1086/24 juillet 1917:Mata Hari condamnée à mort

Mata Hari condamnée à mort

Celle qui est condamnée à mort par un Conseil de guerre ce jour de juillet 1917 deviendra une véritable légende. Pourtant, Mata Hari, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zeller n’avait rien d’une grande artiste. Ni d’une grande espionne.

En présentant Mata Hari comme un agent allemand majeur, ses juges espèrent que
le public voudra bien se détourner de la guerre qui s’enlise et des
erreurs de l’état-major pour céder à la tendance en vogue :
l’espionnite.

Le dossier faisait pourtant plusieurs centaines de pages . Mais il n’aura fallu que dix minutes aux six juges du Conseil de guerre pour condamner Mata Hari à mort. Son procès, tenu à huis-clos comme tous les faits d’espionnage, a été tout aussi expéditif.

Que reproche-t-on à cette danseuse exotique qui pimente d’érotisme ses numéros ? De s’être introduite dans le « camp retranché » de Paris pour procurer des renseignements à l’ennemi. Selon l’accusation, 50.000 Français seraient morts à cause des renseignements qu’elle aurait transmis à Berlin. Des navires auraient été torpillés en Méditerranée.

Aucune de ces charges n’a vraiment été démontrée . Les seules informations avérées confirment certes que la danseuse, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zelle, a bien été approchée par les services allemands. Ils lui ont même attribué un nom de code : H 21. Elle a fait un stage d’espionne et s’est servie de cette encre sympathique, marque de fabrique des services allemands, et elle a reçu une somme d’argent : 10.000 francs. Quant aux renseignements transmis, difficile d’en trouver la trace. Il semble que si elle a été une espionne, Mata Hari n’en ait été une que de faible envergure. Uniquement soucieuse de maintenir son train de vie.

Mais elle était connue . Dans le Paris de la Belle époque, Mata Hari faisait sensation : beaucoup, en 1917, se souvenaient encore de cette « danse des sept voiles » qu’elle interpréta en 1905 au musée Guimet.  La condamner permet de focaliser l’attention du public sur les espions. Des espions qui certes, sont loin d’être un mythe. Ils sont nombreux dans les départements envahis ou dans les grandes villes européennes.

Mais l’état-major préfère que les échecs militaires et les mouvements sociaux de cette année 1917 – le chemin des dames, les mutineries, les grèves – soient attribués à des agitateurs et des traitres plutôt qu’aux erreurs de l’état-major et à la lassitude de cette guerre qui n’en finit pas. A Paris, l' »espionnite » fait rage et des affiches sont placardées sur les murs : « Des oreilles ennemies nous écoutent « , disent-elles. Mata Hari sera fusillée le 15 octobre 1917. Plusieurs centaines d’espions, réels ou supposés, subiront le même sort.

son sur http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/24-juillet-1917-mata-hari-condamnee-a-mort_1757481.html

Lire aussi http://guillotine.cultureforum.net/t2287-mata-hari-1917

https://www.herodote.net/15_octobre_1917-evenement-19171015.php

Les tentatives de paix

 Le 24 juillet 1917, le nonce apostolique à Munich,Mgr Pacelli, le futur  Pie XII, fait alors une proposition de paix au chancelier  Georg Michaelis et au ministre des Affaires étrangères  Arthur Zimmerman prévoyant la restitution des colonies allemandes, l’évacuation de la Belgique et des territoires français occupés. Le pape Benoît XV est abordé par Charles I er afin d’obtenir son appui, mais il n’est pas mis dans la confidence quant aux négociations de l’Affaire  Sixte.

Avant que l’Allemagne ne réponde, le pape Benoît XV envoie une note de paix le 1 er août 1917, qui arrive officiellement quinze jours plus tard et qui est connue d’après les premiers mots qui la composent : « Dès le début ». Celle-ci prévoit la « restitution réciproque de tous les territoires occupés, en particulier l’évacuation totale de la Belgique avec l’assurance de son entière indépendance politique, militaire et économique envers toute puissance ainsi que la restitution des colonies allemandes », mais également« l’examen des questions territoriales restantes comme entre l’Autriche-Hongrie et l’Italie, tout comme entre l’Allemagne et la France dans un esprit de réconciliation et en mesure de ce qui est juste et possible »

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentatives_de_paix_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Carnets du mardi 24 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, l’ennemi a violemment canonné nos lignes depuis l’épine de Chevrigny jusqu’au sud de Corbeny. Le bombardement par obus de gros calibre a pris une particulière intensité depuis Hurtebise jusqu’à l’est de Craonne.
Les Allemands ont lancé sur ce front une série de très violentes attaques. A maintes reprises, ils ont été repoussés avec d’énormes pertes, spécialement sur le plateau des Casemates. Finalement, ils ont reussi, après des échecs répétés, à prendre pied dans notre première ligne, sur le plateau de Californie.
Au nord de Bezonvaux, les Allemands ont attaqué en deux points de notre front. Après un vif combat, nous les avons repoussés.
Sur les Hauts-de-Meuse, deux tentatives ennemies pour aborder notre front sont restées vaines. Nous avons fait des prisonniers. Il en a été de même en Alsace, près de Seppois.
Les Anglais ont progressé à l’est de Monchy-le-Preux. L’artillerie allemande a été active dans la région de Lens et d’Armentières.
Un nouveau raid aérien a eu lieu sur l’Angleterre (région de Harwich). Il y a 8 morts et 25 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

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