1077/15 juillet 1917

Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

lire dans le journal du 13 juillet 1917

http://Un coup de main du 341ème R.I. emmené par le Capitaine Calliès

Le 329 ème RI au chemin des Dames

Le 13 juillet à midi, le général commandant la 158° DI prend le commandement du secteur d’Ailles, et le 14, il reçoit mission d’attaquer la tranchée de Franconie et la courtine du poteau d’Ailles, de s’en emparer, de reconnaître les galeries souterraines débouchant dans la tranchée ou aux abords immédiats, de les nettoyer, les exploiter ou éventuellement de les fermer.

Cette opération se déroulera le 15 juillet à 16h30, et sera assurée par le bataillon Hugo (6° bataillon) actuellement en réserve à Paissy, accompagné par une compagnie du génie.

Un appui d’artillerie lourde sera effectué à H – 2, destiné à détruire totalement la tranchée et la courtine, et à briser le moral des défenseurs. L’artillerie de campagne précèdera l’infanterie pour empêcher l’ennemi de sortir ses mitrailleuses dans l’intervalle de temps entre le passage du dernier obus et l’arrivée des fantassins.

L’avion d’infanterie de la DI sera engagé, un poste de pigeons mis à la disposition du commandant de l’attaque ; les hommes auront 2 jours de vivres, les bidons remplis.

La progression de l’attaque est déterminée à raison de 100m en 4 minutes.

Une fois la tranchée prise, elle sera immédiatement organisée, couverte d’un réseau de fils de fer.

Le bataillon Hugo quitte Paissy à 18h00 pour monter en ligne et relever un bataillon du 224° RI. Dans la nuit, le commandant Hugo envoie des patrouilles constater l’état du terrain qui se révèle très mauvais : « ce n’est qu’une succession de trous d’obus, dont certains sont très profonds et en partie pleins d’eau. Il reste par endroits des traces d’anciens réseaux de fils de fer à moitié recouverts. D’une façon générale, la progression ne paraît pas pouvoir être rapide ; elle rencontrera de réelles difficultés (souligné) ; cependant, les défenses ennemies ne paraissent pas, en leur état actuel, constituer un obstacle sérieux ».

La préparation d’artillerie se déclenche à l’heure prévue, mais les tirs sont trop courts et causent des pertes à la 22° compagnie placée à gauche de l’attaque.

A l’heure H, les sections de 1ère ligne tentent vainement de franchir le parapet de la tranchée de départ ; elles doivent se replier immédiatement sous l’effet des tirs de barrage ennemis. Une quinzaine d’hommes sont tués ou portés disparus, une vingtaine sont blessés ou contusionnés. Le commandant est l’une des premières victimes ; à 16h30, alors qu’il quitte son PC situé dans la tranchée de 1ère ligne pour voir déboucher son bataillon, il tombe atteint par un éclat d’obus. Le bombardement ennemi va durer 1h 30, rendant toute circulation entre les boyaux impossible ; la mort du commandant Hugo ne sera connue de son adjudant-major, le capitaine Ronfort, et du lieutenant-colonel Desbareau, qu’à 18h00.

A 19h00, un message reçu par le commandant du 329° RI, indique que les tranchées sont complètement bouleversées (souligné).

Un compte rendu du commandant de la compagnie 14/14 du génie qui participe à l’attaque aux côtés du 329° indique que la compagnie de gauche (la 22°) n’a pu sortir, que la compagnie de droite (la 23°, celle de René Rucheton) a atteint les lignes ennemies, mais a dû refluer, violemment contre-attaquée à la grenade et au lance flammes ; elle revient avec 3 prisonniers.

Suite à cette action, la nuit qui suit est décrite comme « très agitée ».

La suite sur http://329ri.canalblog.com/archives/2013/10/12/28199163.html

voir la suite sur https://transcribathon.com/en/documents/id-15761/item-166902/

Femme charrue

photo prise le 15 juillet 1917

source: http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/10/16/30804318.html

Destruction du  gros peuplier noir de l’Arquebuse à Dijon

Le 15 juillet, Dijon célébrera le centenaire de la disparition du gros peuplier noir du jardin de l’Arquebuse, détruit le 15 juillet 1917 lors d’un ouragan. Au temps de Louis XIV, cet arbre monumental servait de support à une cible en forme d’oiseau sur laquelle les arquebusiers du roi s’entraînaient au tir… à l’arquebuse. Puis, il deviendra un “monument” végétal du parc, aussi connu que le Jacquemart quand Dijon accueillait ses premiers touristes. En avez-vous des souvenirs ? Des photographies ? Des cartes postales ? Le jardin des Sciences compte sur votre mémoire familiale, les témoignages de vos aïeux et vos archives pour évoquer cet arbre emblématique du parc à travers une exposition réalisée en partenariat avec l’artiste Christiane Cote-Collisson-Delacroix.

source: http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2017/02/22/quels-souvenirs-avez-vous-du-gros-peuplier-noir-de-l-arquebuse

