1062/30 juin 1917

Journal du samedi 30 juin 1917 à travers Le Miroir

Grande activité de combat sur le front de l’Aisne et au nord-ouest de Reims.
Près du village de Cerny, l’ennemi qui avait réussi d’abord à prendre pied dans notre première ligne en a été rejeté par une contre-attaque énergique de nos troupes. Puis il a renouvelé sa tentative et a pénétré une seconde fois dans nos tranchées.
Au sud-est de Corbeny, l’attaque déclenchée par les Allemands a été particulièrement violente. L’ennemi a engagé des troupes spéciales d’assaut qui ont essayé d’enlever un saillant de notre ligne de part et d’autre de la route de Laon à Reims. Ses contingents ont dû refluer avec de fortes pertes.
Sur la rive gauche de la Meuse, dans la région bois d’Avocourt-cote 304, un violent bombardement a été suivi d’une puissante attaque allemande sur un front de 2 kilomètres. La puissance de nos feux a réussi à désorganiser l’attaque qui a pu prendre pied en quelques points de notre première ligne. Une autre tentative des Allemands a été complètement repoussée.
Sur le front d’Orient, canonnade à la droite du Vardar et vers la Cervena-Stena. Une attaque bulgare a été repoussée dans la région de Moglenica.
La Grèce a rompu avec l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie et la Turquie.
Le croiseur-cuirassé Kléber a coulé sur une mine au large de la pointe Saint-Mathieu. Il y a 38 victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

L’arrivée des Américains annoncée tardivement

Il faut en réalité attendre le 30 juin 1917 pour que L’Ouest-Eclair brise enfin le silence, dans un article des plus sibyllins, publié en pages intérieures, ne mentionnant jamais les Américains mais rehaussé d’une bannière étoilée et intitulé « Nos hôtes ». A n’en pas douter, à cette date, le bouche à oreille s’est déjà chargé de colporter la rumeur mais l’organe de presse demeure prudent… quoique très enthousiaste. Dès ce premier article se forge en effet l’image d’un Sammy héroïque, sorte de surhomme hybride, croisement d’un poilu et de Buffalo Bill, dont on rappellera que Le Wild West show se produit à Saint-Nazaire huit ans plus tôt  : « Ces héros dont les aventures ont charmé notre enfance, ils viennent d’apparaître… Ces sont leurs descendants qui passent là, devant nous. Il y a un siècle, leurs aïeux chassaient dans la Prairie, sans songer à l’Europe lointaine et mystérieuse, où un jour, de tous les points du monde, des hommes de toutes races viendraient chasser le boche. »

Ce silence des journaux s’explique largement. En effet, les plus grandes mesures de sécurité sont imposées alors que l’Allemagne se livre à une guerre sous-marine à outrance qui, en toute logique, érige en cibles de choix ces renforts venus des Etats-Unis. Le plus grand secret règne d’ailleurs autour de l’arrivée du Tenadores et des premiers bâtiments qui accostent à Saint-Nazaire le 26 juin 1917. Non seulement la population n’est pas avertie mais une manœuvre d’intoxication  est mise en place afin de faire croire à une arrivée à Brest, le port du Ponant étant plus proche de 120 miles nautiques de New-York. Par ailleurs, les autorités veillent, comme le rappelle l’article que consacre L’Ouest-Eclair, dans son édition du 27 juin 1917, à « La Bretagne et l’Amérique » : sur un total de 55 lignes, 18 sont censurées de l’aveu même du quotidien breton !7 Dans ces conditions, on comprend aisément pourquoi le débarquement de cette tête de pont américaine passe complètement inaperçu.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/un_debarquement_passe_inapercu_l_arrivee_des_americains_a_saint_nazaire_le_26_juin_1917.html

La paquebot Calédonien coulé à Port-Saïd

Lancé le 18 juin 1882 à La Ciotat. Troisième d’une série de 7 navires frères, le Calédonien .assure d’abord la ligne d’Australie jusqu’en 1889 (premier départ le 21 décembre 1882 via Aden les Seychelles Maurice, jusqu’à Nouméa), puis en alternance la ligne d’Extrême Orient. C’est à son bord que l’amiral Pierre meurt en septembre 1883 au retour de Madagascar. Il transporte également en septembre 1895 Camille St Saens, de retour de Saigon. Modifié en 1895 (changement des machines, rehaussement des cheminées et rallongement du roof arrière). En 1900, il est affrêté comme transport de troupes pour la campagne de Chine (guerre des boxers) Après 1901, il est essentiellement employé sur la ligne de Madagascar jusqu’en 1914.
Il est alors mis à disposition de la Marine. Le 26 mai 1916, il embarque à Diego Suarez le 3ème Bataillon de Tirailleurs Indochinois. Il arrive à Marseille le 20 juin (53). Le 30 juin 1917, il touche près de Port Saïd une mine mouillée par le sous marin UC 34, et il coule en quelques minutes, faisant 51 morts ou disparus, les survivants sont repêchés par les contre-torpilleurs français LANSQUENET et grec THYELLA

source: http://www.messageries-maritimes.org/caledon.htm

 

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