1081/19 juillet 1917: comité secret au Sénat

Comité secret au Sénat

M. le président. (512). La parole est à M. Henry Bérenger.
M. Clemenceau. Je demande la parole pour une observation.
J’ai le devoir de faire connaître au Sénat que le rapport dont il va lui être donné lecture par l’honorable M. Henry Bérenger a été adopté à l’unanimité par la commission de l’armée, qui a voté à l’unanimité qu’il serait lu par le rapporteur à la tribune
du Sénat.
M. Monis (513). Je demande la parole pour une observation d’ordre. Je suis de ceux qui se réjouissent, et le Sénat tout entier s’en réjouira, de voir la position que prend dans ce douloureux débat notre commission de l’armée. Elle est résolue à apporter
sur ces tristes choses la lumière qu’elle a accumulée avec autant de dévouement que de labeur, et dont elle est dans cette assemblée (514) seule à disposer. Je m’en réjouis ; je fais cependant une observation sur la nature du document qui va être apporté.
C’est, ainsi que vient de le qualifier M. le président de la commission de l’armée, un rapport qui devient destiné au Sénat.
Or, aux termes de notre règlement, les documents de ce genre doivent être mis à la disposition de tous les membres de l’Assemblée (515/520) dans un délai déterminé. Je vise les articles 63 et 64 du règlement.
Je m’empresse (521) de dire que je tiens compte des circonstances.
Je ne demande pas une application littérale de notre
règlement, mais je demande au Sénat d’en conserver l’esprit.
L’esprit, c’est qu’un document de cette importance (522) doit être communiqué à tous les membres de cette Assemblée ; je demande que, pendant un délai de 24 heures, au moins, à partir de sa production à la tribune, ce document soit à la disposition
de tous les membres (523) de l’Assemblée qui voudront le connaître en détail.
Vous sentez, en effet, messieurs, que, si attentifs que nous soyons, une simple lecture ne peut pas suffire pour l’appréciation de ce document.
Dans tous les cas, je demande, (524) en mon nom personnel, à réserver mon droit de le connaître dans tous ses détails et d’en faire une étude complète. (Très bien ! très bien !)

La suite sur http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1917/07/c19170719_0770_0775.pdf

Justice: une loi pour un cas particulier

Pour sortir de l’imbroglio judiciaire, les députés adoptent une proposition de loi, tendant à compléter l’article 445 du Code d’instruction criminelle.

Il s’agit d’une proposition de Jules Siegfried, député du Havre, qui vise à permettre à la Cour de Cassation de juger au fond un condamné devenu dément au cours de la procédure de révision.

source: https://www.julesdurand.fr/p%C3%A9riple-judiciaire/la-proc%C3%A9dure-de-r%C3%A9vision/

Une épouse conseille son mari militaire

Les dossiers de procédure correctionnelle permettent ensuite de mieux saisir le rôle des amis et de la famille à travers les affaires de complicité de désertion. Ces dossiers contiennent en effet toute sorte de documents (jugements, procès-verbaux de renseignements, d’interrogatoire ou de dépositions, mandats d’arrêt, correspondance, etc.) permettant de retracer une partie ou la totalité du parcours des déserteurs ou prétendus déserteurs. Ici, l’extrait traduit d’une lettre écrite en basque le 19 juillet 1917 qui révèle les conseils d’une femme invitant son époux à être prudent et à ne pas se « faire prendre » (3 U 5/837).

source: http://archives.le64.fr/decouvrir-les-archives/centenaire-14-18/document-du-mois/la-desertion.html

Mort de l’aviateur Marcel Gressard

source: http://www.corpusetampois.com/che-20-19170719gressard.html

 

Carnet du jeudi 19 juillet 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région de Cerny-Ailles et sur le plateau de Californie.
En Champagne, l’ennemi a renouvelé ses attaques au nord du mont Téton et a repris pied sur certains points dans les éléments de tranchées que nous lui avons enlevés le 14.
Violente lutte d’artillerie dans le secteur du mont Haut, où nous organisons le terrain conquis.
Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons exécuté avec plein succès une opération à la cote 304. Après une forte préparation d’ artillerie, nos troupes se sont portées à l’attaque avec une vigueur irrésistible. Malgré une défense énergique de l’ennemi, nous avons repris en quelques minutes les tranchées qu’il occupait depuis le 29 juin. Nous avons ensuite enlevé de haute lutte les positions allemandes situées au delà. Sur un front de 2500 mètres, la première ligne allemande est tombée tout entière entre nos mains. Notre avance en profondeur atteint un kilomètre. Nous avons infligé à l’ennemi de lourdes pertes, capturé 8 officiers et 417 soldats.
Les Russes ont ramené leurs lignes sur la rive droite de la Lomnitza et évacué Kalusz. Un violent combat s’est déroulé autour du village de Novitsa. Sur le front roumain, une colonne d’éclaireurs russes a pris le village de Donnaiwetz et capturé deux compagnies.
Les Italiens ont fait sauter un large four de mine au Colbricon. Une centaine d’Autrichiens y ont péri.
Canonnade en Macédoine, sur le vardar et autour de Monastir.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

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