Raymond Poincaré, alors président de la République, avait refusé de les gracier.

source: http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5885

 

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