1066/4 juillet 1917: les Américains à Paris

Journal de guerre du mercredi  4 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après une recrudescence du bombardement, les Allemands ont lancé une série d’attaques violentes sur les tranchées que nous avons reprises de part et d’autre de la route Ailles-Paissy. Une lutte très vive, qui a duré toute la nuit, s’est terminée par l’échec complet de l’ennemi. Nous avons maintenu toutes nos positions.
Plus à l’ouest, deux coups de main sur nos petits postes ont également échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, la lutte d’artillerie a augmenté d’intensité vers le milieu de la nuit dans le secteur cote 304-bois d’Avocourt. Les Allemands ont attaqué sur un front de 500 mètres à la corne sud-est de ce bois. Les vagues d’assaut, brisées par nos feux, n’ont pu aborder nos lignes. L’ennemi n’a pas renouvelé sa tentative.
A l’est de Coucy-le-Château, rencontres de patrouilles. Nous avons fait des prisonniers dont un officier.
Les Anglais, grâce à une série de coups de main à l’ouest d’Avrancourt et au nord de Nieuport, ont fait un certain nombre de prisonniers. Ils ont repoussé une attaque contre leurs postes avancés au sud de la Cojeul.
Les Russes ont poursuivi leur offensive avec succès en Galicie. Le chiffre de leurs prisonniers dépasse 13.200.

Indépendance day devant l’assemblée

4 juillet 1917, Independence Day devant la chambre des députés [défilé des troupes américaines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53003285j

Lafayette nous voilà

“Lafayette, nous voilà!”

Discours prononcé par le colonel Stanton au nom et en la présence du Général Pershing au cimetière de Picpus sur la tombe de la Fayette le 4 Juillet 1917

Traduction de l’équipe APLV

Le Colonel Stanton a prononcé le discours suivant (son manuscrit ayant été lu et approuvé par le Général Pershing quelques jours auparavant):
Je regrette de ne pouvoir m’adresser au bon peuple de France dans la belle langue de son beau pays.
Nul ne peut oublier que votre nation a été notre ami quand l’Amérique luttait pour exister, quand une poignée de gens courageux et patriotiques s’acharnaient à défendre les droits que leur Créateur leur avait donnés ;  que la France, en la personne de La Fayette, est venue à notre aide en paroles et en actes.  Ne pas s’en souvenir serait un manque de reconnaissance, et l’Amérique ne manque à aucune obligation.
Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de la nation Américaine, la naissance d’un peuple dont la déclaration des droits affirme que « tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la quête du bonheur. »  Cette fête est célébrée chez nous avec liesse et gratitude, avec des feux de joie et des illuminations, car nous savons que depuis notre arrivée dans la galaxie des nations nous remplissons notre devoir en bons citoyens, dans le respect de Dieu et de la loi.
Nous sommes un peuple peu enclin à la colère mais intransigeant quant au respect de nos droits et de notre honneur national.
Nous saluons haut et fort la patience, la tolérance et le patriotisme du Président Wilson, qui a essayé par tous les moyens honorables d’éviter ce confit, car il a compris les effets redoutables d’une déclaration de guerre et la souffrance inévitable qui en résulterait.  Le représentant arrogant et tyrannique d’une autocratie prussienne a violé chaque loi de la civilisation.  Il a méprisé comme un chiffon de papier le traité solennel de Genève que son pays avait pourtant signé.  Pendant que le monde dormait, bercé par une illusion de sécurité, il s’est délibérément mobilisé et a déclaré la guerre contre les puissances alliés.
Les Etats Unis protestaient régulièrement contre ses actions arbitraires et recevaient promesse sur promesse qu’il respecterait le règlement de la guerre, mais chaque promesse a été rompue, chaque accord a été violé.  Enfin la patience a cessé d’être une vertu.  Notre Président, à bout d’endurance et pleinement conscient de la responsabilité qui lui incombait, a déclaré qu’il existait un état de guerre avec le gouvernement  allemand.

source: http://www.pershing-lafayette-versailles.org/7juillet1917.html

Lire aussi http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

Le carnet d’Alfred Bulot

Le 4 juillet 1917 : « Je monte aux tranchées ce soir pour seize jours, mais on dit que nous serons relevés au bout de huit. D’après les renseignements des aviateurs, on craint une attaque sur Reims. Ils font des coups de main bientôt tous les soirs. Vous avez dû voir dans le communiqué le coup fait sur la Pompelle : un bataillon était sorti en face de nous, ils n’ont pu aborder nos tranchées, grâce aux feux de barrage des 75 et des grenades. Lundi ils ont voulu faire un bombardement avec du liquide inflammable et ils sont restés dans les fils de fer avec leurs appareils sur le dos. C’est mon tour de faire la c0rvée de soupe, la cuisine est au moins à deux kilomètres : trois fois par jour aller et revenir, cela fait 12 kilomètres dans les jambes ; on est fatigué le soir. C’est la seule corvée que nous faisons ; mais elle est bonne.»

source: http://www.xn--saint-gilles-vieux-march-yfc.net/alfred-marie-burlot/

Lawrence Bruce Robertson chirugien durant la première guerre mondiale

« CAS 22 : […] Soldat F. McL. Admis le 4 juillet 1917. Enseveli par un obus il y a sept heures. Était en état de choc et s’est écroulé à cause de blessures  intra-abdominales et d’une fracture du fémur. Des mesures antichoc pendant quelques heures  ont produit une légère amélioration. […] Transfusion sanguine (1,100 c.cm.). Avant la transfusion : pouls 180; pression sanguine : systolique 80, diastolique 40. Après la transfusion : pouls 140; pression sanguine : systolique 185, diastolique 80. […] Évacué à la base deux semaines plus tard. Quatre semaines après l’opération, la base envoie un mot pour annoncer que le patient est en excellente forme et que son rétablissement semble assuré. »   – See more at: http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/Robertson/Pioneer_Blood_Transfusion.aspx#sthash.pCQVjbHp.dpuf

 

 

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