1107/14 août 1917:Pierre Loti et la grande guerre

14 août 1917. Développement et tirage des photos dans le blockhaus de la Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) qui deviendra l’ECPAD.ECPAd

La mémoire vivante

Paris Match| Publié le 19/08/2014 à 16h51

Bruno Cabanes, historien. Dossier réalisé par Marc Brincourt et Juliette Camus

Match boucle sa série dédiée à la première guerre mondiale et publie des documents inédits qui font revivre le quotidien des poilus.

Dans une interview réalisée quelques mois avant sa disparition, on demande au grand linguiste Georges Dumézil, 88 ans, quel a été l’événement le plus marquant de sa vie. Sans hésitation, il cite la Première Guerre mondiale. « Jusqu’à maintenant, près de soixante ans plus tard, je conserve cette conviction : je me trouve ici par chance. J’en suis sorti différent, en sursis. » Au lendemain de l’armistice, cinq millions de soldats français démobilisables s’interrogeaient : eux, les survivants, que feraient-ils de ce surplus de vie que la chance leur avait miraculeusement accordé ? Tout ce qui avait fait leur quotidien avant la guerre, passions, projets, ambitions, tout cela avait-il encore un sens ? Dans les années 1920, le poids des morts sur les vivants était tellement lourd ! Un monument dans chaque commune, des milliers de noms récemment gravés dans la pierre, de jeunes veuves vêtues de noir et des parents inconsolables d’avoir vu leurs enfants enterrés avant eux… Au regard d’un tel cataclysme, tout le reste devient futile. Revenu à l’Ecole normale supérieure, parmi les rares rescapés de sa promotion, Maurice Genevoix préféra déchirer sa demande de réinscription à la Sorbonne et se mettre à écrire. C’était la seule activité, à l’époque, qui lui paraissait encore digne d’intérêt.

source: http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-memoire-vivante-premiere-guerre-mondiale-1914-1918-l-hommage-de-la-France-581980

Reims: La rue de l’Ecu après le bombardement du 13 août 1917

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-rue-de-l-ecu-apres-le-bombardement-du-13-aout-1917-121606868.html

Pierre Loti et la grande guerre

14 août 1917.-Un lourd et brûlant crépuscule descend sur la vieille ville très italienne où je viens d’arriver et d’où je dois repartir demain pour le Garso. Je n’ai pas le droit d’en dire le nom, bien que tout le monde le sache. Naguère elle devait vivre dans la tranquillité et le silence ; mais, depuis qu’elle est devenue une sorte de vestibule des batailles, elle s’est tout à coup encombrée d’officiers, de soldats et d’automobiles militaires qui y mènent grand tapage. Elle a de vieux palais dont quelques-uns sont adorables, des places avec statues et fontaines, des rues plutôt tortueuses bordées de porches aux antiques piliers ; à chaque pas, elle fait tableau. Pour comble, ces soldats, qui la peuplent jusqu’à l’encombrement, sont des Alpins ou des canonniers de montagnes, hommes grimpeurs, exercés à l’escalade des cimes d’alentour, et portant tous le chapeau de feutre que relève d’un côté une agrafe à longue plume d’aigle.
On est ici près du front et sous la menace des obus ; aussi, dès que la nuit commence d’embrouiller toutes choses, le silence se fait et les maisons s’éteignent. La lumière bleue, invisible d’un peu haut, est la seule tolérée, et, quand s’allument à tous les carrefours les petites lampes de guerre d’un bleu si intense, éclairant comme en rêve les palais, les fontaines, les statues et les silhouettes de ces hommes coiffés du feutre à plume pointue, on dirait du théâtre conventionnel, une mise en scène du vieux temps qui serait même presque exagérée, mais charmante.

source: http://www.alienor.org/publications/loti-grande-guerre/italie.php

Lettre d’un soldat canadien à sa chérie

Aaron Dhillon, 16 ans
Shaftesbury High School
Winnipeg, Manitoba
14 août 1917
Ma chère Margret,
Tout va bien ici dans les tranchées. Notre nouvelle mission nous voit en Belgique. La pluie d’obus a eu des conséquences pourtant. L’artillerie des Boches
a détruit la plupart des bassins de drainage, donc nos tranchées se remplissent d’eau après les grandes pluies. C’est la boue partout et si l’on ne fait pas
attention, on risque de se noyer là-dedans. À chaque jour, les officiers vérifient nos pieds pour le pied de tranchée. Le bruit des obus a provoqué chez certains
des courants et des tics de nervosité, mais pas moi. Comment va Sally? On me dit qu’elle a commencé l’école. J’espère qu’elle se fait des amis. Et comment vas-tu, ma chère femme? Ça fait longtemps que cette guerre dure, mais je serai de retour très bientôt. Ta cuisine me manque. Le biscuit et le bœuf séché ne ressemblent en rien à tes tartelettes garnies, mais apparemment on mange mieux que les Boches.
J’aime pourtant les rations de rhum, car c’est assez fort. Je me suis lié d’amitié
avec des gens ici, incluant un mec britannique qui s’appelle Will. Tu sais que notre ami de l’église, Cedric, est ici? J’ai passé quelques minutes à partager des
souvenirs avec lui. J’espère que ce village belge en vaut la peine. J’essaie de rester actif car on ne peut se déplacer que pendant la nuit. En conséquence, je ne dors pas beaucoup. Mais tout sera pour le mieux quand je rentrerai te prendre dansmes bras.
Je t’embrasse
R. Greenburg

source: http://www.dominion.ca/passchendaele/gwl-Aaron-Dhillon_fr.pdf

La grande guerre et les conserveurs de sardines

Il faut recourir à l’utilisation des sennes tournantes pour la pêche de la sardine, enfin autorisées par le décret du 14 août 1917

Lire le dossier sur la pêche à la sardine durant la grande guerre sur https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2005-3-page-71.htm

Journal du mardi 14 août 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie s’est poursuivie très vive au cours de la journée entre Cerny et Craonne. Les Allemands ont tenté de nouveau de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises au sud d’Ailles. Toutes les attaques ont été repoussées et nos troupes ont réussi à progresser sensiblement à l’est de la position.
La ville de Reims a reçu dans la journée 850 obus dont un grand nombre incendiaires. 4 civils ont été tués, 2 blessés.
Actions violentes d’artillerie en Champagne au mont Cornillet, sur les deux rives de la Meuse et en forêt de Parroy. Aucune action d’infanterie.
Sur le front britannique, recrudescence d’activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Avion-Cambrai et dans le secteur de Nieuport.
L’aviation allemande s’est montrée particulièrement agressive. Neuf appareils ennemis ont été abattus. Un raid d’avions allemands sur la côte anglaise a fait 30 morts.
Les Russes consolident leur résistance sur leur front.
Le gouvernement espagnol a proclamé l’état de siège, la grève s’étant rgénéralisée à Madrid.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

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