1067/5 juillet 1917:la Légion d’honneur à Guynemer

Journal du 5 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après un ralentissement de quelques jours, remplis seulement par la canonnade et des escarmouches, les combats ont repris avec vivacité, en particulier sur les plateaux qui séparent la vallée de l’Aisne de celle de l’Ailette, l’ennemi multipliant ses efforts pour nous reprendre les positions avantageuses, les observatoires excellents que nous avons conquis.
C’est le matin du 7 juillet que la lutte s’est ranimée. En quatre points du front compris entre le moulin de Laffaux et la ferme de Froidmont, les masses allemandes nous ont abordés. Entre la ferme Froidmont et les Bovettes le combat fut particulièrement dur. L’ennemi réussi d’abord à pénétrer dans notre première ligne sur près de 3 kilomètres. Mais le lendemain, une contre-attaque vigoureuse nous a permis de reprendre la presque totalité du terrain perdu. De nouvelles attaques sur le Panthéon ont été brisées. Pour mener à bien cette affaire, les Allemands avaient mis en ligne des troupes d’élite appartenant à trois divisions différentes. Elles ont subi de lourdes pertes. D’autre part, à l’est de Cerny, nous avons amélioré nos gains du 1er juillet, devant Ailles. Une forte entreprise ennemie menée le 8 juillet, dans la soirée, dans la région d’Hurtebise et du Dragon, a, d’autre part, échoué.
En Champagne, des actions de détail ont tourné à notre avantage au Mont Haut et à l’est du Mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons, le 8 juillet, brillamment enlevé, trois saillants fortement organisés, l’un à l’ouest du Mort-Homme, les deux autres au sud-ouest de la cote 304. Plusieurs tentatives ennemies ont été victorieusement repoussées.


Sur le front Britannique.

Les communiqués britanniques de la dernière semaine n’ont signalé que des escarmouches ou des coups de main d’importance secondaire en différents points du front. Le 5 juillet, nos alliés ont avancé leur ligne sur une étendue de 600 mètres au Sud-Ouest d’Hollebecke. Une activité d’artillerie assez intense a régné dans le secteur de Nieuport où, depuis quelque temps, les Anglais ont relevé les Français et une partie des troupes belges.
A l’aube du 6 juillet, après un feu de destruction qui dura plusieurs heures, l’infanterie russe, dans la direction de Zloczow, enleva trois lignes de tranchées. Mais, dans la journée, elle ne put accentuer sa progression, et, dans la soirée, dut ramener quelque peu en arrière une partie de ses unités.

Légion d’honneur à Guynemer

Le 5 juillet 1917, le capitaine Guynemer est fait officier de la Légion d’Honneur. Les journaux le rendent célèbre dans la France entière.
En juillet 1917, l’escadrille est mutée en Flandres. Devenu commandant, il obtient 54 victoires. Le 11 septembre 1917, il décolle de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelcapelle, en Belgique. Selon les Allemands, il est abattu par un de leurs avions. Une patrouille allemande découvre son corps et rapporte ses papiers d’identité. Mais dans la nuit du 11 au 12 septembre, un intense duel d’artillerie bouleverse le terrain. Le corps du pilote disparaît. Héros légendaire de l’aviation française, sa devise « faire face » a été adoptée par l’Ecole de l’Air.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1917-lannee-incertaine

 

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