1072/10 juillet 1917: les voies ferrées américaines

Les voies ferrées américaines

Dans l’organisation américaine, trois zones d’action sont déterminées : celle de ports et des bases, celle du front, et entre les deux, une zone intermédiaire. Le quartier général de la zone intermédiaire est fixé à Nevers dès le 10 juillet 1917. Dans la Nièvre, sont également prévues et réalisées des installations susceptibles d’apporter un supplément de trafic en gare de Nevers.

Ainsi, sont mis en place :
– en juin 1917 à Nevers, un centre d’intendance et un dépôt de transit des troupes combattantes,
– à Varennes-Vauzelles, un centre de réparation de wagons et de locomotives dont l’installation sera terminée en juin 1918,
– en juin et juillet 1918 à Mesves-Bulcy et à Saint Parize le Châtel, d’importants hôpitaux,
– en août 1918, à Sougy, un centre de remonte et un hôpital vétérinaire, apte à recevoir 4.000 chevaux.
Nevers sera aussi le lieu de stationnement de plusieurs trains hôpitaux. Parmi les autres implantations en terre nivernaise, il convient d’en citer trois qui n’ont pas eu d’influence négative sur le trafic en gare de Nevers. En 1918, à Cosne sur Loire, un centre de triage, en juillet 1918 à Verneuil, un atelier de réparation automobile et à Verneuil également, vers septembre 1918, le dépôt américain de locomotives destinées à assurer la traction sur la ligne de communication entre Gievres (Vierzon) et Marcy (Verneuil).

Il apparaît dès 1917 que la ligne de communication n°1 devra être améliorée pour en augmenter la capacité d’exploitation. Le goulot d’étranglement que représente la gare de Nevers pose très tôt la question de la construction d’une déviation -cut off-, qui fait l’objet de reconnaissances effectuées par le 16ème régiment du génie américain (régiment spécialisé dans les chemins de fer), d’abord entre le 12 et le 26 octobre 1917, puis au cours du mois de novembre, pendant lequel un officier et une équipe de huit membres passent 12 jours sur le terrain pour identifier les propriétés, faire des sondages dans la Loire et dresser des plans. Par ailleurs, des pourparlers sont engagés par l’intermédiaire des autorités militaires françaises. A la fin de décembre 1917, le colonel Burgess, commandant le 16ème régiment du génie, rend compte du fait que : « un officier a effectué un travail de reconnaissance sur les possibilités de se procurer des pieux et pour obtenir davantage d’informations sur la propriété des terrains. Il n’y aura pas de nouveau compte-rendu relatif à cette étude à moins qu’un travail supplémentaire ne soit ordonné ».

La nef et le choeur de l’église de Blamont bombardée

source: https://www.google.fr/search?q=9+juillet+1917&oq=9+juillet+1917&aqs=chrome.0.69i59.5385j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8#q=10++juillet+1917&start=130

Bientôt la troisième  bataille d’ Ypres

Le 10 juillet 1917, la troisième bataille d’Ypres n’a pas commencé, mais se prépare.

En effet, pendant la Première Guerre mondiale, le saillant d’Ypres est au centre de l’un des secteurs les plus sanglants du front Ouest. Entre octobre 1914 et octobre 1918, on estime à environ 500 000 le nombre de morts.

Lors de la première bataille d’Ypres (17 octobre-22 novembre 1914), les Français et les Britanniques combattent pour empêcher les Allemands de percer les lignes alliées vers les ports de la Mer du Nord. Les troupes allemandes lancent la première attaque au gaz de l’histoire lors de la deuxième bataille d’Ypres (22 avril-24 mai 1915). C’est d’ailleurs de là que vient le nom d’« ypérite ». L’autre nom de cette arme, le « gaz moutarde », vient de sa couleur jaunâtre.

Enfin, la troisième bataille d’Ypres (31 juillet-10 novembre 1917) débute sur une grande attaque britannique. C’est lors de cet événement, aussi appelé bataille de Passendale, que l’on dénombre les pertes les plus importantes.

L’artiste

Jean-Louis Lefort, ancien élève des Beaux-Arts de Bordeaux, est soldat durant la Grande Guerre. C’est l’un des rares artistes à avoir un témoignage aussi complet sur la vie quotidienne des soldats (6 à 700 aquarelles). C’est en Artois, où il est cantonné en décembre 1914, que Jean Lefort réalise sa première aquarelle. Durant l’été 1917, il passe dans les Flandres belges où il réalise l’aquarelle du 10 juillet 1917.

Jean Lefort a noté simplement « ce qu’il a vu, comme il l’a vu, dans les lieux où il l’a vu, au jour le jour, et c’est par son absolue sincérité que cette œuvre de guerre prend toute sa signification. » Source : d’après un article de Jean RENÉ, Conservateur du Musée de la Guerre, paru dans la Revue d’histoire de la guerre mondiale – Société de l’histoire de la guerre – 1924.

source: http://expositionvirtuelle.memoire1418.org/dossiers-pedagogiques/fiches-professeurs/les-combattants-entre-front-et-arriere-front.html

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