Aviation: dépression nerveuse pour Guynemer

Victime d’une dépression nerveuse, Guynemer doit se résoudre le 15 juillet 1917 à un séjour à l’hôpital. Mais l’envie de reprendre les commandes d’un avion est trop forte pour qu’il se décide à cette inaction : le 20 juillet, il réintègre son escadrille qui participe à l’offensive des Flandres. Le 20 août 1917, il obtient sa cinquante-troisième victoire puis se lance dans une spirale infernale : l’As multiplie les missions, accumule les heures de vol et les coups durs. Rien ne va plus pour Guynemer qui s’entête pourtant, bien décidé à arracher une nouvelle victoire. La raison lui dicte de s’arrêter, ses camarades aussi mais il passe outre et décolle le 11 septembre 1917 à 8 h 25 pour une patrouille menée avec le sous-lieutenant Bozon-Verduraz. Les deux hommes volent vers Ypres et prennent la direction de Poelkappelle quand Guynemer repère un biplace allemand. Il fait signe à son ailier de son intention d’attaquer ; à ce moment Bozon-Verduraz aperçoit une meute de chasseurs ennemis, dont il entreprend de détourner l’attention pour laisser à Guynemer le temps d’abattre sa cible. La diversion réussit mais, lorsque Bozon-Verduraz revient sur les lieux du duel aérien, il découvre un ciel vide. Il semble que le Vieux Charles, l’avion de Guynemer, se soit écrasé à 10 heures à proximité du cimetière de Poelkapelle, dans une zone située entre les lignes et soumise à de violents tirs d’artillerie. Au cours du combat, une balle aurait frappé Guynemer en pleine tête et tué net. Dépêchée sur place, une patrouille allemande du 204e régiment inspecte les débris et récupère la carte d’identité du pilote avant d’être prise sous un pilonnage intensif. Les Allemands se replient sans emporter le corps du pilote français : les obus dispersent alors les restes de l’aviateur et les débris de son avion.

L’émancipation des femmes durant la Grande guerre

Juliette Perdou, infirmière décorée de guerre, 15 juillet 1917. Source : ECPAD

La mémoire collective, qui évoque la figure de la Garçonne ou le travail féminin, retient volontiers l’idée d’une Grande Guerre émancipatrice pour les femmes. Mais la question de l’impact des guerres sur les rapports entre les sexes et la place des femmes dans les sociétés a fait couler beaucoup d’encre et le débat n’est pas clos.

En montrant que la guerre n’est pas seulement une entreprise masculine, qu’elle mobilise les femmes à des tâches impliquant compétence et responsabilité, qu’elle les engage dans des combats politiques et qu’elle est souvent suivie dans les démocraties occidentales d’un accès aux droits politiques, les premiers travaux de l’histoire des femmes (années 1960 et 1970), confortés par des enquêtes orales auprès des actrices de l’époque, ont souvent conclu au rôle de ferment de l’émancipation des femmes. Puis des historiennes ont souligné, après une relecture critique des sources et une approche plus relationnelle, le caractère soit provisoire, soit superficiel, soit relatif des changements induits par les conflits. Par sa nature, par le traumatisme qu’elle engendre, la guerre paraît plutôt conservatrice, voire régressive, en matière de rapports entre les sexes.

 

À leur tour, les travaux les plus récents infléchissent les interprétations.

Ils opposent de nouveau les années 1920, où se brouillent les identités sexuelles et s’affirment des images positives de Garçonnes et de lesbiennes, aux crispations des années 1930; ils minorent l’impact des guerres dans un mouvement continu d’émancipation fondé sur l’amélioration du niveau de vie et le développement généralisé de l’individualisme ; ou bien encore ils défendent la thèse d’un changement en profondeur des relations entre les hommes et les femmes (brouillage des identités sexuées, rapprochement des rôles et atténuation de la hiérarchie).

Émises de part et d’autre, les nuances rapprochent cependant ces points de vue qui mettent aujourd’hui en avant la difficulté de conclure de manière univoque, l’importance de l’échelle d’observation (l’individu, le groupe, la collectivité) et de la chronologie observée (court, moyen ou long terme), l’incidence de l’angle d’approche (social, culturel, juridique…)et plus encore le poids des différences entre femmes : différences de classe, d’âge, d’appartenance nationale, de lieu de résidence.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lemancipation-des-femmes-dans-la-grande-guerre

 Carnet du dimanche 15 juillet 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez violentes dans les régions au sud de Saint-Quentin et au sud de Filain, particulièrement vers la Royère. Canonnade en Argonne et sur les deux rives de la Meuse.
1600 obus ont été lancés par les Allemands sur Reims.
En Macédoine, les Germano-Bulgares ont tenté un raid sur les positions britanniques, à l’est du lac Doiran.
Sur le front russe, dans le secteur de Vladimir-Volynski, au sud-ouest de Keselin, l’ennemi, après une préparation d’artillerie, ayant attaqué nos positions, a été chassé avec des pertes sanglantes des tranchées qu’il avait réussi à occuper. Dans le secteur de Lomnica, lutte violente. Les avant-gardes russes ayant franchi la rivière, se sont emparées des hauteurs sur la ligne Dniester- Puchakovic- Bludiki. Au nord-ouest de Podgoriki, l’ennemi a été finalement chassé de ses positions et 4 canons lui ont été pris. 10 officiers et 850 soldats lui ont été capturés.
Sur le front italien, des détachements autrichiens ont été dispersés dans la vallée du Terragnolo. Nos alliés ont enlevé un poste dans le Haut-Cordevole.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

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