1061/29 juin 1917: des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

La guerre continue à Verdun

Enfin, le 29 juin, l’ennemi lance une attaque plus importante sur nos positions de la cote 304 et sur les saillants sud du bois d’Avocourt que nous contraints d’évacuer.

Dans la soirée, il poursuivait son avantage à l’ouest du Mort-Homme. Nos contre-attaques immédiates reprenaient aux Allemands qu’une partie du terrain perdu.

 

Les 2 et 4 juillet, il continue ses offensives locales au sud-ouest de 304.

 

Le 8 juillet, un régiment de marche est constitué sous les ordres du lieutenant-colonel Rozier, comprenant le 4e bataillon du 346e (dans lequel la 15e compagnie, plus éprouvée dans les derniers jours, a été remplacée par la 17e) et le 4e bataillon du 335e.

Ce régiment de marche a pour mission d’enlever le saillant Gauthier qui, situé à la corne sud-est du bois d’Avocourt, constitue l’un des points d’appui ouest des défenses de la cote 304; il sera à l’aile gauche d’une attaque qui doit reprendre tout le terrain perdu les 28 et 29 juin et s’emparer, en outre, des anciennes premières lignes allemandes jusqu à la cote 304.

 

Le 17, vers 3 heures, les emplacements de départ sont occupés après une marche lente et rendue pénible par le bombardement ennemi. Le bataillon du 346e est le bataillon d’assaut

Les tirs de préparation d’artillerie durent depuis plusieurs jours; ils deviennent tellement intenses, tellement formidables dans les instants qui précèdent l’heure H, que la confiance de nos troupiers redouble.

Ils s’élancent à l’assaut avec une ardeur folle, trouvant trop lente à leur gré la marche du barrage roulant, qui les précède. C’est ainsi que le lieutenant Vautrin, emporté par son élan dans le tir de barrage, est tué à la tête de sa compagnie. La résistance de l ennemie est assez faible; partout les tranchées sont nivelées, les abris enterrés, une seule mitrailleuse tire. En quelques instants toute résistance ennemie est brisée et 260 prisonniers environ, affolés et piteux, dont 4 officiers, sont envoyés à l’arrière.

Mais vers 9 heures, l’ennemi commence à violemment bombarder le terrain conquis, bombardement ininterrompu par obus de tous calibres, qui va durer jusqu’au 20 juillet.

On a promis que la relève aurait lieu dans les vingt-quatre heures si l’attaque réussissait; l’attaque a parfaitement réussi, les objectifs assignés ont même été légèrement dépassés; et néanmoins, pendant trois journées interminables on doit encore tenir sans un abri, sous un bombardement violent et incessant, il faut regarder mourir les camarades sans pouvoir les soulager d’une goutte d’eau; et pourtant, on trouve encore la force de repousser, le 17 au soir, avec l’aide d’un infernal barrage d’artillerie, une contre-attaque de l’ennemi dont deux bataillons sont anéantis.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

Pendant la Première Guerre mondiale, dix tirailleurs sénégalais sont inhumés pendant l’été 1917 sur l’île d’Oléron dans les cimetières de Saint-Denis-d’Oléron, Saint-George-d’Oléron et Saint-Pierre-d’Oléron. Il s’agit en fait des victimes du torpillage, le 8 juin 1917, du navire le Sequana faisant près de 200 morts.

Le corps des malheureux soldats dérivent ou sont portés par les courants de l’île d’Yeu vers le sud, vers les pertuis Breton et d’Antioche. Dans La Charente-Inférieure du 27 juin 1917, deux rubriques concernent les noyés, une pour Châtelaillon où «la mer a rejeté le cadavre qui ne portait pour tout vêtement qu’une vareuse retenue par une ceinture de cuir. Il avait dû séjourner une quinzaine de jours dans l’eau. On a trouvé dans son portefeuille une carte d’identité au nom de Escourre Jean-Raoul, cambusier, sans désignation d’origine, et une somme en monnaie française et anglaise de 1 200 francs environ.» Il s’agit bien du cambusier, mort à son poste, à la suite du torpillage du Sequana. Sous la rubrique Fouras, on peut lire que «le corps d’un noyé sénégalais a été recueilli en mer. Les obsèques ont été célébrées dimanche dernier avec le cérémonial dû à un soldat tombé pour la patrie.» Le journal Le Matin rapporte le 29 juin 1917 que «des cadavres de soldats sénégalais et de passagers du vapeur Sequana, torpillé récemment au large, sont ramenés en ce moment par nos bateaux de pêche ou rejetés sur nos côtes. On a recueilli, depuis 4 jours, à La Rochelle et à La Pallice, 19 cadavres de soldats noirs.»

source: http://www.jdpoleron.info/article/des-tirailleurs-senegalais-inhumes-a-oleron,15696.php

Journal du vendredi 29 juin 1917 à travers Le Miroir

Bombardements intermittents dans la région du monument d’Hurtebise, sur le Casque, le Téton, le mont Blond et le Cornillet. L’artillerie ennemie a été vigoureusement contrebattue sur tout le front.
Sur les pentes du mont des Roches (nord de Jouy), une forte patrouille ennemie, qui tentait un coup de main, a été repoussée.
Une tentative allemande sur le saillant de Wattwiller (nord-est de Thann) a échoué; l’ennemi a laissé plusieurs morts entre nos mains, dont un officier.
Des engagements de patrouilles devant Flirey et Bezonvaux nous ont permis de faire des prisonniers.
Un avion allemand a été abattu au sud de Craonne. Le pilote et l’observateur ont été capturés.
Sur le front belge, l’ennemi, après avoir bombardé les tranchées au sud de Saint-Georges, a lancé un détachement à l’assaut. Ce détachement a été rejeté après une lutte corps à corps, éprouvant des pertes sérieuses. Canonnade vers Steenstraete.
Les Anglais ont accompli une nouvelle progression au cours de laquelle ils ont fait des prisonniers au sud de la Souchez. Ils ont atteint les abords d’Avion.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne sur le plateau d’Asiago.
Les élections à la Constituante russe sont fixées au 30 septembre 1917.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

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